Au fil des jours

Janvier 2010
L M M J V S D
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31
             
<< < > >>

Bilou en Chine

Vendredi 2 septembre 2005 5 02 /09 /2005 02:47
 

Bonjour à tous !
Pour mon premier article, une présentation rapide pour tous ceux qui ne me connaissent pas : Bilou, 29 ans, français, célibataire, sans enfant et blond. Hum... Je crois que j'ai dis l'essentiel...
En 2003, j'ai terminé une thèse de géologie à tendance paléoclimatologie portant sur l'étude des variations d'intensité du phénomène climatique de la mousson sud-est asiatique à partir de sédiments prélevés en Mer de Chine du Sud. Puis j'ai enchainé avec deux ans d'attaché temporaire d'enseignement et de recherche dans les Universités de Lille et Paris-XI, et me voilà embarqué maintenant dans un post-doctorat en Chine...
Ironie de l'histoire : après avoir travaillé en France sur la Mer de Chine du Sud, je pars à Shanghai pour travailler sur ??...?? la Méditerranée !!!! Balaise le Bilou !
Pour l'instant, je me prépare au grand départ. Si tout se passe bien, je devrais m'envoler courant octobre pour un an ou deux à Shanghai.
Ma nouvelle maison ? Laboratory of Marine Geology, Tongji University !

 

A suivre

Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 7 octobre 2005 5 07 /10 /2005 00:00
Ca y est, après un petit tour de 3 semaines dans les cales des avions de la poste puis une semaine de repos pour cause de fête nationale en Chine, mes papiers pour le post-doc sont aux mains de l'administration chinoise qui devrait rapidement me les renvoyer.
Si tout se passe bien, je devrais donc normalement être en mesure de partir le 9 ou 10 novembre. Enfin !
Il ne reste plus qu'à préparer ma valise et en route !
Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 18 octobre 2005 2 18 /10 /2005 00:00

Mon billet

ça y est, j'ai mon billet !!! :D

:wave:Je pars le 10 novembre.:wave:
Bon maintenant, dernier problème : obtenir un visa... :-/

Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 26 octobre 2005 3 26 /10 /2005 00:00

Administration mon amour...

En créant ce blog et en l'illustrant avec un Asterix (Edit : le premier design était rouge avec dans la bannière principale, une dessin d'Asterix), je ne pensais pas que cela se traduirait par un réel transfert de personnage et que cela m'obligerait à rejouer la fameuse scène des 12 travaux où il court partout dans les étages de l'administration romaine pour trouver le formulaire rose ou bleu ou vert, on s'y perd.
Voici un résumé de ma course pour obtenir un visa (que je n'ai toujours pas par ailleurs)...

Pour aller en chine autrement qu'en touriste, il faut passer une visite médicale et se faire dépister VIH. Ces papiers doivent être ensuite légalisés par le ministère des affaires étrangères afin d'être acceptés par l'ambassade de Chine. Jusque là, tout va bien. Je passe ma visite médicale, je me fais pomper un peu de sang puis je fonce faire légaliser tout ça dans le 16ème arrondissement.

Rejet 1: "Ah ben non, avant qu'on tamponne vos papiers, il faut les faire légaliser ailleurs ! Le certificat médical c'est par l'ordre des médecins et le dépistage, c'est par l'ordre des pharmaciens !"
Me voilà donc parti faire un tour dans le 8ème arrondissement en quête d'un petit coup de tampon et d'une signature. Chez les pharmaciens, tout va bien, accueil sympathique et rapidité du geste dans la signature.

Rejet 2 (chez les médecins): "ah ben non, ça va pas être possible, faudra repasser parce que votre médecin n'a pas employé les bons mots sur votre certificat médical". Je suis resté sans voix... "Pas les bons mots" Aaaahhhhh !!! Foutage de gueule !
Donc je reprends rendez-vous chez le médecin qui me refait un certificat avec les bons mots cette fois. Je retourne dans le 8ème chez les médecins qui m'accueillent avec un "Mais c'est le même certificat que la semaine dernière ??!!??" A peine excédé, je leur mets une petite calotte dans la tête, coup d'boule coup d'genou rotatif. Finalement, ils me le signent. J'enchaîne avec le ministère des affaires étrangères. Ouf tout se passe bien. Il est maintenant 10h50, je suis à 35 minutes de l'ambassade de Chine en métro. Ambassade qui ferme à 12h. Faut que je me dépêche mais je peux y arriver... Visa, je te vois te rapprocher !!!

