Aujourd'hui c'était le dernier jour de Marie en Chine pour cette année. Grands rangements et valises. Pour l'occasion et pour faire passer les affaires qu'elle laisse ici de sa chambre de cité-u au labo, on a emprunter la carriole du labo. C'est un vélo avec une petite charrette à roues accrochée à l'arrière. L'engin est complètement rouillé, le système de frein est une barre de fer sur le cadre genre frein à main que l'on tire vers soi pour s'arrêter. Pas de patins de frein, non non ! la barre métallique vient simplement frotter contre la roue avant, ce qui ne doit pas l'arranger.Bref, en route pour l'aventure ! Marie tente le coup en premier, enfourche le vélo, donne un coup de pédale et se retrouve directement dans le caniveau de gauche. Seconde tentative et plouf, à gauche ! En bon mâle macho, je prends sa place, prêt à lui montrer comment on fait. Fier, je m'élance et replouf ! Moi aussi directement à gauche, impossible d'aller tout droit. Le gardien du bâtiment nous explique un truc en chinois comme quoi apparemment, il tire à gauche. On avait remarqué.
Là dessus, un mec de la sécurité de la fac arrive avec un talkie-walkie, nous charabiate un mot et me file son talkie avant de prendre place sur le vélo. Finalement, c'est lui qui le mènera jusqu'à la cité-u. Génial ! Arrivée là-bas, Marie ma laisse pour aller chercher ses cartons dans sa chambre et là, je suis l'attraction des vacances pour les quelques chinois quoi traînent dans le bâtiment. Ils tournent tous autour de moi, se demandent ce que je peux bien faire avec ça, se moquent de la rouille et de l'état des pneus etc. Ils se sont bien marrés.
Pour le retour, on est partis en tenant le vélo à la main, le gars de la sécurité étant reparti. Puis quelques mètres plus loin, on a retenté le coup et finalement, une fois lancé et si on tire tout le temps vers la droite, ça va... Et dire qu'il y en a qui roule là dessus tous les jours avec des dizaines de kilos dessus... M'enfin, on s'est bien marré !

La 3ème journée à Xi'an sera placée sous le signe de la spiritualité ! Au programme, des pagodes, une forêt de stèles et la grande mosquée.
Comme hier, petit dej' dans la rue, cette fois, on ne rentre même pas dans un petit resto, on se fait un genre de kebab à emporter. Un peu petit mais délicieux. Finalement, on s'y fait à la viande le matin au réveil. Par contre, qu'est-ce que c'est gras !!
Premier arrêt, la petite Pagode de l'oie sauvage appelée pour l'occasion "La petite Goose". Construite en 709 au moment où le bouddhisme était bien implanté en chine, elle aurait perdu quelques étages au cours d'un tremblement de terre au alentours de 1500 mais parait toujours complète. La pagode se trouve au sein d'un complexe de temples et de monastères. La visite est jolie surtout que nous sommes tout seuls ou presque. Pour quelques yuans de plus, on peut monter en haut de la pagode. Au début, c'est facile, les escaliers sont praticables et puis plus on monte et plus ça devient difficile de regarder par les fenêtres la vue. Après un petit passage très étroit, on atteint une plate-forme sur le toit d'où la vue est sympa. Bon souvenir.
Juste après, on enchaîne par la grande Pagode de l'oie sauvage ou "grande goose". Là, le complexe est beaucoup plus important, beaucoup plus touristique mais également très joli, dans un style différents des autres bâtiments que l'on voit un peu partout. La pagode est en fait une grande bibliothèque religieuse qui a été construite vers le 7ème siècle, pour conserver et abriter les récits d'un moine parti en voyage d'étude en Inde. Plusieurs légendes sont à l'origine du nom de la pagode, je vous en livre quelques unes : 1) Le fameux moine s'étant perdu dans un désert au cours de ses voyages, une oie est venue lui montrer le chemin d'une oasis; 2) un jeune moine, encore enfant, avait un jour très faim alors qu'il n'y avait pas de nourriture; c'est à ce moment qu'une oie est tombée du ciel comme pour exaucer son souhait; 3) des moines s'étaient plaints, lors d'une de leurs prières à Bouddha de manquer de viande. A ce moment précis un vol d'oies sauvages survolait le monastère. Pour édifier ces moines
indisciplinés, Bouddha sacrifia l'oiseau de tête, qui s'abattit, les ailes brisées, dans la cour. Horrifiés, les moines jurèrent de ne jamais manger de viande et consacrèrent une fondation à l'oiseau sacrifié.
La montée sur la pagode est également possible mais manque d'intérêt par rapport à la précédente parce que plus grande, mieux rénovée à l'intérieur avec un gardien à chaque étage. Finalement pour ne pas jeter d'argent par les fenêtres, si vous avez le choix, ne montez que sur la petite qui a bien plus de charmes.
