Merci à Ced pour ce lien et cet article de lemonde.fr daté du 26 juin 2007.
Voilà à quoi ressemble les audtions auquelles je participe depuis des années afin d'obtenir un poste d'enseignant-chercheur... Aller, je ne désespère pas, comme il dit, "j'ai une chance"...
Université : la foire à l'embauche
Mai le joli mai, le mois des commissions de spécialistes. L'université recrute ses professeurs et ses maîtres de conférences. En juin, les jeux sont faits. Ici l'on pleure, ici l'on rit. Candides candidats, si vous saviez… Par bonheur, il existe des commissions où l'on travaille de façon honnête, impartiale, au mérite, en cherchant à résoudre l'impossible équation entre le profil d'un poste et celui d'une personne qu'on ne connaît pas, qu'on découvre d'abord sous la forme d'un dossier de candidature, puis durant la "foire aux bestiaux" (qui porte le nom d'audition), cet exercice rituel comme l'université les aime : quinzeminutes de parade pour la bête de concours et quinze de tripotage pour nous autres, les maquignons.
Mettez-vous à notre place : cette personne devant nous, c'est-à-dire vous, qui avez deux petits quarts d'heure pour vendre votre peau, que nous intimidons, nous les quinze inconnus qui vous dévisageons (bien évidemment, il ne nous vient jamais à l'esprit de nous présenter), comment savoir ce qu'elle a dans le ventre? Ah oui, les rapporteurs l'ont dit, et vous l'avez redit dans votre boniment, vous êtes titulaire d'une thèse compostée à l'automate THF (Très honorable avec les félicitations du jury) et vous avez publié quelques articles, forcément des travaux de jeunesse puisque vous êtes jeune… Mais comment savoir si vous ferez l'affaire? Tout recrutement est un pari, car ce fameux profil tient de la carpe et du lapin : une chimère. Vous serez donc spécialiste de ceci (pour notre équipe de recherche) et en même temps de cela (pour les besoins de l'enseignement). Vous assurerez la préparation à l'agrégation (sur la nouvelle question, bien sûr; vous vous "taperez" les deux cours de masse (CM) de première année : 600 copies par session, à raison de deux semestres et de deux sessions par semestre, ça fait 2400 copies, sans compter l'ordinaire), Recherche, enseignement, et quelques tâches administratives.
Ainsi va notre quotidien, ainsi ira le vôtre. Et, voyez, nous sommes néanmoins capables de former de bons éléments, tels que vous, et de publier dans les revues internationales. Ne vous plaignez donc pas. Nous pourrions vous tirer à la courte paille, ou procéder comme dans les jeux d'enfants : plouf, plouf, ce-se-ra-toi… Où est le mal, d'ailleurs, du moment que la commission respecte l'égalité de traitement ? Mais voilà, comment le dire, la perfection n'étant pas de ce monde, il faut compter avec les petits malins, les stratèges, les pêcheurs en eau trouble, les sournois, les anguilles, les sicaires, les moisis, les imbus du nombril, les après-moi-le-déluge, les timbrés, les jaloux – non, pas vous– nous, les membres de la commission ! Alors, l'adéquation entre votre candidature et le profil du poste, vous pensez que ça se discute… Surtout lorsqu'il faut caser le poulain de Dupont. Ou le flinguer, parce que Dupont a fait le coup l'an passé à Durand et que le soutien de Durand est indispensable pour faire passer la pouliche de Dubois l'an prochain…
Mais vous qui piétinez à la porte, ne perdez pas espoir. Vous avez une chance. La preuve? Lisez la suite. Tout y est authentique. Ici, on recrute sur un poste de langue étrangère une personne (très sympathique) qui présente l'intéressante particularité… de ne pas connaître la langue en question. Le petit personnel, nos (très utiles) vacataires, s'occupera fort bien du ménage (les cours de langue). Là, c'est une historienne qu'on parachute sur un poste de langue (oui, certaines langues sont bonnes filles en ce moment). Pas de problème, non plus, elle, au moins, en sait suffisamment pour assurer l'initiation. Quant au reste, grammaire, langue de spécialité, analyse littéraire, traduction technique, oral, tous ces trucs de linguistes, quelle idée d'embêter les étudiants avec ça! La valetaille y pourvoira.
