Petit bug hier avec une vilaine coupure d'éléctricité qui a bloqué l'accès à pas mal de serveurs apparemment. D'où les soucis que vous avez eus pour venir voir ma prose. Mais heureusement, tout se remet en ordre.
A part ça, je remercie Valentin qui, dans une fièvre passagère, a eu peur de se faire piquer la réponse à la photo mystère et m'a envoyé sa réponse 4 fois sur le blog et 1 en plus par mail ! Oui, Val, rassure toi, tu as gagné, tu as trouvé, c'était bien ça ! Moi qui commençait justement à me dire que mon nouveau système était un peu trop compliqué et que vous n'alliez jamais trouver.
Le temps de préparer la photo suivante et ce soir, elle est en ligne !
Le temps de préparer la photo suivante et ce soir, elle est en ligne !
par Sébastien
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Bilou en Chine
par Sébastien
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Photo du jour
Le week-end commence classiquement, avec un samedi grasse mat' jusqu'à 10h suivi d'un petit dej' en prenant mon temps, un tour au labo pour aller cajoler mes béchers, un petit film et au lit. Rien de bien excitant...Pour dimanche par contre, c'est repos complet et même sortie culturelle ! Je n'y vais pas seul puisque par l'intermédiaire de son blog, je suis rentré en contact avec un autre Seb qui bosse sur Shanghai et lui ai proposé de l'accompagner dans ses balades-découvertes de la ville. Sympathiquement, il accepte et nous convenons de nous retrouver devant le Shanghai Urban Planning Exhibition Hall. C'est un musée à l'allure extérieure bizarre, il donne l'impression d'avoir été posé à l'envers.
Alors que je l'ai en vue, je me fais sauter dessus par deux femmes. Poli, je m'arrête et voici la retranscription de la conversation :
Elles (culottées) : Excuse me ?
Moi (surpris) : hum ?
E (gênées) : Whele ale you flom ?
M (réveillé) : I'm from France, Fa Guo !
E (ravies) : oh vous pallez flançais ?
M (amusé) : bien sûr !
E (gênées) : euh... Is this youl leal colol of hail ?
M (interloqué) : yes (je n'ai pas su quoi dire de plus...)
E (épatées) : vely nice...
Et ça a continué comme ça pendant 5 minutes, une fois passée l'émotion créée par la vision de mes cheveux dorés ondulant et tournoyant dans le vent de début d'après-midi, elles m'ont raconté qu'elles venaient de Xi'an (d'où leur connaissance de la langue de Molière et de de Villepin - ah la grande littérature française...) et qu'elles étaient là en touriste. Je leur ai donc moi aussi raconté que j'étais allé chez elle, bla bla, puis étant à la bourre, j'écourte malheureusement un peu la conversation et file au rendez vous.
Je rencontre Sébastien et nous commençons la visite en faisant connaissance. Ce musée de l'urbanisme est en fait une vitrine à la gloire de la nouvelle Shanghai avec comme slogan dès l'entrée : "A Better City, A Better Life". Tout un programme...
On trouve dans ce bâtiment des vieilles cartes et photos du vieux Shanghai au cours des deux derniers siècles, de grandes maquettes montrant l'état actuel de l'urbanisation ainsi que les projets futurs, une animation vidéo sympa sur 360°C où l'on se balade dans Shanghai (trop parfait malheureusement, l'eau du Huangpu et le ciel sont bleu, pas crédible ça !). On y trouve aussi différentes salles (en chinois essentiellement) où sont expliqués tous les réseaux électriques, eaux gaz... La sortie du bâtiment se fait le passage dans une rue des années 30, reconstituée en sous-sol. Puis après ça, nous somme allés prendre un café au dernier étage du bâtiment avec vue sur People Square et nous avons parlé pendant une bonne heure. Très bon moment. Puis chacun retourne dans son coin de la ville, j'habite à l'extrême nord, lui au sud-ouest. A bientôt j'espère.
Mais je n'ai pas envie de rentrer tout de suite. Il est 17h30, que faire ? Aller, une petite pizza épicée et une brochette achetée dans la première roulotte que je trouve. La pizza est super grasse et certains disent que les brochettes sont du chat. M'en fout, c'est trop bon. Et me voilà donc flanant dans People Square, entre chien et loup, regardant les enfants qui jouent avec les jets d'eau ou cherchant du regard les cerf-volants qui se laissent dérouler sur des centaines de mètres. L'air et frais et me picotte le visage, j'ai comme une bouffée de bien-être et je m'entends dire "j'aime bien cette ville"...
par Sébastien
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Bilou en Chine
par Sébastien
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Photo du jour
Quelques nouveautés et changements pour cette fin de week-end.J'ai mis un peu d'ordre dans mes photos et je vous propose maintenant 5 albums :
* Photo Mystère : ça n'a pas changé, compilation des anciennes PM et nouveaux indices.
