Jusqu'à lundi, pas de news ni de nouveau post, je pars en week-end !! C'est le "Spring trip" du labo et je me suis incrit. Je ne sais pas trop où je vais, j'ai pas bien compris mais je pars avec la moitié du labo, on prend un bus demain après midi, quelques heures de route et apparement, on va à la montagne... Moi qui croyait que tout était plat dans le coin, j'ai hâte !!
Bon week-end à tous, à lundi !
par Sébastien
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Bilou en Chine
Dernier jour à Beijing avec Sandra et Guillaume.
Au programme, balade dans les Hutongs et visite du Temple du Ciel.
Les Hutongs sont les vieux quartiers de Beijing qui sont menacés, comme à Shanghai, en permanence avec une pelleteuse au dessus de la tête. Je vous propose de vous reporter à ce post d'Hesiem (blogueur pékinois) parlant de l'actualité immobilière de ces quartiers. Mais pour nous, simple balade à pieds, on est un peu pressés par le temps alors on ne se perd pas trop dans ce dédale de petites rues (Hutong est devenu avec le temps un synonymes de "rue" dans ce quartier). Ces rues quadrillent les vieux quartiers, entourants les habitations toutes alignées est-ouest et varient en largeur, le plus petit Hutong faisant 40cm de large. Ces alignements E-O Et N-S sont d'ailleurs une des caractéristiques de Pékin. Toute la ville est agencée selon de grands axes perpendiculaires.
Dans ce quartier, on en profite pour aller faire un tour à la Cloche et au Tambour. Ici comme à Xi'an (et dans la plupart des villes historiques de Chine je suppose), on retrouve deux tours qui se font face, l'une avec des tambours pour les cérémonies et l'autre avec une cloche pour marquer les heures. Alors que nous étions assez tranquille dans les Hutongs, nous nous retrouvons dans un flot de bus et de pousse-pousses à touristes. Les tours operators comptant forcément la visite des Hutongs, ce sont des dizaines de tricyles aux couleurs vives qui se suivent et s'entassent dans les rues. On suit donc le flot et on visite la Drum Tower avec, à l'intérieur, vente de souvenir et reconsitution d'une des premières clepshydres qui sonne tous les quarts d'heure. Et pendant que je cherche passe-partout, on nous fait une petite démo de tambours. En face, à 200m, sur la Bell Tower, il n'y personne. Fermée, pas fermée ? Tentons le coup. Bingo, pas fermée. Une fois dedans, on comprend pourquoi elle est vide. Elle est quand même beaucoup moins attayante. On a même surpris (et réveillé) l'ouvreuse qui apparement ne s'attendait pas du tout à voir des toursites chez elle alors qu'à quelques mètres, ça grouille pourtant d'étrangers.
Après ça, on s'enterre dans le métro pour faire le tour de la ville et se retrouver au Temple du Ciel. Temple dédié au ciel, parrain et garant de l'Empereur. C'est ici qu'il avait coutume de se rendre lors des solstices pour prier pour de bonnes récoltes. On n'a pas le temps de faire entièrement le tour du jardin mais on se fait les principaux bâtiments (excusez moi si je me trompe, je ressors les noms de mémoire et ça fait déjà loin, je corrigerai qd j'aurai plus de temps) :
Le temple impérial de la voute céleste avec une enceinte ciculaire qui permet au son de propager d'un bout à l'autre de la cour.
Un autel circulaire à étages qui fait pas vraiment chinois au premier coup d'oeil parce qu'il n'y a pas de temple dessus mais à y regarder de plus près, c'est la même déco que dans la cour principale de la Cité Interdite.
Et enfin, le bâtiment principale, le temple de prière pour la bonne moisson, imposante rotonde en bois de 3 étages qui s'élève sur une terrasse circulaire à 3 gradins au milieu d'une tour carrée. La charpente, des colonnes et des poutres assemblées sans clous, est une merveille. Le triple toit de tuiles vernissées bleues (50000 tuiles), à bulbes dorés est soutenu par 28 colonnes. ça donne envie, hein ? Ben à nous aussi mais pour cause de JO, ce bâtiment était aussi en rénovation alors tout ce qu'on en a vu, c'est un bout de toit entre deux échaffaudages. Arghh, j'enrage !
Au programme, balade dans les Hutongs et visite du Temple du Ciel.
Les Hutongs sont les vieux quartiers de Beijing qui sont menacés, comme à Shanghai, en permanence avec une pelleteuse au dessus de la tête. Je vous propose de vous reporter à ce post d'Hesiem (blogueur pékinois) parlant de l'actualité immobilière de ces quartiers. Mais pour nous, simple balade à pieds, on est un peu pressés par le temps alors on ne se perd pas trop dans ce dédale de petites rues (Hutong est devenu avec le temps un synonymes de "rue" dans ce quartier). Ces rues quadrillent les vieux quartiers, entourants les habitations toutes alignées est-ouest et varient en largeur, le plus petit Hutong faisant 40cm de large. Ces alignements E-O Et N-S sont d'ailleurs une des caractéristiques de Pékin. Toute la ville est agencée selon de grands axes perpendiculaires.