Ailleurs, la commission a carrément fait tilt : concours infructueux. Les billes n'étaient-elles pas bonnes? Non, il y avait d'excellents candidats. Mais on dit que trois caciques ont décidé de régler leurs comptes ; ou que M. le professeur X de l'université Y venant passer six mois en France, il faut trouver le support budgétaire ; ou que… Il y a toujours une raison.
Voulez-vous que nous parlions du clanisme ? Dommage, c'est parfois aussi rigolo que les histoires des O'Timmins et des O'Hara. Ou du népotisme? À ce propos, un conseil : ne vous mariez pas, ne vous pacsez pas, restez dans le concubinage et veillez à déclarer des domiciles séparés. Ainsi madame, membre de la commission, pourra participer au recrutement de monsieur, dont rien n'établit, juridiquement, qu'il a le moindre lien avec elle. Faut-il également dresser la liste des innombrables "irrégularités" de procédure? Le ministère s'en inquiète tous les ans, mais il n'a pas compris : nous connaissons parfaitement la réglementation. Ou recenser les cas de complète illégalité ? Par exemple, cette commission dont l'un des membres ne possède aucun des titres requis pour en faire partie. Mais, chut, nous avons notre code de l'honneur, nous autres : le linge sale se lave en famille (le mieux, d'ailleurs, étant de ne pas le laver).
Allons, rassurez-vous, de telles pratiques sont marginales, nos commissions travaillent avec conscience, on ne le répétera jamais assez. Ou alors, il s'agit d'un banal incident, comme il en arrive à tout le monde dans la vie. Vous vous rappelez la scène ? Vous poireautez dans le couloir, debout à tour de rôle parce qu'il n'y a qu'une malheureuse chaise pour quatre. Soudain, vacarme : la porte de la salle explose, le professeur Machin surgit, blême, tremblant, s'en va, une main referme la porte. Et puis voilà, plus rien, le calme est revenu. Nous vous le disions : un banal incident de parcours.
La prochaine fois, nous vous raconterons les commissions du CNU (Conseil national des universités). Pour l'heure, future ou futur "Cher(e) collègue", réjouissez-vous d'avoir pu concourir. Et laissez-nous jouer. Avec l'autonomie des universités, vous allez voir, nous allons bien nous amuser.
François Clément, enseignant-chercheur, membre titulaire des commissions de spécialistes
Voilà à quoi ressemble les audtions auquelles je participe depuis des années afin d'obtenir un poste d'enseignant-chercheur... Aller, je ne désespère pas, comme il dit, "j'ai une chance"...
Université : la foire à l'embauche
Mai le joli mai, le mois des commissions de spécialistes. L'université recrute ses professeurs et ses maîtres de conférences. En juin, les jeux sont faits. Ici l'on pleure, ici l'on rit. Candides candidats, si vous saviez… Par bonheur, il existe des commissions où l'on travaille de façon honnête, impartiale, au mérite, en cherchant à résoudre l'impossible équation entre le profil d'un poste et celui d'une personne qu'on ne connaît pas, qu'on découvre d'abord sous la forme d'un dossier de candidature, puis durant la "foire aux bestiaux" (qui porte le nom d'audition), cet exercice rituel comme l'université les aime : quinzeminutes de parade pour la bête de concours et quinze de tripotage pour nous autres, les maquignons.
