Un mec "à part"... ou "ailleurs", je sais pas trop.
Des fois j'ai l'impression qu'il vit sur une autre planète... ;-)
Me voilà bien embéter... Et même doublement, parce qu'après toutes ces émotions, j'aurais volontiers pris une douche moi. Mais non, que dalle, je suis fait comme un candidat de Fort Boyard prisonnier dans les geoles de La Sauvageonne (oulà, Bilou, trop de références culturelles dans ce post...).
Je ne me laisse pas démonter, j'avais déjà remis les plombs tout seul, c'est pas une arrivée d'eau qui va me résister. Je sors donc dans le couloir et trouve les tuyaux les plus proches de mon appart. Il y en a deux, L'un n'a pas de robinet, j'actionne l'autre et miracle ça coule ! Sauf que ça coule dans le couloir parce que le tuyaux est dévisé. ça gicle de partout, une grosse flaque se forme au sol. ça peut pas etre le mien parce que ça ne fuyait pas avant chez moi... Pas de solution immédiate, il ne reste qu'une chose à faire : aller faire la sieste ! (ah ben oui, je suis complètement décallé moi).
Au réveil de la sieste, je fais le tour de l'appart, récupère 17 cafards morts et secs qui gisent un peu partout sur le dos (j'ai un appartement magique qui fait mourir les cafards, c'est top !) et je refais un tour dans le couloir. Sauf que mon rêve dans lequel j'entendais quelqu'un tripoter des tuyaux était vrai et le petit placard enfermant mes tuyaux est maintenant vérouillé. Mais toujours pas d'eau...
J'appelle mon chef. Il passe en fin de journée pour analyser le problème mais comme on est vendredi, les fonctionnaires, même ici, s'arrêtent de bosser à 17h et donc il n'y a personne à la loge, il faudra attendre le lendemain (et se retenir et sentir mauvais et mettre la ventilation dans la salle de bain). Et puis c'est pas comme si je voulais profiter de mon samedi pour dormir, on se donne rendez vous à 8h du mat'. Mon chef redébarque chez moi, il faut attendre le gars de la maintenance sauf que ça dure un peu et là, je me mets à redouter le moment où au bout d'une heure et demie mon chef va me demander s'il peut utiliser les toilettes... Gloups... Pas cool...
Je tente une esquive. Comme ça fait 15 fois qu'il me dit qu'il travaille beaucoup en ce moment, je lui propose de partir bosser et de me laisser gérer seul le problème. Maintenant qu'il leur a expliquer le pb, il n'a plus vraiment de raison de rester, je peux me débrouiller. Il est partant (Bien joué Bilou) et alors qu'il est sur le départ, miracle, la maintenance arrive à ce moment. Le tuyau qui fuit était en fait le bon, un tour de clef et 3 minutes plus tard, c'est une affaire qui roule, je sens déjà la douche salvatrice !!
Le fin mot de l'histoire c'est qu'un gars est entré dans mon immeuble pendant mon absence et s'est mis en tête de piquer un maximum de compteurs d'eau. Il parait que ça se revend bien (100 kuais pour ceux que ça intéresse). Arrivé chez moi, il a du être surpris et n'a pas eu le temps de le piquer, seulement de déviser le tuyau... Tout s'explique finalement... N'empeche que maintenant, si j'ai une vraie fuite, je ne peux pas couper mon arrivée d'eau puisque le placard est vérouillé...
Entre deux vomissements d'un gamin chinois assis juste derrière moi, l'avion se pose après 11 longues heures de vol dans un brouillard conséquent sur l'aéroport de Pudong. Il fait déjà bien moche par le hublot, apparemment, il pleuviotte. Le temps de récupérer mes bagages et de sortir, Bingo ! C'est le déluge ! Un bon truc costaud bien dense, avec du vent en prime.
Voilà, le décor est planté mais pour illustrer la suite, je vous propose d'écouter ceci (pour l'intro mais aussi parce que j'aime bien cette chanson)
Je saute donc dans un taxi, le chauffeur ne connait naturellement pas ma rue mais mon chinois de survi revient tout seul et je lui indique le chemin complet. Et c'est parti mon kiki ! Il lance son moteur, la voiture se met à trembler (mauvais signe) et avant que j'ai eu le temps de prendre une première respiration, il était déjà en 5ème à fond, slalommant entre les camions, les flaques (les lacs) d'eau innondant la route.
Satané accent, il ne comprend pas quand je lui dis de ralentir. Je suis accroché au siège, je sers ma ceinture au maximum et me met subitement à espérer l'existance d'une puissance protectrice qui pourrait me sauver. Son tableau de bord n'étant pas éclairé, je doute qu'il ai branché ses phares et ses essuie-glaces fonctionnent à la chinoise, c'est à dire qu'ils étalent plus qu'ils ne balayent le pare-brise, on n'y voit donc rien. De longues minutes d'angoisse. Mais ce n'est que le début...
