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Mercredi 26 juillet 2006

Aujourd'hui, récit cumulé de nos impressions, la trame est écrite par Cathy, complétée par mes soins :


Ah ! Enfin le Yunnan…. Le voyage depuis Pékin a pris une journée complète en avion avec une escale à Kunming au milieu. Dire que nous avons failli ne pas faire le trajet du tout….

Emotion non prévue au départ : notre vol Beijing-Kunming a 3h de retard ce qui signifie que nous arriverons 2h après le décollage de notre correspondance Kunming-Zhongdian (appelée aussi Shangri-la ou encore Diqing…) ! Hum… ça commence bien ! On se fait prendre en main par un gars de China Eastern qui nous dit qu'il a peut-être un autre vol à 12h30 et qu'il nous met en liste d'attente. A 12h01, il nous fait signe et nous ordonne sèchement "Follow this guy ! Quick ! Quick !". Notre chariot s'affole alors et nous le suivons dans l'aéroport.


Finalement nous arrivons à nous faire enregistrer sur un vol China Airlines, un quart d’heure avant le départ de celui ci. Abandon du chariot, mise à dos de nos gros sacs, que nous n’avions pas mis en soute (super sécurité, Cathy avait des ciseaux et autres objets dangereux dans son sac mais ça n’a posé aucun problème), et traversée en courant (Cathy : ça tombait bien j’avais encore mal aux jambes) de tout l’aéroport. Nous sommes arrivés les derniers dans l’avion, les portes se sont fermées juste derrière nous et le temps de rejoindre nos places tout au fond de l'appareil et de caser nos sacs où nous pouvions, nous avons été l'attraction pendant 5 bonnes minutes... Qu'importe, nous sommes partis !


Arrivés à Kunming, on se retrouve bien ennuyés avec nos bagages et nos billets griffonés et post-ités de partout à cause du premier vol. Que doit-on faire ? Se retaper tout l'enregistrement ou simplement transiter. On opte pour l'option on fait les neuneus, on transite et on demande à un brave chinois. Brave mais perdu. Il use les piles de son talkie-walkie, nous place dans une salle d'attente pendant 15 minutes sans plus d'explications puis nous refile à une collègue qui nous sert de guide à travers l'aéroport jusqu'à la nouvelle porte d'embarquement.


C’est donc après une bonne journée de stress et lessivés que nous avons atterri dans un tout petit aéroport au milieu des montagnes et rien d’autre. 20 petits degrés et ciel dégagé, calme : le bonheur. Evidemment, devant l’aéroport, pas de taxis, ça aurait été trop simple ! Que des voitures normales avec des personnes proposant leurs services pour vous emmener en ville. Les prix étaient bien entendu déterminés à partir de la couleur du client. Hou ! Ça sent l’arnaque !!!! Finalement, et je n’ai toujours pas compris pourquoi, deux chinois qui venaient d’arriver par le même vol, nous ont proposé du co-voiturage à un tarif plus que raisonnable. Le chauffeur était furax. Sur le trajet jusqu’en ville, l’émerveillement a commencé. Des paysages de campagne superbes, parsemés de grandes fermes blanches. Première surprise : les chinois qui étaient avec nous ont demandé à Cathy si elle était indienne… : « Non ! Moi visage pale : faguo !!! ». Cette question sera la première d’une longue liste pendant le séjour et aussi de nombre de regards de chinois perplexes sur ses origines…


L’arrivée sur Zhongdian, nous a un peu angoissés, la ville moderne est moche comme toute ville moderne qui se respecte… par contre, le cœur qui est resté dans le style traditionnel est absolument magnifique. C’est une ville dans le plus pur style tibétain avec des ruelles pavées (au mieux), des maisons en bois et des habitants en tenues traditionnelles de leurs ethnies. Whaw !!!! On ne sait plus où donner de la tête et des yeux. C’est un vrai village de montagne, on kiffe grave !!! Ça sent le bois coupé, le feu de bois, la ferme … l’idée, c’est que même à l’intérieur des habitations, cette odeur existe ajoutée à un vieux relent de lait.


On ressent quand même le début de l’essor du tourisme, beaucoup de maisons sont en restauration, les petites boutiques fleurissent partout. A en croire des touristes français que nous avons rencontrés et qui venaient du sud de la région, Zhongdian vit sans doute ses dernières heures d’authenticité avant l’invasion du tourisme à la chinoise. Nous verrons donc l’évolution de cette ville en continuant notre voyage vers le sud. Pour le moment, on en profite, on fait les boutiques. Nous adopterons ce rythme pour toutes nos autres étapes. Premier jour, approche de la ville et babioles shop, après, on fuit le monde !!


Première soirée dans le Yunnan : bon mal de crâne à cause de l’altitude (on est quand même à 3300m alors marcher ou parler, il faut choisir !!!). Premier repas dans un resto typique. Petit thé au chaud face au poele (et oui, on est fin juillet, nous sommes en polaire et le feu n'est pas de trop) et diner à base de Yack. Gros dodo dans une chambre à 10°C sur une planche et couverts d’une couette aplatissante. Tu crois que tu vas avoir froid et en fait, elle est tellement lourde que tu peux plus bouger une fois dessous.


par Sébastien publié dans : 07/06 Beijing-Yunnan

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