* Vie du Bilou : mon appart, mon quartier, mon labo, l'université de Tongji, Doris...
* Balades et sorties : le titre parle de lui même.
* Xi'an : Toutes les photos de Xi'an
* Mémoire du jour : sur une seule page, toutes mes photos du jour. A utiliser en cas de nostalgie de mes premiers posts et de flemme de les rechercher dans le blog.
Bonne lecture et bonne semaine
par Sébastien
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Bilou en Chine
par Sébastien
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Photo du jour
Aller un petit jeu pour le week-end !C'est pas le jeu des 7 erreurs mais pas loin...
Je vous remets la photo d'hier et la même, ou presque, prise aujourd'hui du même endroit (les toilettes. Je sais c'est pas très classe...). Il n'y a rien qui vous choque ?


Non ?
Vous ne trouvez pas que l'herbe repousse très très vite en Chine ?
Alors qu'hier, le sol était ravagé, aujourd'hui les oies pouvaient gambader sur une pelouse parfaite !
Le secret ? Plutôt que de faire un trou tout bête, ici, on découpe l'herbe en petits carreaux que l'on replace une fois que le travail est terminé... ça fait plus propre qu'un terrain tout boueux, non ?
par Sébastien
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Bilou en Chine
Un petit mot illustré par la photo du jour ! ça y est, j'ai réussi à prendre des photos de mes tendres oies qui me vrillent les oreilles à longueur de journée. Elles sont 8 à galoper et picorer le sol sous mes fenêtres. Et je ne sais pas si vous avez des copines oies mais c'est teigneux ! Et dès que quelqu'un s'approche d'un peu trop prêt, ça se mets à gueuler et à vous courrir après !
Tant qu'on est dans les oies, un peu d'histoire : en 390 avant Jean Christophe, les Gaulois, menés par Brennus (le famuex bouclier), partent à la conquête de Rome. Ils pénètrent rapidement au coeur de l'Italie balayant les armées romaines. Assiégeant Rome, seules les hauteurs du Capitol résistent pendant 7 mois au siège et aux assauts répétés. Au cours d'une n-ième tentative de nuit, les romains ne doivent leur salut qu'aux cris des oies sacrées qui n'avaient pas été boulotées et qui se sont mises à beugler en entendant les Gaulois approcher. Au final, devant cette résistance, Brennus accepte d'abandonner le siège contre rançon en or : 327,45kg (précis comme un chinois). Les Gaulois filous placent sur une grande balance des faux poids et devant les protestations des Romains, Brennus ajoute à leur déshonneur en jetant sa lourde épée sur la balance en prononçant son fameux "Vae Victis", malheur au vaincus. Par vengeance, on s'en prendra plein la gueule quelques décénnies plus tard pendant la guerre des Gaules de César, mais c'est une autre histoire...
Pour cloturer cette journée de la goose, je me suis maté Top Gun ! Ah... Que de souvenirs !! Je vous passe les clichers machistes et les belles gueules de héros (le truc du pouce, c'est un truc entre héros). Moi celui qui m'intéresse aujourd'hui, c'est Goose (un autre héros, vous avez vu le pouce), le co-pilote de Maverick (Tom Cruise... Au fait, je parle bcp de Tom en ce moment, non ?). Vous l'avez reconnu ? Mais bien sûr ! C'est Antony Edwards, Dr Green d'Urgences !! Qu'il était jeune et poilu sur le crâne...
par Sébastien
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par Sébastien
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Photo du jour
Je rebondis aujourd'hui sur les commentaires des derniers jours. Le boulot à plusieurs... Juste sous ma fenêtre de bureau, le printemps arrivant, c'est grands travaux ! On fait des trous, on plante des arbres et on rebouche... Mais plutôt que de prendre un camion et de le remplir de terre autant embaucher 10 personnes avec chacun sa petite brouette (voir photo du jour). J'ai malheureusement raté la photo où il y en avait 5 à la queue-leu-leu. Mais celle là illustre bien aussi le travail à plusieurs... Deux qui bossent, un qui matte et l'autre qui commente, perché sur sa bouche d'égout...Deux heures plus tard, en sortant du labo, je croise 12 gars portant des vestes et avec chacun une pelle sur l'épaule. Parce qu'ici, quelque soit ton métier, il faut porter une veste, ça fait classe ! Mais quand on voit des balayeurs de rues, des pelletiers ou des vélotiers qui trainent leurs monticules de recyclage avec des vestes, ça fait bizarre.
Et sinon mon coup de gueule du jour ! Dans l'ensemble, les chinois sont sympa avec moi j'ai pas de problème, ils sont prévenants, disponibles et font ce qu'il peuvent pour parler anglais quand ils connaissent deux mots. Mais au niveau vie sociale et politesse, là, c'est un autre monde. Et des fois, je craque tellement ça m'énerve...
Je partage depuis 2 semaines (fin des vacances) le labo avec une technicienne. Jusque là, rien de bien grave sauf qu'elle fait plein de trucs qui m'énervent... Des fois ça part d'un bon sentiment mais au bout d'un moment, ça me gave. Quelques exemples :
1) Elle me cause toujours en chinois alors que je persiste à lui dire (dans sa langue !) que je ne comprends rien, elle pourrait simplement m'expliquer avec les mains plutôt que de me gueuler dessus. Son volume sonore est tellement élevé que je ne sais jamais si elle m'injurit ou si elle me dit j'ai un beau postérieur.
2) Elle veut m'aider alors qu'elle a son boulot à faire, je lui dit gentiement que non, c'est pas la peine, que j'ai ma méthode, que mes flacons, je les laisse tremper une petite heure dans l'eau parce que c'est plus facile à laver après, et quand je pense qu'elle a compris, je m'éloigne et paf, elle se jette dessus. Dépité, je la laisse faire, la remercie avec un sourire crispé et attends qu'elle sorte pour les relaver parce qu'ils sont fait à moitié.
3) Le soir, je range tout, j'ai un ordre à suivre dans mes échantillons alors ils ont chacun une place précise sur la paillasse et le matin quand je reviens, comme elle avait justement besoin de la place où j'avais mes échantillons mais pas le reste de la paillasse vide, elle a tout déplacer. Pour des échantillons qui ne doivent pas bouger pour laisser décanter le sédiment, c'est super.
4) Elle me coupe les hottes le soir en partant alors qu'il y a plein d'acides dessous. Et pas des plus tendres... Résultat, je m'explose les yeux et les narines en arrivant le matin. Elle fait ce qu'elle veut avec ses acides (elle me fait peut d'ailleurs parfois, les attaques acides hors de la hotte, les gants Mappa qui s'en sont tellement pris dans la gueule qu'ils ont fondus et collent...) mais moi, ma vie, j'y tiens un peu...
Avant hier, j'avais un bon vieux Metallica en fond sonore mais pas trop fort pour pas déranger les gens qui bossent dans les pièces à côté. Quand elle rentre, je change en mettant un truc plus calme, passe partout. Elle s'approche des enceintes, colle son oreille dessus, me blablatise un truc que j'interprète comme "Mais on entends rien là, faut pousser le son à fond !" ce qu'elle fait en branchant SA radio à fond ! J'ai compris, je coupe ma musique et je me tape "Looooooove Raaadioooo" à donf' tout l'après-midi. Je suis fan... Que des niaiseries "I love you baby, baby I love you"... Mais je me dis que c'est un malentendu et qu'elle ne voulait pas du tout me dire que ma musique était de la merde.
Le lendemain, j'avais prévu le coup, cette fois, c'était Brel qui m'accompagnait. Elle débarque, rote un gros coup avant de me dire bonjour, reste 23 secondes dans la pièce, gueule (parle) un coup et ressort. Elle revient immédiatement avec son poste de radio qu'elle déplace avec elle parce qu'elle bosse dans plusieurs salles, ne me dit pas un mot, ne me fait pas une reflexion sur le volume sonore de Jacques et branche sa radio à fond. Je suis resté sans voix... J'ai trouvé ça d'une impolitesse. Même pas de "ça t'ennuie pas qu'on change, que je mette la mienne de musique ?", rien... Simplement la méthode chinoise : chacun pour soi, le plus fort survivra. Dans le bus, le métro, les files d'attentes, les caisses, en voiture, c'est pareil, le premier qui passe à gagner. Si je peux écraser 20 personnes pour avoir une place assise, j'écrase ; si il y a un vélo au milieu de la rue, je klaxonne et j'écrase ; ta musique me plait pas, je mets la mienne beaucoup plus fort et j'écrase...
par Sébastien
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