Rejet 3 (ambassade de chine) : "ah ben non, il vous manque le formulaire JW201 ou JW202 délivré par les autorités chinoises !" Aaahhh (bis) ! J'étais convaincu que ce papier était l'un de ceux qu'on m'avait envoyés (papiers entièrement rédigés en chinois évidement alors va savoir s'il s'agit du formulaire JW201 ou si c'est la recette de la tartiflette de ta grand-mère...)
Donc voilà, bilan à 15 jours de partir. Il faut que j'attende un nouveau papier de Chine pour finaliser ma demande. Maintenant, s'il se passe encore un truc de travers, c'est mort, je ne peux plus partir à la date prévue, je perds mes billets d'avion et je crois que je pleure aussi...
Administration mon amour... Comme la vie sans toi me paraîtrait bien fade...

Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 4 novembre 2005 5 04 /11 /2005 00:00

Alors...
Passeport... Ok !
Visa... Ok !
Où est-ce que je l'ai mis ? Ah ça y est, billet d'avion...
Ordinateur...
Ipod...
Brosse à dents...
Préservatifs...
Ben ça y est, je crois que j'ai tout !

Départ dans 6 jours. Jeudi 10 novembre 15h55...
Argh... Cette fois ça ne rigole plus...

Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /2005 00:00

Bonjour à tous !
Me voilà enfin connecté au réseau de la fac (pas encore chez moi) donc je peux vous donner quelques nouvelles.
Je ne sais vraiment pas pourquoi mais me sentant un rien perdu dans ma nouvelle vie, j'ai une espèce d'envie de parler en français alors le récit des premiers jours risque d'être probablement un peu trop long mais ça m'a fait du bien de raconter tout ça. Et puis il y avait un paquet de trucs à dire.
Alors bonne lecture et ne vous endormez pas en route...

Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 16 novembre 2005 3 16 /11 /2005 00:00
    Réveil, 6h30. je me lève, hagard, avec la ferme intention de terminer enfin ma valise. La veille, énorme coup de barre après le repas, impossible d'y mettre un terme. Et puis il me reste ma voiture à vider, elle est encore pleine de cartons (apportés la veille du labo) qu'il va falloir que je trie rapidement pour voir s'il n'y a pas un ou deux trucs importants à emporter avec moi.
    10h, ça y est, tout est bouclé (4-5 kg en trop mais bon…), la voiture est vide, je suis prêt. Je passe prendre ma soeur qui gentiment m'accompagne à l'aéroport.

    Aéroport, tout se passe bien, l'enregistrement est super rapide, reste maintenant à tuer le temps, me retrouvant seul après un dernier succulent sandwich français en famille. Je me suis donc tapé toutes les boutiques duty free puis un café puis je me suis assis et relevé (fabuleux, non ?) enfin, rien de bien palpitant.
    A peine dans l'avion, j'ennuie les hôtesses avec ma guitare. "Chère madame, tu fais grave gaffe à ma guitare ou je te tatane ta face !" Enfin presque… "Euh, z'auriez pas une petite place tranquille pour un objet sensible, s'il vous plait madame ?".
Un apéro, un repas, 3 films dont je ne me rappelle même pas les titres tellement c'était du grand cinéma, une bonne douzaine de zones de turbulences et une heure de sommeil plus tard, le soleil se lève sur la Mongolie et c'est grandiose. Pour ceux qui aiment les vacances à la mer, cocotiers et sable fin, à éviter. Pour les autres qui aiment le vide, le sec, le minéral et le soleil. C'est là qu'il faut aller.