Mettez-vous à notre place : cette personne devant nous, c'est-à-dire vous, qui avez deux petits quarts d'heure pour vendre votre peau, que nous intimidons, nous les quinze inconnus qui vous dévisageons (bien évidemment, il ne nous vient jamais à l'esprit de nous présenter), comment savoir ce qu'elle a dans le ventre? Ah oui, les rapporteurs l'ont dit, et vous l'avez redit dans votre boniment, vous êtes titulaire d'une thèse compostée à l'automate THF (Très honorable avec les félicitations du jury) et vous avez publié quelques articles, forcément des travaux de jeunesse puisque vous êtes jeune… Mais comment savoir si vous ferez l'affaire? Tout recrutement est un pari, car ce fameux profil tient de la carpe et du lapin : une chimère. Vous serez donc spécialiste de ceci (pour notre équipe de recherche) et en même temps de cela (pour les besoins de l'enseignement). Vous assurerez la préparation à l'agrégation (sur la nouvelle question, bien sûr; vous vous "taperez" les deux cours de masse (CM) de première année : 600 copies par session, à raison de deux semestres et de deux sessions par semestre, ça fait 2400 copies, sans compter l'ordinaire), Recherche, enseignement, et quelques tâches administratives.
Ainsi va notre quotidien, ainsi ira le vôtre. Et, voyez, nous sommes néanmoins capables de former de bons éléments, tels que vous, et de publier dans les revues internationales. Ne vous plaignez donc pas. Nous pourrions vous tirer à la courte paille, ou procéder comme dans les jeux d'enfants : plouf, plouf, ce-se-ra-toi… Où est le mal, d'ailleurs, du moment que la commission respecte l'égalité de traitement ? Mais voilà, comment le dire, la perfection n'étant pas de ce monde, il faut compter avec les petits malins, les stratèges, les pêcheurs en eau trouble, les sournois, les anguilles, les sicaires, les moisis, les imbus du nombril, les après-moi-le-déluge, les timbrés, les jaloux – non, pas vous– nous, les membres de la commission ! Alors, l'adéquation entre votre candidature et le profil du poste, vous pensez que ça se discute… Surtout lorsqu'il faut caser le poulain de Dupont. Ou le flinguer, parce que Dupont a fait le coup l'an passé à Durand et que le soutien de Durand est indispensable pour faire passer la pouliche de Dubois l'an prochain…
Mais vous qui piétinez à la porte, ne perdez pas espoir. Vous avez une chance. La preuve? Lisez la suite. Tout y est authentique. Ici, on recrute sur un poste de langue étrangère une personne (très sympathique) qui présente l'intéressante particularité… de ne pas connaître la langue en question. Le petit personnel, nos (très utiles) vacataires, s'occupera fort bien du ménage (les cours de langue). Là, c'est une historienne qu'on parachute sur un poste de langue (oui, certaines langues sont bonnes filles en ce moment). Pas de problème, non plus, elle, au moins, en sait suffisamment pour assurer l'initiation. Quant au reste, grammaire, langue de spécialité, analyse littéraire, traduction technique, oral, tous ces trucs de linguistes, quelle idée d'embêter les étudiants avec ça! La valetaille y pourvoira.
Ailleurs, la commission a carrément fait tilt : concours infructueux. Les billes n'étaient-elles pas bonnes? Non, il y avait d'excellents candidats. Mais on dit que trois caciques ont décidé de régler leurs comptes ; ou que M. le professeur X de l'université Y venant passer six mois en France, il faut trouver le support budgétaire ; ou que… Il y a toujours une raison.
Voulez-vous que nous parlions du clanisme ? Dommage, c'est parfois aussi rigolo que les histoires des O'Timmins et des O'Hara. Ou du népotisme? À ce propos, un conseil : ne vous mariez pas, ne vous pacsez pas, restez dans le concubinage et veillez à déclarer des domiciles séparés. Ainsi madame, membre de la commission, pourra participer au recrutement de monsieur, dont rien n'établit, juridiquement, qu'il a le moindre lien avec elle. Faut-il également dresser la liste des innombrables "irrégularités" de procédure? Le ministère s'en inquiète tous les ans, mais il n'a pas compris : nous connaissons parfaitement la réglementation. Ou recenser les cas de complète illégalité ? Par exemple, cette commission dont l'un des membres ne possède aucun des titres requis pour en faire partie. Mais, chut, nous avons notre code de l'honneur, nous autres : le linge sale se lave en famille (le mieux, d'ailleurs, étant de ne pas le laver).