Pour le repas, on commençait à être un peu fatigués de marcher et on se pelait grave alors on s'est trouvé un resto au chaud. 25 serveuses pour une trentaine tables et au menu : poulet et boeuf au poivre, pain, soupe, pâtes (celles qui s'entortillent), vin chinois, hors d'oeuvres, pastèque et café... Infâme le café mais ça nous a fait du bien de manger autre chose que chinois...
Pas le temps de traîner, on file vers la Forêt des stèles. Comme quoi, les vacances c'est pas du repos, impossible de faire la sieste avec tout ce qu'on a à voir. La forêt des stèles est "la plus lourde bibliothèque du monde". Il s'agit en fait d'une immense collection d'art calligraphique, d'ouvrages classiques et de dessins gravés sur des stèles. Près de 1000 stèles sont exposées. Malheureusement, pour des non chinois, c'est difficilement compréhensible et le début de la visite refroidit un peu l'ambiance. Des dizaines de stèles bétonnées rapidement dans des murs en briques et placées derrière des vitres. On se croirait dans une prison, c'est tout gris et noir, tout froid, de grandes allées de murs... Brr... La suite est plus intéressante et l'on peut mieux voir les stèles et découvrir l'évolution de l'écriture chinoise au cours du temps.
Pour finir la journée, visite de la grande mosquée de Xi'an. On suit vaguement les indications du guide et on rentre dans une enceinte, petite et peu touristique alors qu'on nous annonçait un grand spectacle. On prend quelques photos sans conviction et on repart. Finalement, on se rendra compte qu'on s'était trompé. On se rattrapera demain.
Retour à l'hotel par les petites rues alentour dont les magasins s'illuminent tous (ou presque) de rose dès que la nuit arrive. Les filles y sont en minijupes et derrière un simple rideau, voir même au milieu de la petite pièce, un lit... Un peu glauque pour finir cette journée spirituelle...

Réveil dans le noir pour ne pas déranger le Finlandais et une Australienne qui dort aussi dans notre chambre. En fait, ça fait déjà quelques heures avec Marie qu'on se retourne dans nos lits tellement la gare routière fait du bruit. Une femme beugle dans un haut-parleur pour annoncer les bus en partance. De plus, la nuit ne fût pas très agréable. Nous sommes habitués à dormir dans la fraicheur de Shanghai et ici, le chauffage est à fond. Même avec la fenêtre ouverte, on a eu tous très très chaud.Petit dej' dans un bouiboui à base de Baozi (Baotseu). C'est un petit pain tout rond, cuit à la vapeur, fourré avec un mélange de viande et de légumes. Moi déjà au petit dej', il faut que je sois bien réveillé pour avaler quelque chose mais alors là, manger un truc chaud à la viande, aux légumes et qui sent très fort, j'ai eu un peu du mal à entamer le premier. Et puis ce fut l'illumination. Le baozi, c'est bon, c'est même excellent. Et puis niveau prix, c'est incomparable : 5 yuans pour 10 !
Mais pas le temps de traîner, ce matin, nous embarquons dans un minibus pour faire le "Eastern Tour", au programme, un musée, les sources chaudes de Huaqing, le mausolée de l'empereur Qin et pour finir la fameuse armée en terre cuite du même empereur. Nous avons un chauffeur, un minibus, une guide et deux autres accompagnatrices, suédoise et japonaise.
Pendant que la guide nous débite des trucs dans un anglais que nous ne comprenons pas, nous partons sur une route totalement défoncée sur laquelle nous roulons pendant une bonne heure (apparemment pour éviter les embouteillages). Point positif, je peux voir la vraie campagne chinoise.
Premier arrêt dans un musée sans intéret où soit disant il y a des antiquités qui sont conservées dans des salles complètement ouvertes. C'est la première fois que je visite un "musée" avec des gants et un bonnet. Mais les bâtiments sont sympas. Quelques photos et hop, on est reparti.
Les sources chaudes. Important complexe thermal au cours de l'histoire chinoise avec de grandes et belles romances mais peu d'interêt touristique étant donné que tout a été refait récemment. De plus quand nous arrivons sur la première source chaude qui débouche dans un petit lac, nous nous apercevons que le lac est gelé. Elle doit être super chaude !! Second bassin chaud, je vous le laisse découvrir en photo, sans commentaire. Finalement, le reste était assez joli donc ça a compensé. Autre anecdote, la guide nous a expliqué que les bains rendaient la peau plus douce et belle. Connaissant les chinois, ça ne m'étonne pas qu'un bon bain de temps en temps ne fasse pas de mal ;-) Mais bon, au moins j'ai fait le même truc que des gens importants...