    Une heure avant d'arriver à Pudong Airport, Shanghai (prononcez Chan rhaille), petit dej' genre qui plait à tout le monde (pain humide de la veille, un peu de confiture, un peu de jambon et de fromage, un café moyen et un jus d'orange qui fait mal au bide au réveil. A peine les plateaux retirés, on nous distribue plein de petites fiches en anglais et chinois à remplir. Et là, dur… Non seulement il faut comprendre des langues étrangères la tête dans le c… mais en plus, il faut lire et écrire sur une tablette d'avion en pleine zone de turbulences (ah oui, jusqu'au bout on en a eu) avec un pilote qui se demande où il va tellement il y a de brouillard. J'avais pourtant le hublot qui donne sur l'aile mais je ne la voyais plus.
    Alors moi j'ai déjà essayé de faire ça dans un véhicule en mouvement. En voiture quand j'étais petit, j'ai vomi et en bateau quand j'étais plus grand et qu'il fallait le faire pour le boulot, j'ai vomi aussi. Alors imaginez mon estomac pendant cet atterrissage à l'aveuglette avec les papiers qui ondulent sous mes yeux. J'ai vu repartir le jus d'orange mais comme je suis bien élevé je me suis retenu. Même l'hôtesse a eu un haut le cœur au moment de l'atterrissage et c'est laissé aller à un "oula ben dit donc…" au moment où le pilote a posé en premier les roues droites en laissant bien planer le suspense pour qu'on se demande tous s'il allait enfin poser les autres.
    Barbouillé, je récupère ma guitare, entend mon voisin Belge parler avec un de ses potes en flamand (sans savoir que je comprends couramment le flamand après une nuit en avion) et lui dire "le p'tit gars là il compte rester 2 ans à Shanghai" "2 ans ????" soupir genre "le fou", "et en plus il parle pas un mot de chinois !" "ben j'le plains". Et ben c'est fait, me voilà fixé, je suis dans une galère. Bref, je sors quand même de l'avion, suis la foule, passe devant une passagère se soulageant l'estomac dans une poubelle, le free-style du pilote ayant eu raison d'elle.
    Je passe la douane en sueur. J'ai un pull, un blouson, un gros sac sur le dos, un dans la main, ma guitare, mon ordi et un petit sac à dos en plus et il fait 25°C !! Vérole, on m'avait dit que c'était l'hiver ! Après ça je cherche mon nom dans la foule et le trouve inscrit sur un papier tendu par un chinois. C'est un étudiant du labo où je vais qui est venu me chercher.
    On prend le taxi, je me cramponne au siège pendant 40 minutes jusqu'au labo. Je vous parlerais plus longuement des pratiques routières et de la ville un peu plus tard. Finalement on arrive en vie au labo, je discute 5 minutes avec mon p'tit chef (j'ai un grand chef, responsable du labo et un p'tit chef qui sera mon interlocuteur) et après, hop si on passait à table en compagnie de tout le labo ?
    Plat unique, riz, légumes divers, gras de porc et probablement intestins de porc roulés en forme de petits nœuds papillon et trempés dans une sauce qui t'écoeure rien qu'à l'odeur. Et toi, tu dois faire bonne figure avec ta petite heure de sommeil et ton estomac retourné. Toujours avec le sourire. Remarque, je devais être tellement blanc qu'ils ont bien du se rendre compte que le truc de porc ne passait pas terrible.
   