Soudainement, il gueule un truc et pile ! Il vient de rater la sortie ! Pas de problème pour lui, il fait marche arrière sur la voie de droite. Son warning est en rade, espérons que les autres chauffeurs y voient un peu mieux au milieu du déluge et que ses feux de recul marchent, eux... 100m de marche arrière, c'est long, on se fait klaxonner dessus à tout va, les camions nous frolent. De plus, s'il est un pro de la marche avant, dans l'autre sens, c'est un autre problème, je suis obligé de lui indiquer dans quel sens tourner le volant pour ne pas empiéter sur deux voies. Un enfer !!
Finalement, puisque je vous écris, c'est que je m'en suis sorti mais je ne referai pas ça tous les jours... Bienvenu en Chine mon Bilou !
Les photos !
L'origine de cette fête continue une ancienne tradition qui divisait l'année en trois parties (yuan 元), la première débutant le 15ème jour du premier mois avec une fête en l'honneur de l'anniversaire de Tianguandadi (天官大帝), divinité régissant le ciel introduite à l'époque des Han.
Pour moi ça s'annonçait surtout comme une nouvelle soirée de pétards en tous genres jusqu'à ce qu'on me propose de me joindre à un groupe de blancs réuni pour les besoins de la télé de Shanghai afin de participer aux festivités. Ce genre de proposition en se refusant pas, j'y cours !
Nous nous sommes donc retrouvés dans un batiment au fond d'une cour. Chaque pièce présentait une activité particulière et nous nous sommes baladés de pièce en pièce, participant sous les regards étonnés et amusés des chinois à toutes les activités.
On a commencé par la confection de soupe de yuanxiao (元宵), dessert éponyme de la fête. Ce sont des boulettes de pâte de riz farcies cuites à l'eau, dont la forme arrondie symbolise la plénitude, la famille réunie et la satisfaction des besoins. Puis suivirent la musique, la vente d'objets fais mains ou encore l'attelier costume traditionnel (devinez qui s'est retrouvé habillé en femme ?)...
On finit la "soirée" dans la cour à danser avec les locaux. Un grand moment !
21h, il est déjà très tard, la fête a assez duré. Aller tout le monde au lit !

D'après ce que j'ai cru comprendre, vous devriez pouvoir en retrouver la plupart prochainement dans des formations pop-rock et soul. Du miam pour les oreilles ! Je vous tiens au courant !
A bientôt dans le public ou sur la scène.
Le Pub Piccone, c'est là !
Mais la musique reste plus forte que tout alors on se retrouvera, ensemble ou dans des groupes différents. Bonne route à tous !
Une dernière vidéo de répèt' pour fermer cette jolie page : Californication (Red Hot Chili Peppers)
Février, le nouvel an chinois (ah ben oui, je vous avez prévenu, je remonte loin).
Trois petites vidéos simplement pour illustrer ça.
Vidéo prise sous ma fenêtre quelques jours avant. Même si ça faisait déjà deux bonnes semaines que les pétards explosaient partout autour de chez moi, celui là m'a surpris. Notez le petit sursaut au moment de l'explosion.
et les autres le soir du nouvel an depuis un taxi. Notes les tirs au milieu de la rue, le taxi slalomait pour éviter les gens...
Alors que je pique-niquais cette semaine sur le Champs de Mars, je ne sais pas pourquoi, je l'ai vu en orange plutôt qu'habillée de son marron traditionnel...Après une bonne balade, je lui propose de poser une fesse quelque part et de boire un truc. Là, tout occidental à Shanghai pense immédiatement, il fait beau, trouvons un bar avec une terrasse et dégustons un p'tit drink rafraichissant. Comme elle connait mieux le quartier que moi, je la laisse me guider. Après qu'elle m'ait parlé 2 fois d'un supermarché pas loin, je sens qu'on est pas sur la même longueur d'onde et lui propose alors directement d'aller s'assoir dans un bar. Mais non, elle préfère son idée et on va donc s'acheter une bouteille de thé au lait et direction un banc dans un petit carré de verdure à un carrefour... Qu'importe, je la suis et nous profitons d'un rayon de soleil.
Comme je n'ai pas tant d'occasions de parler ouvertement avec des chinois, j'en profite et la lance sur ce qu'elle pense des gens qui "spit" dans la rue, lui expliquant que le sujet dégoute les nouveaux arrivants et que les autres s'y habituent plus ou moins avec le temps. Et là, problème de langue, elle part dans une explication que je ne comprends pas tout de suite sur le fait que le gouvernement a interdit ça, que les chinois n'ont pas le droit de le faire dans la rue, pas le droit de se réunir et tout ça depuis certains évènements à Pékin dont il ne faut pas parler sous peine de se voir censuré (déjà que plusieurs plateformes de blogs sont entièrement censurées ici, il ne faudrait pas qu'il m'arrive la même chose).