On continu avec le mausolée de l'empereur Qin. Une grande butte sur laquelle on peut monter. Le tombeau de l'empereur est sensé être en dessous mais ne sera jamais fouillé pour une sombre histoire de pollution au mercure. En bas, un petit spectacle costumé et mis en musique. Après 300 et quelques marches, on arrive en haut mais il y a tellement de nuages que qu'on en reste sur sa faim.
Avant le repas, on se fait touristisés et détournés pour faire un arrêt forcé dans un grand magasin de jade. Personne ne voulant acheter de jade, on écourte quelque peu la visite, de façon un peu impolie mais bon, on a pas payé pour ça et si on peut avoir plus de temps pour voir la grande armée alors autant y aller tout de suite. Après un déjeuner rapide, on file enfin vers le site !
Pour ceux qui ne connaissent pas cette armée, un rappel. L'empereur Qin (prononcer Chine), premier empereur à avoir unifié la chine s'est fait construire dans un délire mégalo un tombeau immense dans lequel il a placé toute son armée (estimation 8000 soldats). Les soldats sont en terre cuite et bizarrement mesurent plus que la moyenne de l'époque. Ils font en gros tous 1,80 m. En 1974, des paysans creusant un puis, tombent sur des briques en terre cuite. C'est la découverte archéologique du siècle. Les soldats y sont reproduits fidèlement, depuis les armes (réelles et encore tranchantes actuellement), jusqu'au visage qui est unique pour chaqu'un d'eux.
Enfin on y est ! C'est un régal pour les yeux. J'en rêve depuis tout petit. Alors rien de bien neuf, je n'apprends pas grand chose (merci Arte) mais au moins, j'y suis ! C'est un site énorme. Sont ouvert au public 3 fosses de fouilles. La première est la principale avec l'armée, quelques 3000 soldats dedans. Les fouilles sont encore en cours et on peut voir l'avancée des travaux avec l'énorme travail de puzzle des archéologues. En effet, toutes les statues sont brisées et il faut les remonter une par une, morceaux par morceaux. Titanesque. La seconde n'est que dégagée, c'est à dire que l'on retiré la terre qui était au dessus mais les soldats n'ont quasiment pas été touchés. La troisième, plus petite, regroupe de quartier général avec tous les gradés.
L'inconvénient avec un guide c'est qu'on ne peut pas faire ce qu'on veut et qu'on ne voit que ce qu'elle veut bien nous laisser voir et ceci dans un temps limité. Il faut donc déjà repartir. Mais que c'était beau... ça valait bien de se faire trimbaler et touristiser toute la journée !
De retour à l'hotel, nous ressortons pour manger et aller faire un tour dans la ville de nuit. ça valait la peine de se bouger un peu pour ressortir. Puis rafraichis et fatigués nous rentrons pour discuter pendant des heures avec deux australiennes. L'une dormait déjà dans notre chambre mais avait des horaires différents et la seconde arrive à l'instant. Une bonne fin de soirée pour une bonne journée.

La nuit approchait tranquillement pourtant... Depuis plusieurs jours déjà quelques pétards explosaient sporadiquement pour fêter le nouvel an. Mais ce soir, c'est le 28 janvier, notre 31 décembre à nous. L'ombre enveloppait à peine la ville (18h) que les feux d'artifice débutèrent sérieusement. ça pétaradait de partout. De ma fenêtre un spectacle inédit s'offrait à moi. De partout, des fusées explosaient au dessus des toits, dans la rue des rubans de pétards projetaient leurs étincelles et leurs lambeaux d'enveloppes en papier rouge.
Le bruit était fort ! N'ayant rien prévu ce soir, je me suis mis à regarder un film. Un casque sur les oreilles, le volume à fond, je n'entendais pas les dialogues. J'ai passé mon temps à me lever pour aller voir d'un côté et de l'autre de mon appart les différentes explosions. Parce que ça tirait dans la rue mais aussi en plein centre de la résidence, juste sous mon balcon, depuis les fenêtres. ça résonnait ! J'avais l'impression que ça explosait dans mon appart. J'ai essayé de prendre quelques vidéos (je vais trouver un moyen pour vous les mettre en ligne). J'étais à ma fenêtre, vitre à peine entrouverte, juste la main dehors pour ne pas trop risquer de me faire blesser par des projections (quand je vous disais que ça pêter sous mon balcon, j'aurais du dire "sur" mon balcon).
Et ça a duré comme ça jusqu'à 1h30 du matin, un vacarme assourdissant ininterrompu avec un pic aux alentours de minuit où tout le monde s'est lâché. La ville s'est couverte d'un nuage de fumée, éclairé de l'intérieur par les fusées. L'air empestait la poudre. Quand ça s'est calmé, le nuage est resté, lourd, se déplaçant difficilement au grés du faible vent et les rues étaient jonchées de débris en tous genres.