    Puis c'est la course à l'appartement. Direction le bureau des post-doc. Un gars sympa nous griffonne les n° des plus belles chambres qu'il lui reste sur un papier. Une dans une des nombreuses résidences de l'université où est logé l'ensemble du personnel de la fac et qui est tout prêt du campus et 3 autres plus au nord de la ville. On avait dû mal se comprendre le jour où j'avais compris que la seconde résidence était plus prêt du centre ville or pas du tout, elle est encore plus excentrée.
    A 5 minutes à pieds de la fac, on arrive aux bureaux qui gèrent les appartements. On en visite 3-4 pour arriver à trouver celui qui nous correspond. Et là, c'est le drame ! Le gars des post-doc n'avait pas fait les choses comme il fallait. Le petit bout de papier n'était pas la bonne façon de faire. Il n'avait pas utilisé de papier officiel avec le gros tampon rouge à étoiles que toute administration utilise ici. Alors tout le monde s'est mis à crier en se regardant méchamment. Je suis resté figé. Tant de cris pour un simple papier. Première engueulade avec nous puis avec le gars qu'il a fallu appeler au téléphone puis à nouveau avec nous. Impressionnant. Au bout d'une demie heure, ça se tasse et nous trouvons enfin quelqu'un qui veut bien accepter de nous accompagner jusqu'à l'appart.
    En route donc vers mon nouveau chez moi. Tout le labo m'a dit que c'était très bien et très pratique d'habiter si prêt, peut-être vais-je finalement prendre celui là et non pas le 70m² auquel je rêvais avant de partir. La traversée de la résidence" est sympa au départ, j'ai l'impression de me trouver dans une petite ville avec des bâtiments de 2-3 étages qui ont l'air certes un peu vieux mais ça a l'air d'aller. Puis ça se transforme vite en petites maisons basses pauvres. Mais ce n'est pas encore là, on s'enfonce encore plus dans la résidence pour arriver au bout de la route que l'on suivait, une impasse assombrie par les arbres et les immeubles 7-8 étages qui ont repoussés. Tout est sombre, triste. Pas vraiment de fenêtres, parfois du grillage bouché au papier journal. Je monte au 4ème pour la visite, il y a des traces d'anciennes fuites d'eau partout. Ça y est, je suis dans l'appart.
    Il est spacieux, environ 25-30 m², tout à fait acceptable pour y passer un an ou deux. Par contre, il m'avait dit qu'il était vieux (20ans). Je m'étais dit 20 ans, 1985 ça doit être correct. Raté, faut au moins retirer 40 ans de plus pour tout ce qui est sanitaire. En gros, pas vraiment de salle de bain, un cuisine avec un grand évier carré en porcelaine fendu. Une corde à linge traverse l'appartement de la cuisine jusqu'à la chambre barrant à moitié l'entrée. Les fenêtres ferment mal, il n'y a pas de lit et tout est sombre, très sombre. De saleté et de manque de luminosité. Peut-être est-ce le centimètre de gras qui recouvre tout les mur qui en est à l'origine...
    Là, je me suis senti fondre. Comment faire bonne figure, ne pas paraître outré par l'état des lieux alors qu'eux habitent dans des trucs pareils voire pire avec leur famille ? Ils ont l'air tellement content de me proposer leur plus belle chambre !!! Peut-être faudrait-il simplement changer les mots. "Belle" doit simplement signifier "grande" pour eux. N'empêche qu'après la journée que je venais de passer, je me suis vu craquer, et rentrer immédiatement en France. J'avais un grosse boule dans la gorge, les yeux humides, ne sachant pas comment leur dire que je voulais volontiers trouver un autre solution parce que celle là je ne la supporterais pas pendant un an.
    Nous avons donc retraversé la résidence pour prendre un taxi et aller voir les autres apparts au nord de la ville. La résidence s'appelle Tongji Bei Yuan (prononcez Ton Dji Beille Yuane), ce qui signifie en gros, le village du nord appartenant à l'Université de Tongji. C'est une grande résidence avec des tours pouvant aller jusqu'à 12-15 étages, assez récente avec des aménagements d'arbres au milieu. Classique, un peu comme chez nous, mais sans voiture qui brûlent. Ben oui, ici, dans ces quartiers il n'y a pas de beaucoup de voitures et si tu es logé dans ce genre de résidence c'est que tu bosses pour l'état et que donc tu n'as pas assez d'argent pour te payer une voiture. Bref, nouveau bureau pour trouver les clefs pour faire la visite. Je suis le premier européen à habiter dans ce village, ils ont l'air tout content (et moi donc…).
    Nouveau problème, sur les 3 apparts qu'on me propose, 2 sont encore occupés. Je vais donc visiter l'appart de la dernière chance.
    7ème étage, 85 m², bien éclairé. Je me sens revivre. Ok c'est loin de la fac, du centre ville etc, ok c'est tout proches des quartiers moches de la périphérie, ok c'est plus cher que prévu (25€ ?) mais au moins c'est bcp plus prêt de mes standards d'européen. Par contre, j'ai un peu honte parce que eux n'ont jamais vu un appart comme celui là. Ils ont l'air complètement perdus dedans. On peut y loger une grande famille complète là dedans et je vais être tout seul. Enfin, apparemment ils ont bien l'intention que je me trouve rapidement une copine, ils n'arrêtent pas de m'en parler.
    Donc mon visage s'éclaire, je dis ok pour cet appart. Par contre, je ne pourrais m'y installer que dimanche (on est vendredi là) parce qu'à cette heure ci, les bureaux administratifs sont fermés et ne réouvriront que dimanche. Et on est reparti ! Taxi, bureau des post-doc pour dire oui, traversée de la fac jusqu'à la cité-U pour étudiants internationaux pour me trouver une chambre pour 2 jours. A la cité-u, ils ne prennent pas pour si court et l'hôtel d'à côté ne prend pas les étudiants étrangers. Bref, la nuit tombe et je suis encore à la rue. Reste la Guest House de l'université, un peu à l'extérieur de la fac. Miracle, ça marche, j'ai une chambre…
    Retour à la fac. Je cherche depuis ce matin une thésarde française, Marie (prononcez Ma Ri mais là, c'est facile), qui bosse dans le même bâtiment que moi et que je connais depuis Lille où elle était en DEA. Enfin, elle est joignable. Retrouvailles chaleureuses. On papotte, on va manger ensemble puis je rentre me coucher, il est 19h30, je me glisse ou plutôt me vautre sous ma couette. Beaucoup d'émotions aujourd'hui. J'ai besoin de repos. Bonne nuit…