Dans ce quartier, on en profite pour aller faire un tour à la Cloche et au Tambour. Ici comme à Xi'an (et dans la plupart des villes historiques de Chine je suppose), on retrouve deux tours qui se font face, l'une avec des tambours pour les cérémonies et l'autre avec une cloche pour marquer les heures. Alors que nous étions assez tranquille dans les Hutongs, nous nous retrouvons dans un flot de bus et de pousse-pousses à touristes. Les tours operators comptant forcément la visite des Hutongs, ce sont des dizaines de tricyles aux couleurs vives qui se suivent et s'entassent dans les rues. On suit donc le flot et on visite la Drum Tower avec, à l'intérieur, vente de souvenir et reconsitution d'une des premières clepshydres qui sonne tous les quarts d'heure. Et pendant que je cherche passe-partout, on nous fait une petite démo de tambours. En face, à 200m, sur la Bell Tower, il n'y personne. Fermée, pas fermée ? Tentons le coup. Bingo, pas fermée. Une fois dedans, on comprend pourquoi elle est vide. Elle est quand même beaucoup moins attayante. On a même surpris (et réveillé) l'ouvreuse qui apparement ne s'attendait pas du tout à voir des toursites chez elle alors qu'à quelques mètres, ça grouille pourtant d'étrangers.
Après ça, on s'enterre dans le métro pour faire le tour de la ville et se retrouver au Temple du Ciel. Temple dédié au ciel, parrain et garant de l'Empereur. C'est ici qu'il avait coutume de se rendre lors des solstices pour prier pour de bonnes récoltes. On n'a pas le temps de faire entièrement le tour du jardin mais on se fait les principaux bâtiments (excusez moi si je me trompe, je ressors les noms de mémoire et ça fait déjà loin, je corrigerai qd j'aurai plus de temps) :
Le temple impérial de la voute céleste avec une enceinte ciculaire qui permet au son de propager d'un bout à l'autre de la cour.
Un autel circulaire à étages qui fait pas vraiment chinois au premier coup d'oeil parce qu'il n'y a pas de temple dessus mais à y regarder de plus près, c'est la même déco que dans la cour principale de la Cité Interdite.
Et enfin, le bâtiment principale, le temple de prière pour la bonne moisson, imposante rotonde en bois de 3 étages qui s'élève sur une terrasse circulaire à 3 gradins au milieu d'une tour carrée. La charpente, des colonnes et des poutres assemblées sans clous, est une merveille. Le triple toit de tuiles vernissées bleues (50000 tuiles), à bulbes dorés est soutenu par 28 colonnes. ça donne envie, hein ? Ben à nous aussi mais pour cause de JO, ce bâtiment était aussi en rénovation alors tout ce qu'on en a vu, c'est un bout de toit entre deux échaffaudages. Arghh, j'enrage !
par Sébastien
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Shanghai-Beijing
par Sébastien
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Photo du jour
Quelle belle histoire que celle de Shemeshe... Nées dans un champ entre un chou chinois et un concombre, elle grandit dans une terre de loess riche et quotidiennement irriguée. Puis vint le triste temps de l'exil forcé. Arrachée à ses amis, elle partit en cagette, balottée dans un camion et se retrouva dans la grande ville. Là, sous des mains expertes, elle passa de l'état de simple carotte à celui de belle crevette. Quelle transformation ! Et dire que certaines de ses collègues auront fini en simple soupe, broyées, émiettées, lyophilisées... Bien sûr cette nouvelle condition la ravit dans les premiers instants mais rapidement elle comprit tout le problème de la société des hommes. La beauté, l'aspect extérieur n'est qu'une vitrine inutile. Certes maintenant, elle était belle, admirée, photographiée lors de ses défilés au milieu de ses nouvelles amies, une autre crevette et une courgette tout aussi belles et soignées qu'elle. Mais elle se sentait vide, sans but, sans avenir... Elle en venait presque à regretter le potage et les nouilles lyophilisées. Là au moins elle aurait servi à quelque chose, elle aurait rempli le ventre d'un quidam, aurait fait la joie d'un enfant. Mais à cet instant, immobile, prenant la pose sur la tête de Concon le concombre et montrant ses fesses à sa congénère, elle se sent bien seule finalement. Et qu'adviendrait-il d'elle à la fin du repas ? Une poubelle sans aucun doute !
C'était sans compter sur notre grand coeur. Attendris, nous l'emportâmes avec nous à la fin du repas. Certes nous passâmes pour de droles de laowai et les petites du restaurant rigolèrent bien mais maintenant pour elle commençait une autre vie. Avant tout, il fallait lui trouver un nom. C'est venu naturellement. Guillaume voulant absolument depuis 3 jours que je trouve ce qu'Indiana Jones disait en chinois dans la scène d'intro du volume II, une phrase se terminant (d'après lui) par "cheu meu cheu", le nom était tout trouvé ! Crevette, tu t'appeleras Shemeshe !
Ainsi, elle partagea notre chambre d'hotel, me piquant même mon lit et mon People pendant que je prenais une douche. Une sacrée blageuse, avide d'information et de culture (Quoi ? People c'est pas de la grande littérature ?). Le transport l'ayant un peu boulversée, nous dûmes avant de la coucher lui soigner sa queue. En grands spécialistes de cette partie du corps, et avec une adresse incroyable, nous lui découpâmes délicatement son petit bout pour lui resouder à l'aide d'un cure dent. Opération réussie ! Le lendemain, elle faisait un peu la gueule parce que nous avions eu chaud cette nuit et comme nous elle était un peu desséchée et ses antennes se flétrissaient. Mais celà ne l'empêcha pas de mater les fesses du guide dans le bus, de parcourir avec nous la grande muraille et comble du bonheur, de partager notre MacDo !
Aujourd'hui, elle est toujours avec moi et finit ses jours au bord de ma fenêtre. Elle a bien vieillie alors elle ne sort plus trop souvent mais je sais qu'elle est heureuse.
par Sébastien
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Bilou en Chine