Bref, la voilà donc lancée dans une explication sur les gens qui "speak in the street" et non pas "spit" comme moi je voulais. Qu'importe, je la laisse faire, la conversation est finalement beaucoup plus intéressante. Elle me sort tous les détails de l'affaire, ce qui m'étonne mais me ravi aussi, montrant que certaines informations circulent quand même et nous conversons ainsi de longues minutes sur ce sujet et sur l'ouverture du pays.
Puis passe une occidentale en mini-jupe. Tout de suite, la remarque tombe dans un rire amusé "Toutes les occidentales sont habillées comme ça !" Là, je m'insurge et lui expose ma vision de la Chine avec toutes des petites jeunettes qui portent bien plus de mini-jupes que les occidentales et encore bien plus courtes. En fait, dans son esprit, il ne s'agissait pas du tout de la longueur de la jupe qui ne choque pas plus que ça mais surtout du fait de ne pas porter de collants !! Ce qui l' l'amuse, c'est que les occidentales vont forcément avoir froid avec leur mini-jupes alors que les chinoises qui portent des collants, non !
Je lui présente mon point de vue sur le coté plus sexuel de la mini-jupe et sur le regard différent que peuvent avoir les occidentaux sur ce type de vêtements. J'enchaine avec les exemples de T-shirts que l'on peut voir portés par des jeunes filles du style "Moi vouloir sortir toi" (en français) ou encore "I already had sex with several men" ou encore ma photo précédente "Juicy" fièrement porté sur les fesses sans avoir la moindre idée de ce que nous pouvons avoir comme image dans la tête quand nous voyons ça. Elle semble avoir compris ce que je voulais dire.

Vient alors l'exemple d'une chinoise que j'ai croisé en l'attendant en début d'a-m et qu'elle aussi a croisée en chemin. Je vous colle un dessin pour visualiser la chose.
Je crois que j'ai rarement vu un jean aussi taille-basse (essayez les filles, de l'entre jambe au ventre nu, il n'y avait pas plus d'un pouce de longueur) et je poursuis donc mon explication en lui disant que pour nous, les mâles blancs, ça peut vouloir dire "vient donc voir plus près si j'ai pas un poil qui dépasse" ou " encore un effort, il ne reste plus bcp de boulot à faire pour voir le reste". Elle semble d'accord avec moi mais malgré tous mes efforts d'explication sur le côté sexuel du vêtement, elle enchaîne en rigolant en me disant que ce n'est pas bien pour la fille (j'acquièce) parce qu'elle va forcément tomber malade (je déchante) en dévoilant autant de chair...
Autre culture, autre façon de penser... Et ça ne se change pas aussi vite que la construction d'un nouveau building...
En tous cas, une expérience très intéressante.
"Tout corps plongé dans un liquide, déplace un volume comparable à son propre volume"
Sans vouloir me comparer à Papy Archi, je dois avouer avec un certain plaisir qu'il m'est arrivé à peu près la même histoire sauf que le cri ne fut pas le même et que moi, j'ai fait deux découvertes !
C'est le soir, je raccompagne une amie chez elle, l'orage menace. Alors que je hèle un taxi, il se met à pleuvoir à grosse gouttes. Je remonte l'orage et me retrouve donc assez rapidement sur des routes détrempées mais où il ne pleut plus. Par contre, il fait chaud alors j'ouvre ma fenêtre et profite de ces instants doux d'après pluie où les odeurs et les bruits sont particuliers. Arrivé à un feu, je me laisse envahir par la torpeur du moment, je passe en mode "safe in Shanghai", personne à surveiller, pas de route à traverser, je baisse ma garde et ne voit pas l'immense nid de poule innondé qui se trouve sur la voie à ma droite et
Vlouch !
Un bus vient de passer à grande vitesse, sa roue démesurée est largement entrée dans le trou, appliquant ainsi ce que papy Archi avait trouvé. Une vague boueuse s'élève et pénètre instannément par ma fenêtre...
他妈的 ! (tamade : sa mère !) m'écriais-je alors !
ça y est, je venais de comprendre !
1) Tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé et
2) je sais maintenant à quoi sert la vitre moche qui entoure le chauffeur des taxis (exemple à Pékin) ! Je pensais que c'était pour se protéger des crachats ou des clients mécontents mais non, c'est simplement pour prévenir les tsunamis intra-taxi par temps de pluie. J'étais rincé des pieds à la tête, le taxi était inondé mais le chauffeur, rien, pas une goutte, la bouillasse ruisselant simplement contre le plexi...