PS :  après relecture, je sens que je viens de définir mon style d'écriture : longs textes !
Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 17 novembre 2005 4 17 /11 /2005 00:00
Première nuit à l'hôtel, enfin dormir….

    J'aurais peut-être pas du me coucher si tôt, moi… Décalage horaire ou pas, le Bilou, quand il a ses 8h de sommeil, il a fait son compte. Bilan réveil à 2h du mat… Et vas-y que je me tourne et retourne… Pas moyen de me rendormir. Que faire ?
    Comme je suis à l'hôtel, j'ai qu'à allumer la télé ! Bonne idée ça… Sauf que 1) je pige rien et que 2) ça ne me donne pas du tout envie de m'acheter une télé ici. Vous voyez le niveau de TF1, M6 et disney channel réuni ? Et bien c'est pire. Au moins la nuit chez nous on a chasse pêche nature et tradition ou encore un bon film yougoslave sur Arte mais là, rien que des trucs pour ado attardés. Tout est rose, bleu, vert, pastel, fluo et flashy, il y a de la pub qui clignote partout sur l'écran et qui fait du bruit quand elle change. Les animateurs ont l'air de demeurés ridicules habillés façon manga qui rigolent pendant 10 minutes parce que la présentatrice essaye de faire une roulade avant mais n'y arrive pas. Un autre monde… Bref, 4 heures plus tard, finalement j'ai un coup de barre et me rendors à moitié. Ça non plus, j'aurais pas dû…
    L'œil vide, je me lève à 8h pour aller prendre mon petit dej' au resto du Guest House. Petit déjeuner proposé : soupe, saucisse, jambon, œuf, maïs, pâtes, un petit paquet genre rouleau de printemps ou feuille de vigne, des fruits, quelques gâteaux, des trucs longs et frits, des toasts et du "pain français" entre autre… Je trouve mon compte avec un menu que je maîtrise, un café, un jus de fruits, quelques tranches de pastèques, je teste le pain français (un genre de bout de baquette rabougrie), des toasts et le truc long et frit (pas mauvais mais sans plus, j'en prend 3 quand même).
    Un petit tour au labo, à 11h déjeuner au resto U avec Marie puis départ pour une balade dans le centre de Shanghai. Enfin, une partie du centre…
    Premier arrêt à People Square, un grand parc, anciennement champs de course qui fut fermé lors de l'interdiction des jeux d'argent. Tout autour des bâtiments aux styles architecturaux très différents ainsi que l'opéra de Shanghai. Puisqu'on est là, on en profite pour regarder le menu et puisqu'il faut bien s'occuper le soir, on achète des places pour le Lac des cygnes. Aller, on verra bien ce que ça donne, ça sera sympa de toutes façons. En plus les costumes ont l'air rigolo à tendance cantatrice du 5ème élément. Je vous raconterais ça plus tard.
    La suite, c'est la remontée de Nanjing road, la grande avenue piétonne et touristique. Ça flash de partout, comme à la télé, il y a de la pub immense dans tous les sens, les centres commerciaux géants s'enchaînent avec à l'intérieur les plus grandes marques. Trop chers pour ma petite bourse. Par curiosité on entre dans un magasin de chop stick (baguettes). Ça va de la petite paire à quelques centimes d'euros (déjà extrêmement cher pour la Chine) à un service complet de 12 baguettes avec reposoir pour (seulement) 400€. On a pas hésité longtemps, on est ressorti. Dans la rue, les mots magiques si on se fait accoster par des vendeurs de breloques : bu yao (pou iao, pas vouloir). Très utile.
    Sympa cette petite rue tout de même mais très chargée, genre grande braderie de Lille ou fête de la musique place Denfer Rochereau. Seul avantage pour moi qui n'aime pas vraiment la foule, c'est que je pouvais voir où j'allais. Sensation très étrange que celle de planer au-dessus des têtes. Nous remontons toute la rue pour atteindre enfin le Bund, fameuse promenade au bord de la rivière Huangpu. Coté Est, le vieux Shanghai avec des bâtiments de tous âges construits par les différents occupants (anglais, américains puis français) et de l'autre le nouveau Shanghai fait de grandes tours modernes, fierté chinoise et symbole du renouveau économique de la ville. Seul ombre au tableau, Shanghai, "la ville au dessus de l'eau" est maintenant sous le niveau de la rivière. S'enfoncerait-elle ? Faudrait que je trouve quelque références biblio là dessus mais ça ne m'étonnerait pas. La ville est construite sur un delta tout récent du fleuve, les sédiments ne sont donc pas encore tassés et la ville est lourde, très lourde. Ce que je comprends encore moins c'est que la nouvelle ville est située encore plus prêt de la mer et donc sur des sédiments encore plus jeunes et gorgés d'eau. Bizarre…
    Retour sur le campus pour un rendez vous avec Zhifei et sa femme pour dîner en ville. Finalement, on retourne au même endroit, le Bund, pour manger au Seagull, en face de la tour TV, emblème de Shanghai. Le resto est fait une dizaine d'anciennes barques transformées en petites salles pour 2-3 tables. Ils nous ont fait goûter à une douzaine de plats différents. Nonobstant une pressante recommandation de ne pas prendre quelque chose trop épicé, ils ont quand même pris un plat de poisson "pas fort" sur lequel on s'est arraché grave les papilles. Mais bon, finalement c'est quand même super bon. Le truc, c'est de demander ce que c'est après avoir goûter et pas l'inverse.