Ce matin, je voulais faire une grasse mat' mais c'était sans compter les retardataires qui dès 7h ont recommencé à lancer quelques artifices et allumé quelques rubans. Dans la rue, la vie reprenait pourtant ses droits. Le soleil est présent, ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu une aussi belle matinée. Au sol, les débris avaient déjà été tous ramassés, seules restaient au sol les traces noires des brûlures laissées par les rubans de pétards.
Mon premier nouvel an chinois. Je suis sourd mais je suis content d'avoir vécu ça. Bonne année du chien à tous !
Nos affaires d'avion réglées, nous commençons notre découverte de la ville.Le plan de la cité est tel qu'il était à l'époque Tang. Un grand rectangle formé par 17 km de remparts et divisé en 4 par de longues avenues rectilignes qui partent du coeur de la ville (la Tour de la cloche) et courent vers 4 des principales portes de la cité.
Aujourd'hui, nous resterons dans les murs de Xi'an. Premier arrêt, le quartier musulman. Plein de petites rues, plein de gens, plein de senteurs et de saveurs (ils font des petites galettes de pain super bonnes) et aussi plein de babioles shops où on traîne un peu trop et dans lesquels notre portefeuille s'allège doucement mais sûrement... Par contre, très très bon accueil des gens, des sourires, des mots gentils, de la disponibilité... Enorme !
Au bout de la rue, il y a la Drum Tower (Gu Lou). C'est la tour qui sonnait le couvre feu le soir. Il s'agit d'une construction à étage (restaurée récemment) qui présente sur une face, un alignement de tambours, de l'autre coté, deux plus gros tambours et à l'intérieur ?? Ben des tambours évidement... Des gros, des très gros, des petits, des en pierre, des en terre cuites, des en bronze etc. Un musée du tambour quoi... On a eu droit à une petite démonstration live !
A quelques centaines de mètres de là, la Bell Tower (Zhong Lou) qui comme son nom l'indique est un musée à cloches ! Bon pas seulement... C'est surtout le centre de la ville. Elle a été érigée en 1384 sous le règne du premier empereur Ming et servait à annoncer l'heure à la population. A l'intérieur, moins de choses à voir exceptés les instruments qui servent à la démonstration touristique : cloches de toutes tailles, plaquettes en pierre que quand tu tapes dessus ça fait du bruit, instruments à cordes etc. Sympa, ils nous ont même joué "Jingle Bells" en final (enfin en 3ème chanson... c'était assez court).
La soirée se termine dans un resto local (3 tables et 6 chaises, une marmitte pour les pâtes et... et rien d'autre, ça suffit pour faire un resto) en compagnie d'un Finlandais qui dors dans la même chambre. Il nous raconte qu'il voulais prendre le train mais comme il n'y avait plus de place, il a fait 48h de bus pour atteindre Xi'an ! Courageux le garçon...
Note : au moment où j'écris ces lignes, cela fait 4h que la nuit est tombée et qu'en conséquence, les chinois fêtent le nouvel an et font pêter des pétards ! 4h sans discontinuer, ça explose et crépite de partout... Solution 1, je deviens sourd. Solution 2, je suis pas couché mais la nuit va être très très longues je crois...

Commençons ce week-end par un peu d'histoire. C'est bien beau d'aller à Xi'an mais pourquoi ?Xi'an (西 安, la paix de l'ouest) se trouve dans la région du Shaanxi, en plein pays des "Terres jaunes", les loess chinois, accumulation de particules fines transportées par le vent et issues de l'érosion des déserts d'Asie centrale. Il y a 5000 ans déjà, elle fut le berceau de l'une des premières civilisations au monde. Puis il y a environ 2000 ans, elle s'appellait Chang'an) et servait de point de départ aux caravanes de la route de la soie et rivalisait alors avec Rome pour le titre de "plus grande cité au monde".
La route de la soie était une voie pour le commerce, mais aussi pour les hommes et les religions. Xi'an était alors une ville cosmopolite où se côtoyaient musulmans, chrétiens, nestoriens, manichéens de Syrie, ou zoroastriens de Perses (ah ça vous calme, hein ? Aller hop, on ressort le vieux dico poussiéreux et on se cultive un peu !). Cela se retrouve à la fois dans les monuments qui nous sont parvenus (pagodes ou mosquée) mais également dans la population puisque sur les 3 à 6 millions d'habitants que compte la ville il existe une importante minorité de musulmans, les Hui (environs 100 000).
Treize dynasties en tout (dont certaines éphémères) ont établi leur capitale impériale à Xi'an sur une période de plus de mille ans. Vers la fin de la dynastie Tang (~900 après Jean Claude), la cité fut attaquée par les Tibétains et les turcs et commença de décliner, pour ne plus devenir qu'un centre régional. Mais ça, c'était sans compter un petit paysan qui creusant un puit à la recherche d'eau est tombé en 1974 sur quelques briques en terre cuite...