Allons, rassurez-vous, de telles pratiques sont marginales, nos commissions travaillent avec conscience, on ne le répétera jamais assez. Ou alors, il s'agit d'un banal incident, comme il en arrive à tout le monde dans la vie. Vous vous rappelez la scène ? Vous poireautez dans le couloir, debout à tour de rôle parce qu'il n'y a qu'une malheureuse chaise pour quatre. Soudain, vacarme : la porte de la salle explose, le professeur Machin surgit, blême, tremblant, s'en va, une main referme la porte. Et puis voilà, plus rien, le calme est revenu. Nous vous le disions : un banal incident de parcours.
La prochaine fois, nous vous raconterons les commissions du CNU (Conseil national des universités). Pour l'heure, future ou futur "Cher(e) collègue", réjouissez-vous d'avoir pu concourir. Et laissez-nous jouer. Avec l'autonomie des universités, vous allez voir, nous allons bien nous amuser.
François Clément, enseignant-chercheur, membre titulaire des commissions de spécialistes
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Je profite d'une petite brise fraiche accompagnant quelques gouttes salvatrices dans cette atmosphère étouffante qui accable Shanghai depuis quelques jours.
Il fait chaud, lourd. C'est pénible.
ça y est, j'ai atteint ma température d'été dans mon appart, 31°C en permanance. Et quand on ne transpire pas de chaleur, on se fait tremper par de beaux orages (à propos, ce n'est plus une ondée qui nous arrive dessus, c'est un déluge !!). Au moindre effort, j'ingurgite des litres d'eau. Donc j'en fais le moins possible. Pareil pour mon blog...
Je vais donc continuer dans le thème du Swing, activité pour laquelle je ne compte pas. Des fois, ça vaut le coup de se déplacer en plein aprés-midi. Marche, métro, marche, métro puis marche encore pour atteindre au bout d'une heure le Pudong Riverside.
Je vous ai déjà montré des images de Pudong, la façade rayonnante de Shanghai avec la promenade touristique du Bund qui lui fait face. Mais peux de gens savent que de l'autre coté, sous les tours, se trouve une autre promenade en bord du fleuve, moins fréquentée, moins touristique et tout aussi agréable. Et c'est là que le dimanche nous allons danser en plein air.
Un ampli, un lecteur MP3, un peu de talc sur le sol pour pouvoir tourner sur le sol en pierre et c'est parti pour 3-4h de bonne transpiration !

La vue est magnifique, les gens s'arrêtent pour nous regarder, d'autres dansent ou veulent apprendre quelques pas avec nous. Quel pied de partager ça en se faisant plaisir !
J'y ai même eu mon premier moment de bonheur avec une petite fille de 3-4 ans (pas de mauvaise pensée voyons !). Elle se baladait avec ses parents et s'est installée face à nous pour nous regarder. Jusqu'à présent, tous les enfants chinois de cet age, quand j'ai voulu les approcher se sont enfuis ou se sont mis à pleurer. Mais elle, quand je l'ai appelé pour l'inviter à danser, après un instant d'hésitation, a couru vers moi avec un grand sourire et m'a offert une très jolie danse...
Il fait chaud, lourd. C'est pénible.
ça y est, j'ai atteint ma température d'été dans mon appart, 31°C en permanance. Et quand on ne transpire pas de chaleur, on se fait tremper par de beaux orages (à propos, ce n'est plus une ondée qui nous arrive dessus, c'est un déluge !!). Au moindre effort, j'ingurgite des litres d'eau. Donc j'en fais le moins possible. Pareil pour mon blog...
Je vais donc continuer dans le thème du Swing, activité pour laquelle je ne compte pas. Des fois, ça vaut le coup de se déplacer en plein aprés-midi. Marche, métro, marche, métro puis marche encore pour atteindre au bout d'une heure le Pudong Riverside.
Je vous ai déjà montré des images de Pudong, la façade rayonnante de Shanghai avec la promenade touristique du Bund qui lui fait face. Mais peux de gens savent que de l'autre coté, sous les tours, se trouve une autre promenade en bord du fleuve, moins fréquentée, moins touristique et tout aussi agréable. Et c'est là que le dimanche nous allons danser en plein air.
Un ampli, un lecteur MP3, un peu de talc sur le sol pour pouvoir tourner sur le sol en pierre et c'est parti pour 3-4h de bonne transpiration !

La vue est magnifique, les gens s'arrêtent pour nous regarder, d'autres dansent ou veulent apprendre quelques pas avec nous. Quel pied de partager ça en se faisant plaisir !
J'y ai même eu mon premier moment de bonheur avec une petite fille de 3-4 ans (pas de mauvaise pensée voyons !). Elle se baladait avec ses parents et s'est installée face à nous pour nous regarder. Jusqu'à présent, tous les enfants chinois de cet age, quand j'ai voulu les approcher se sont enfuis ou se sont mis à pleurer. Mais elle, quand je l'ai appelé pour l'inviter à danser, après un instant d'hésitation, a couru vers moi avec un grand sourire et m'a offert une très jolie danse...
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Un peu de Science pour aujourd'hui.
Un article de deux chercheurs norvégiens paru dans la revue Science (22/06/07) tentant de répondre à la question très sérieuse : pourquoi les premiers nés d'une famille sont plus intelligents que les seconds, eux-mêmes moins cons que les 3èmes etc...
Un article de deux chercheurs norvégiens paru dans la revue Science (22/06/07) tentant de répondre à la question très sérieuse : pourquoi les premiers nés d'une famille sont plus intelligents que les seconds, eux-mêmes moins cons que les 3èmes etc...
Explaining the Relation Between Birth Order and Intelligence
P. Kristensen and T. Bjerkedal
Negative associations between birth order and intelligence level have been found in numerous studies. The explanation for this relation is not clear, and several hypotheses have been suggested. One family of hypotheses suggests that the relation is due to more-favorable family interaction and stimulation of low-birth-order children, whereas others claim that the effect is caused by prenatal gestational factors. We show that intelligence quotient (IQ) score levels among nearly 250,000 military conscripts were dependent on social rank in the family and not on birth order as such, providing support for a family interaction explanation.

Quelques réflexions sans fondement sur ce sujet :
1 - Désolé petit frère, il aurait fallut nous virer dès ta naissance pour atteindre un niveau de QI acceptable ;-)
2 - Pharaon n'a rien compris. En ne tuant que les premiers nés hébreux, il ne faisait que déplacer le pb. (Comment ça j'ai rien compris à l'histoire ? Mais si, j'ai vu le film !)
3 - Les chinois avec un enfant unique seraient donc en train de former un pays au QI élevé. Si chaque famille chinoise a un enfant à fort QI alors que nous avec plusieurs enfants on se tape des neuneus (voir 1) on est QI !! Euh pardon, On est cuit !!
P. Kristensen and T. Bjerkedal
Negative associations between birth order and intelligence level have been found in numerous studies. The explanation for this relation is not clear, and several hypotheses have been suggested. One family of hypotheses suggests that the relation is due to more-favorable family interaction and stimulation of low-birth-order children, whereas others claim that the effect is caused by prenatal gestational factors. We show that intelligence quotient (IQ) score levels among nearly 250,000 military conscripts were dependent on social rank in the family and not on birth order as such, providing support for a family interaction explanation.

Quelques réflexions sans fondement sur ce sujet :
1 - Désolé petit frère, il aurait fallut nous virer dès ta naissance pour atteindre un niveau de QI acceptable ;-)
2 - Pharaon n'a rien compris. En ne tuant que les premiers nés hébreux, il ne faisait que déplacer le pb. (Comment ça j'ai rien compris à l'histoire ? Mais si, j'ai vu le film !)