    Fin de soirée sur le campus avec un thé aux chrysanthèmes. Pas facile de boire son thé avec les fleurs, les pétales et les tiges qui flotte à la surface. Faut savoir boire en serrant les dents pour faire filtre… ça vous donne un très joli sourire fleuri à la fin…
    Dodo bien mérité après ses quelques kilomètres à pieds et ce bon gueuleton. Couché à 21h30… A ben oui, ici, on mange tôt, vers 18h pour pas se coucher trop tard pour pouvoir aller beaucoup travailler le lendemain.
Vivement demain que le grand cirque commence…
Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /2005 00:00
    En parlant de cirque, voilà la fanfare ! Réveil en sursaut à 23h30 environ par une énorme explosion ! Un grand "Bang !" suivit d'un roulement-grondeur sur plusieurs secondes. Un œil glauque entrouvert, je réfléchis… Un orage ? Un immeuble que l'ont a abattu ? Les américains qui ont encore fait une connerie ? Mof… trop fatigué moi, pas de sirène, pas de cri de panique, ça doit pas être grave… Je verrais demain.
    Le lendemain, je pose la question pour savoir d'où venait ce bruit. Tout le monde a l'air de s'en tamponner la coquille. Ceux qui l'ont entendu prennent ça pour un gros coup de tonnerre (j'en doute) et les autres dormaient. Je suis pas plus avancé et pourtant il y en aura d'autres pendant les jours suivant… Mystère…
    Pour l'instant, l'important est d'aller poser mes valises dans mon nouvel appart et de le meubler avec quelques trucs pour moi forcément indispensables mais qui pour mes chinois sont de grandes nouveautés : un chauffe eau, une machine à laver etc.
    On fait un tour dans un grand magasin spécialisé dans l'électroménager. C'est pas comme Darty ou Boulanger, là c'est des dizaines de petits stands qui te proposent la même chose ou presque. On choisi donc l'essentiel, un climatiseur, un chauffe eau, une machine à laver en plastique qui fait sèche linge aussi et une bouilloire, accessoire essentiel pour le thé et les nouilles instantanées.
    Pour ces achats, je suis avec un étudiant qui découvre avec moi les besoins des occidentaux. Il est fort sympathique mais se retrouve obligé d'acheter des trucs dont il ne se sert jamais ou dont il ne soupçonnait pas l'existence comme quelle lessive acheter pour mettre dans la machine à laver. Un peu comme si on me demandait d'acheter de l'huile pour un moteur de fusée. Pô facile… Il s'en sort pas trop mal en choisissant (au hasard ?) un beau paquet bleu en me disant d'un air confiant "ça sera très bien". Mais il n'y a pas que ça, il a aussi besoin des vendeuses pour lui dire ce dont je vais avoir besoin, des draps, des oreillers, une couette d'été et une d'hiver, elles arrivent même à lui refourguer un genre de couverture hideuse marron qu'il m'a fait mettre entre le matelas et les draps, peut-être pour que le lit n'ait pas trop froid. Il est fort possible qu'en fait ça ne soit qu'une simple couverture à mettre par dessus mais si ça se trouve c'est la tradition ici de mettre une couverture en dessous alors je ne l'ai pas vexé et puis ça rend le lit plus moelleux… Si vraiment j'ai froid, je la mettrais à l'occidentale.
    Il s'autoproclame aussi mon "professeur de chinois". En attendant les livreurs, il tente de m'apprendre comment bien prononcer mon adresse et celle de la fac pour que je puisse prendre le taxi tout seul et puis me donne 2-3 mots de la vie courante. Les enfants, c'est pas gagné le chinois pour moi !!!!
    Pour déjeuner, il m'emmène dans un des fast-foods qui se trouvent sous mes fenêtres et me commande un bol de nouilles faites sur place avec dedans un œuf cuit dans l'huile et un genre de steak de tofu. Je mange sans trop me poser de questions. C'est un règle ici, des fois il vaut mieux fermer les yeux et ne pas penser à l'européenne et à tes anciennes règles d'hygiène et de sécurité. N'empêche c'était pas si mauvais, à part le tofu dont je suis pas fan. A la fin, un des serveurs a rassemblé toutes ses connaissances en anglais pour me demander si j'avais trouvé ça bon. Attention préparez vous, c'est bref : "Ok ?". ah, je vous avais prévenu… Je me contente d'un classique et simple "very good". Mais là c'est déjà trop et il fait une drôle de tête. Alors je serre le point, pointe mon pouce vers le haut, sort mon plus beau sourire, un petit clin d'œil et répond un superbe "Ok !!". Son visage s'éclaire, tout va bien, on s'est compris.
    Les installateurs arrivent. Ils nous annoncent 15 minutes pour l'air conditionné. Bien vu, 15 minutes après ça fonctionnait. Impressionnant… Mais peut-être moins que la partie d'escalade d'un des gars qui est sorti dehors (au 7ème étage) faire de l'équilibrisme pour accrocher le gros ventilo, simplement retenu par un vieux bout de corde à son pote lui même au ¾ sorti. Je vous ai dit, des fois, il faut fermer les yeux et ne pas se poser des questions de sécurité…
    Petit aparté sur l'air conditionné. En été, évidemment, c'est super efficace quand il fait 40°C à l'ombre. Mais en hiver me direz vous ? Et bien Mao ayant décidé qu'au Sud du Yangtsé, aucun chauffage ne serait installé Shanghai manque de pot parce qu'elle n'est située qu'à quelques kilomètres au sud du fleuve donc pas de chauffage et en hiver on se les pèle sévère ! Autre particularité, ici, les double vitrages et autres isolations on connaît pas, les fenêtres ferment mal ou ont des trous de séries pour la ventilation. Donc c'est courants d'air et compagnie dans tous les bâtiments. Dernière solution, utiliser le thé en perfusion à longueur de journée pour te maintenir à température ou alors mettre la clim en mode chauffage (j'te raconte pas le gâchis d'énergie).
    Pour la suite, on me livre une superbe machine à laver le linge en plastique bleu avec sèche linge inclus. Ici, on "brasse" le linge à l'eau froide, on le rince comme on peut et on le fait sécher de la même façon… ça a l'air de marcher. Par contre comme elle pèse pas lourd, elle fait trembler tous les murs quand elle tourne…
    Bref, tout est bien installé, tout le monde est parti. Je suis seul dans ce grand appart vide et frais. Pas de bruit, ça m'impressionne, je mets mes écouteurs, Sweet Home Alabama ça c'est un truc que je connais. Je commence à ranger mes petites affaires. 20h, fin de la journée. Demain lever de bonne heure pour aller à l'hôpital de la fac pour une visite médicale pour avoir une carte d'étudiant. J'ai hâte…
Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 18 novembre 2005 5 18 /11 /2005 00:00
    J'ai beau me coucher super tôt, je suis toujours décalqué le matin. Faut dire, je me lève tous les jours avant le soleil depuis que je suis arrivé… Cette fois, c'est encore 6h du mat'. Dehors, le bruit ne s'est pas arrêté de la nuit, les magasins sont presque tous ouverts 24h/24 et le flot de voitures, les klaxons et les sirènes n'ont pas pris une minute de repos. Une douche rapide, il fait frais, un peu comme au camping quand tu sors de ta tente toute humide de rosée et que tu vas prendre une douche dans les sanitaires communs de l'autre côté du camp. Brrr… Frisson mon ami.
    Je m'enfourne dans un taxi. Je suis prêt. Ça fait 20 minutes que je répète l'adresse de la fac. Hier, mon pote le chinois m'avait dit que c'était bon et que le taxi comprendrait sans problème mon accent. Ben raté ! Mon plus beau "Tong Ji Da Xue" n'a pas eu l'effet escompté. Le chauffeur m'a regardé bizarrement. Après 3 répétitions, j'ai sorti ma carte pour lui montrer. Quelle frustration !
    Je retrouve mon étudiant chinois (j'arrive toujours pas à retenir son nom alors je vais l'appeler Polo) un peu à la bourre parce que le taxi a mis plus de temps que prévu à cause du trafic. Et hop, direction l'hôpital du campus. Il faut avoir de bonnes chaussures en toutes circonstances ici, on marche beaucoup. Je suis content d'avoir pris mes gros écrase m..... de marche qui font biper les détecteurs des aéroports.
    Arrivés à l'hôpital, faut trouver quelqu'un pour nous renseigner et nous indiquer un bureau perdu en haut d'un escalier au fond d'une cour. Là, on trouve un médecin qui parle Shanghaien avec une infrmière. Polo m'informe qu'il ne comprend pas un mot de ce qu'ils racontent. C'est cool, ça va être facile pour se comprendre. Après avoir été le premier occidental à m'installer dans la cité où j'habite, je suis le premier à passer un examen pour bosser à la fac. Je fais toutes les premières moi !
    Finalement, le médecin prend une belle feuille avec plein de cases dessus, s'assoit et me pose des questions : quelle taille ? ça je sais, 1,83 ! Quel poids ? Mince, la tuile ! Si seulement je m'intéressais à mon poids et pas seulement à mon bourrelet Kro… Je n'en sais rien, il me dit que c'est pas grave, qu'on verra plus tard et redonne la feuille à cases à Polo. Changement de bâtiment pour aller faire une prise de sang. Là, je flippe un peu, les dernières infos de prise de sang que j'avais étaient qu'on passait à la chaîne et qu'entre deux personnes, ils passaient juste la seringue à la flamme… Même pas peur… Enfin un peu flippé quand même le Bilou…