3 - Les chinois avec un enfant unique seraient donc en train de former un pays au QI élevé. Si chaque famille chinoise a un enfant à fort QI alors que nous avec plusieurs enfants on se tape des neuneus (voir 1) on est QI !! Euh pardon, On est cuit !!
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Alors que les climatiseurs se sont mis à tourner en boucle, que l'ambiance est moite et lourde, quoi de mieux que d'aller remuer son petit corps dans un bar surchauffé !!
Depuis 6 mois, je swing à Shanghai !! Et j'adore !!
Depuis 6 mois, je swing à Shanghai !! Et j'adore !!

Le Swing c'est le nom de la musique. C'est un Jazz "qui balance", introduit aux US entre les années 20 et 30 par les Big Brass Bands noirs de l'époque. Il arrivera en Europe avec les GI's en 44. Là dessus se dancent et se mixent différents styles que je tente péniblement de comprendre et d'apprendre tels que le East Coast, le Charleston ou le Lindy Hop.
Et quand on est bon, ça ressemble un peu à ça :
Et quand on est bon, ça ressemble un peu à ça :
En 1941
En 2006
En 2006
Allez, avouez que ça vous a plu aussi et que vous avez tapé du pied en rythme ;-)
Quelques liens :
Mes photos
Le site ShanghaiSwings
Les photos ShanghaiSwings
(Rappel pour les résidents en Chine, le Great "fire" Wall sévit toujours sur Flickr et donc pour voir les photos il faut passer par un proxy)
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Samedi, soirée au Neo café. Ambiance agréable, 80 kuais l'open bar pour l'occasion, pas mal de monde, sympa quoi.
Alors qu'en fin de soirée, nous remuons nos petits corps transpirants sur une musique de dégénérés (de la techno quoi), une envie me prend et je m'eclipse quelques instants. A mon retour, horreur !! Une distribution de casquettes a été faite et je n'étais pas là !! Je m'empresse aussitôt de gueuler que j'en veux une moi aussi pif, un serveur me passe par derrière et m'en colle une sur la tête !
Bilou jubile, elle est parfaite !
Mais il se fait tard et nous ne sommes plus que 4 à danser, le bar est vide, le DJ est parti en laissant tourner une compil'... ça sent la fin, il ne reste plus qu'à récupérer mes affaires et me rentrer aussi. Mais que vois-je ? Juste à coté de mon sac, une autre casquette !! Les potes de France connaissent mon attirance pour les trucs de mauvais goût et les scientifiques connaissent cette frénésie de choper les conneries gratuites (stylos, t-shirts et autres) que l'on peut ramener de congrès. Personne ne sera donc étonné que je me sois tapé le tour de la salle pour voir s'il n'en trainait pas d'autres sous les meubles. Et la moisson a été bonne !!
Voici donc ma casquette d'origine, une à étoile et chaine présenté avec paire de lunettes à la mode mouche (non, j'ai pas dit "moche"), une à décoration florale et enfin, une visière que je vous présente en position ouverte et rabattue, visière qui viendra compléter à merveille ma tenue d'été pour éviter le soleil trop agressif...
Il y a encore des gens qui veulent que je leur rapporte des souvenirs de Chine ? :-)
Alors qu'en fin de soirée, nous remuons nos petits corps transpirants sur une musique de dégénérés (de la techno quoi), une envie me prend et je m'eclipse quelques instants. A mon retour, horreur !! Une distribution de casquettes a été faite et je n'étais pas là !! Je m'empresse aussitôt de gueuler que j'en veux une moi aussi pif, un serveur me passe par derrière et m'en colle une sur la tête !
Bilou jubile, elle est parfaite !
Mais il se fait tard et nous ne sommes plus que 4 à danser, le bar est vide, le DJ est parti en laissant tourner une compil'... ça sent la fin, il ne reste plus qu'à récupérer mes affaires et me rentrer aussi. Mais que vois-je ? Juste à coté de mon sac, une autre casquette !! Les potes de France connaissent mon attirance pour les trucs de mauvais goût et les scientifiques connaissent cette frénésie de choper les conneries gratuites (stylos, t-shirts et autres) que l'on peut ramener de congrès. Personne ne sera donc étonné que je me sois tapé le tour de la salle pour voir s'il n'en trainait pas d'autres sous les meubles. Et la moisson a été bonne !!
Voici donc ma casquette d'origine, une à étoile et chaine présenté avec paire de lunettes à la mode mouche (non, j'ai pas dit "moche"), une à décoration florale et enfin, une visière que je vous présente en position ouverte et rabattue, visière qui viendra compléter à merveille ma tenue d'été pour éviter le soleil trop agressif...
Il y a encore des gens qui veulent que je leur rapporte des souvenirs de Chine ? :-)
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Les charmes asiatiques ne demandent qu'à être découverts...

Tu as mon numéro, tu m'appelles quand tu veux ! ;-)

Tu as mon numéro, tu m'appelles quand tu veux ! ;-)
par Sébastien
publié dans :
Photo du jour
Je sors souvent avec E. depuis des mois. On se balade, on mange ensemble, on papote, on boit etc. Mais jeudi dernier, pour la première fois, elle m'a paru bizarre. Je lui avais gratieusement offert cette soirée parce que c'était la seule encore libre dans la semaine. Normalement c'est plutôt du genre "on va là" et je discute pas ou alors "pff, on verra bien sur le moment". Là, j'ai eu droit à un "ramène tes fesses à 21h et je t'emmène dans un endroit spécial". J'ai pas moufté, j'ai mis mon plus beau slip à paillettes et roule poulette !
Bon ok, jeudi, c'était mon anniversaire, mais comme ça faisait super longtemps que je lui avais dit et que je l'avais prévenue au dernier moment pour la date, je ne m'inquiétais pas trop. Au pire, si elle y pense, on se fera un resto à deux pour mon anni', ça peut être très sympa et c'est toujour smieux qu'une soirée DVD. Bon, quand elle m'a ouvert la porte toute belle, bien habillée et maquillée, j'ai senti le coup monté. Je me laisse guider.... Jusqu'au Piccone (le pub où on jouait avec les laowhy).
Et là, chapeau, E. et Jud ont réussi à rameuter presque 20-25 personnes ! Enorme ! Des gens que je n'avais pas vu depuis 6 mois, un qui débarquait à peine de l'avion de retour de France, d'autres que j'avais rencontré 3 jours avant et qui ne me connaissaient pas plus que ça mais qui était quand même là. Bravo les filles !
J'ai donc eu droit à un concert, un gros gateau chinois à la crème et des oreilles de lapin (ça n'étonnera pas ceux qui me connaissent). M'enfin il était bien content le Bilou ^_^
Merci à tous !
Bon ok, jeudi, c'était mon anniversaire, mais comme ça faisait super longtemps que je lui avais dit et que je l'avais prévenue au dernier moment pour la date, je ne m'inquiétais pas trop. Au pire, si elle y pense, on se fera un resto à deux pour mon anni', ça peut être très sympa et c'est toujour smieux qu'une soirée DVD. Bon, quand elle m'a ouvert la porte toute belle, bien habillée et maquillée, j'ai senti le coup monté. Je me laisse guider.... Jusqu'au Piccone (le pub où on jouait avec les laowhy).
Et là, chapeau, E. et Jud ont réussi à rameuter presque 20-25 personnes ! Enorme ! Des gens que je n'avais pas vu depuis 6 mois, un qui débarquait à peine de l'avion de retour de France, d'autres que j'avais rencontré 3 jours avant et qui ne me connaissaient pas plus que ça mais qui était quand même là. Bravo les filles !
J'ai donc eu droit à un concert, un gros gateau chinois à la crème et des oreilles de lapin (ça n'étonnera pas ceux qui me connaissent). M'enfin il était bien content le Bilou ^_^
Merci à tous !
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Depuis début juin, il y a comme un changement à Shanghai. Quelque chose de différent dans l'air. Certains disent que c'est parce que le Bilou est de retour mais ma modestie inée m'interdit évidemment de le penser...
J'ai mis du temps à m'en rendre compte. Peut-être parce que ça ne m'a pas choqué tout de suite en revenant de France. Mises à part mes nombreuses sorties, je dors mieux et la vie semble moins stressante dans la rue. Mais que se passe-t-il donc ??
En fait, tout simplement presque-un-miracle. Il suffisait finalement de pas grand chose pour que tout change. Une police présente partout dans les rues et une petite loi. Interdiction de klaxonner dans Shanghai !! Même la police n'a plus le droit de balancer sa sirène qu'en cas d'extrème nécessité.
Et du jour au lendemain, craignant une amende de 200 yuans (20 euros) pour toute infraction, voilà que l'ensemble des chauffeurs a perdu son habitude de rouler avec la main sur l'avertisseur. Certes, les trajets en taxi et les embouteillages perdent un peu de leur charme sonore mais heureusement, les chauffeurs crachent toujours en roulant et conservent leur manie d'appuyer sur l'accélérateur par à-coups. Faut pas trop en demander d'un coup.
Sur ce, je vais dormir au calme... Raaahhhh Lovely....
Euh... Alors que j'écris ces dernières lignes, j'ajoute une petite nuance, "presque" tous les chauffeurs ont changé, il y en a encore deux qui s'excitent à l'instant sous ma fenêtre.
Tût Tût Pouet Pouet à tous !!
J'ai mis du temps à m'en rendre compte. Peut-être parce que ça ne m'a pas choqué tout de suite en revenant de France. Mises à part mes nombreuses sorties, je dors mieux et la vie semble moins stressante dans la rue. Mais que se passe-t-il donc ??
En fait, tout simplement presque-un-miracle. Il suffisait finalement de pas grand chose pour que tout change. Une police présente partout dans les rues et une petite loi. Interdiction de klaxonner dans Shanghai !! Même la police n'a plus le droit de balancer sa sirène qu'en cas d'extrème nécessité.
Et du jour au lendemain, craignant une amende de 200 yuans (20 euros) pour toute infraction, voilà que l'ensemble des chauffeurs a perdu son habitude de rouler avec la main sur l'avertisseur. Certes, les trajets en taxi et les embouteillages perdent un peu de leur charme sonore mais heureusement, les chauffeurs crachent toujours en roulant et conservent leur manie d'appuyer sur l'accélérateur par à-coups. Faut pas trop en demander d'un coup.
Sur ce, je vais dormir au calme... Raaahhhh Lovely....
Euh... Alors que j'écris ces dernières lignes, j'ajoute une petite nuance, "presque" tous les chauffeurs ont changé, il y en a encore deux qui s'excitent à l'instant sous ma fenêtre.
Tût Tût Pouet Pouet à tous !!
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine
Ah si les parents n'étaient pas là...
Voilà donc la très bonne idée qu'ils viennent de me soumettre et qui fait naître en moi comme un orgasme jubilatoire !!
"Si tu n'as pas de bougies fais donc à la mode chinoise et réveille tout l'immeuble à trois heures du mat avec un bon chapelet de pétards"
Aaaaaaahhhhhh !!! Oh oui !!! ça c'est de la grande idée !!!
Vous m'avez tellement fait ch... avec vos pétards pendant des mois !!!
VENGEANCE !!
Et bon anniversaire de la part du Bilou !!
Voilà donc la très bonne idée qu'ils viennent de me soumettre et qui fait naître en moi comme un orgasme jubilatoire !!
"Si tu n'as pas de bougies fais donc à la mode chinoise et réveille tout l'immeuble à trois heures du mat avec un bon chapelet de pétards"
Aaaaaaahhhhhh !!! Oh oui !!! ça c'est de la grande idée !!!
Vous m'avez tellement fait ch... avec vos pétards pendant des mois !!!
VENGEANCE !!
Et bon anniversaire de la part du Bilou !!
par Sébastien
publié dans :
Bilou en Chine