    Je suis rassuré, on passe effectivement bien à la chaîne mais les seringues sont individuelles et sorties d'un emballage plastique qui laisse supposer que je risque pas grand chose. Deux petits tubes de sang en moins, je repars avec mon manteau sous le bras, tenant en même temps le petit coton dégoulinant d'alcool sur l'orifice béant de ma veine gauche. Et forcément, avec autant de liquide, ça ne s'arrête pas de saigner tout de suite. Mais pas le temps de traîner, on se retape un ou deux couloirs pour aller écouter mon cœur. Une infirmière me fait asseoir. Empêtrer dans mon manteau-coton qui coule-bras qui saigne, je me demande comment je vais pouvoir me mettre torse nu facilement. Heureusement pas besoin, ils ont les oreilles de Steeve Austin ici et par dessus mon pull, elle pose son stéthoscope 2-3 fois et file un petit coup de tampon sur ma feuille à cases. Tout va bien. Passons dans le bureau d'en face. Je m'assoies presque mais une seconde infirmière m'arrête pour me faire retourner dans le bureau précédent. Il doit sûrement y faire meilleur ou je ne sais quoi. Là, on me prend la tension. C'est vrai, juste après une prise de sang, le Bilou qui tourne de l'œil d'habitude est en parfaite condition pour qu'on lui prenne sa tension. L'infirmière sort un bel instrument tout droit sorti des réserves soviétiques de la seconde guerre mondiale fait de divers tuyaux et d'un très beau baromètre (je l'appelle comme ça parce qu'il faisait bien 30 cm de haut, comme les baromètres qu'on peut avoir à côté de sa cheminée). Finalement malgré une prise par dessus les vêtements, ma tension va bien. Nouveau petit coup de tampon dans une case.
    Une demie-heure d'attente pour un passage aux rayons-X pour une petite radio. Ils gâchent vraiment le plaisir. On attend longtemps et eux, ils te torchent le truc super rapidement, sans précaution, sans protocole, en 10 secondes…
    Je remonte ensuite dans le bureau du premier médecin qui me demande quelle est ma correction aux yeux… Mais quelle question ???? Comment je vais lui dire en anglais que je suis astigmate et que ma correction aux yeux n'est pas de 100, 200 ou 300 comme il me le propose ??? Bon finalement, il considère que j'y vois, me fais un petit test pour voir si je suis daltonien et après, direction la balance. Là aussi, tout habillé, avec les grosses pompes, pas de problème pour eux… 80kg tout habillé le Bilou.
    Mais où ai-je la tête ? J'ai failli oublier le plus beau. Remarque, ça a duré tellement peu de temps que ça me m'étonne pas que je l'ai éclipsé. Après la tension, j'ai eu droit à un tripotage du cou (pour chercher des ganglions ? là je demande l'avis de spécialistes…) qui a duré 2 secondes. J'ai cru qu'il se foutait de ma gueule mais j'ai eu mon tampon… Le gars, il est quand même payé à rester assis toute journée dans son bureau et tripoter 2 secondes tout le monde. Un autre monde….
    Ça y est, 2 heures plus tard, on ressort mais on enchaîne par un passage par l'administration qui nous dit que forcément il y a un truc qui va pas, qu'il me faut un papier, seulement ce papier, il a été gardé par l'ambassade pour mon visa alors ça fout la merde, il faut rechercher l'original parmi les 500 qui traînent sur le bureau. Une demi-heure plus tard, on l'a enfin. Maintenant ce papier va me servir, après une autre visite médicale dans deux jours, à avoir un visa de résident temporaire. Trop content ! Pour ceux qui ont lu les premiers posts, j'ai déjà eu pas mal de soucis avec ma visite médicale en France et bien elle ne me servira pas parce qu'en France on ne fait pas la petite fiche avec les cases et les tampons, or pour que je puisse faire valoir ma visite médicale française, il me faut les petites cases remplies… Aaaaahhhhh... !!!
    Finalement, on enchaîne par une photo officielle fait par la fac pour avoir une jolie carte d'étudiant avec laquelle je pourrais être autonome sur le campus, resto u, petits magasins, paye directement versée dessus etc.
    La mission de l'après midi paraît plus simple : trouver un vélo ! Mais comme je l'ai précisé le matin, je fais 1,83m et les vélos à ma taille ne cours pas les rues. Le truc ici si tu veux garder ton vélo c'est d'en acheter un moche ou un de seconde main. Au supermarché du coin, il n'y a pas ma taille alors on va dans un petit magasin spécialisé vélo près de chez moi et là on en trouve un mais 2 fois plus cher que les autres. Il est encore un peu petit et je risque de me le faire voler mais je le prends quand même parce qu'il n'y a pas plus grand dans le magasin et comme j'ai 20 minutes de vélo matin et soir, j'espère que la différence de prix fera qu'il ne me lâchera pas dès les premiers coups de pédales.
    Pendant que le marchant me monte les accessoires, panier à l'avant et cadenas à l'arrière, il demande à Polo d'où je viens. Polo me laisse répondre. Fa Guo ! France ! Le petit vendeur s'éclaire soudain et essaie tant bien que mal de me dire "Tour Eiffel". C'est adorable !
    Le problème maintenant, c'est qu'on est venu là en taxi et qu'il va falloir retourner sur la fac. Je ne peux décemment pas laisser Polo rentrer à vélo et moi en taxi, ni le prendre sur mon porte-bagage. Une charmante, passe encore mais lui il est un peu rondouillard… Je décide que je peux y arriver tout seul sans plan, ça doit pas être si compliqué que ça… Et finalement, j'y suis arrivé sans me tromper. Le temps où le Bilou se perdait sans arrêt serait-il terminé ?
Par Sébastien - Publié dans : Bilou en Chine
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus