Dernier jour à Beijing avec Sandra et Guillaume.
Au programme, balade dans les Hutongs et visite du Temple du Ciel.
Les Hutongs sont les vieux quartiers de Beijing qui sont menacés, comme à Shanghai, en permanence avec une pelleteuse au dessus de la tête. Je vous propose de vous reporter à ce post d'Hesiem (blogueur pékinois) parlant de l'actualité immobilière de ces quartiers. Mais pour nous, simple balade à pieds, on est un peu pressés par le temps alors on ne se perd pas trop dans ce dédale de petites rues (Hutong est devenu avec le temps un synonymes de "rue" dans ce quartier). Ces rues quadrillent les vieux quartiers, entourants les habitations toutes alignées est-ouest et varient en largeur, le plus petit Hutong faisant 40cm de large. Ces alignements E-O Et N-S sont d'ailleurs une des caractéristiques de Pékin. Toute la ville est agencée selon de grands axes perpendiculaires.
Dans ce quartier, on en profite pour aller faire un tour à la Cloche et au Tambour. Ici comme à Xi'an (et dans la plupart des villes historiques de Chine je suppose), on retrouve deux tours qui se font face, l'une avec des tambours pour les cérémonies et l'autre avec une cloche pour marquer les heures. Alors que nous étions assez tranquille dans les Hutongs, nous nous retrouvons dans un flot de bus et de pousse-pousses à touristes. Les tours operators comptant forcément la visite des Hutongs, ce sont des dizaines de tricyles aux couleurs vives qui se suivent et s'entassent dans les rues. On suit donc le flot et on visite la Drum Tower avec, à l'intérieur, vente de souvenir et reconsitution d'une des premières clepshydres qui sonne tous les quarts d'heure. Et pendant que je cherche passe-partout, on nous fait une petite démo de tambours. En face, à 200m, sur la Bell Tower, il n'y personne. Fermée, pas fermée ? Tentons le coup. Bingo, pas fermée. Une fois dedans, on comprend pourquoi elle est vide. Elle est quand même beaucoup moins attayante. On a même surpris (et réveillé) l'ouvreuse qui apparement ne s'attendait pas du tout à voir des toursites chez elle alors qu'à quelques mètres, ça grouille pourtant d'étrangers.
Après ça, on s'enterre dans le métro pour faire le tour de la ville et se retrouver au Temple du Ciel. Temple dédié au ciel, parrain et garant de l'Empereur. C'est ici qu'il avait coutume de se rendre lors des solstices pour prier pour de bonnes récoltes. On n'a pas le temps de faire entièrement le tour du jardin mais on se fait les principaux bâtiments (excusez moi si je me trompe, je ressors les noms de mémoire et ça fait déjà loin, je corrigerai qd j'aurai plus de temps) :
Le temple impérial de la voute céleste avec une enceinte ciculaire qui permet au son de propager d'un bout à l'autre de la cour.
Un autel circulaire à étages qui fait pas vraiment chinois au premier coup d'oeil parce qu'il n'y a pas de temple dessus mais à y regarder de plus près, c'est la même déco que dans la cour principale de la Cité Interdite.
Et enfin, le bâtiment principale, le temple de prière pour la bonne moisson, imposante rotonde en bois de 3 étages qui s'élève sur une terrasse circulaire à 3 gradins au milieu d'une tour carrée. La charpente, des colonnes et des poutres assemblées sans clous, est une merveille. Le triple toit de tuiles vernissées bleues (50000 tuiles), à bulbes dorés est soutenu par 28 colonnes. ça donne envie, hein ? Ben à nous aussi mais pour cause de JO, ce bâtiment était aussi en rénovation alors tout ce qu'on en a vu, c'est un bout de toit entre deux échaffaudages. Arghh, j'enrage !
Au programme, balade dans les Hutongs et visite du Temple du Ciel.
Les Hutongs sont les vieux quartiers de Beijing qui sont menacés, comme à Shanghai, en permanence avec une pelleteuse au dessus de la tête. Je vous propose de vous reporter à ce post d'Hesiem (blogueur pékinois) parlant de l'actualité immobilière de ces quartiers. Mais pour nous, simple balade à pieds, on est un peu pressés par le temps alors on ne se perd pas trop dans ce dédale de petites rues (Hutong est devenu avec le temps un synonymes de "rue" dans ce quartier). Ces rues quadrillent les vieux quartiers, entourants les habitations toutes alignées est-ouest et varient en largeur, le plus petit Hutong faisant 40cm de large. Ces alignements E-O Et N-S sont d'ailleurs une des caractéristiques de Pékin. Toute la ville est agencée selon de grands axes perpendiculaires.
Dans ce quartier, on en profite pour aller faire un tour à la Cloche et au Tambour. Ici comme à Xi'an (et dans la plupart des villes historiques de Chine je suppose), on retrouve deux tours qui se font face, l'une avec des tambours pour les cérémonies et l'autre avec une cloche pour marquer les heures. Alors que nous étions assez tranquille dans les Hutongs, nous nous retrouvons dans un flot de bus et de pousse-pousses à touristes. Les tours operators comptant forcément la visite des Hutongs, ce sont des dizaines de tricyles aux couleurs vives qui se suivent et s'entassent dans les rues. On suit donc le flot et on visite la Drum Tower avec, à l'intérieur, vente de souvenir et reconsitution d'une des premières clepshydres qui sonne tous les quarts d'heure. Et pendant que je cherche passe-partout, on nous fait une petite démo de tambours. En face, à 200m, sur la Bell Tower, il n'y personne. Fermée, pas fermée ? Tentons le coup. Bingo, pas fermée. Une fois dedans, on comprend pourquoi elle est vide. Elle est quand même beaucoup moins attayante. On a même surpris (et réveillé) l'ouvreuse qui apparement ne s'attendait pas du tout à voir des toursites chez elle alors qu'à quelques mètres, ça grouille pourtant d'étrangers.
Après ça, on s'enterre dans le métro pour faire le tour de la ville et se retrouver au Temple du Ciel. Temple dédié au ciel, parrain et garant de l'Empereur. C'est ici qu'il avait coutume de se rendre lors des solstices pour prier pour de bonnes récoltes. On n'a pas le temps de faire entièrement le tour du jardin mais on se fait les principaux bâtiments (excusez moi si je me trompe, je ressors les noms de mémoire et ça fait déjà loin, je corrigerai qd j'aurai plus de temps) :
Le temple impérial de la voute céleste avec une enceinte ciculaire qui permet au son de propager d'un bout à l'autre de la cour.
Un autel circulaire à étages qui fait pas vraiment chinois au premier coup d'oeil parce qu'il n'y a pas de temple dessus mais à y regarder de plus près, c'est la même déco que dans la cour principale de la Cité Interdite.
Et enfin, le bâtiment principale, le temple de prière pour la bonne moisson, imposante rotonde en bois de 3 étages qui s'élève sur une terrasse circulaire à 3 gradins au milieu d'une tour carrée. La charpente, des colonnes et des poutres assemblées sans clous, est une merveille. Le triple toit de tuiles vernissées bleues (50000 tuiles), à bulbes dorés est soutenu par 28 colonnes. ça donne envie, hein ? Ben à nous aussi mais pour cause de JO, ce bâtiment était aussi en rénovation alors tout ce qu'on en a vu, c'est un bout de toit entre deux échaffaudages. Arghh, j'enrage !
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
Aujourd'hui c'est "Dream and loose" !En bons touristes, on était pas venus à Beijing uniquement pour ses McDo et donc nous avons réservé des places pour aller faire un petit tour sur la Grande Muraille et visiter les tombes des empereurs Ming qui se trouvent un peu plus au nord ouest de la capitale. Ah la grande muraille... Finalement, j'en aurais quand même réaliser des rêves depuis que je suis ici... Xi'an, la Cité Interdite, la grande muraille ! Je suis aux anges en prévision de cette journée.
On embarque à 8h dans un minibus vide à l'exception d'une petite chinoise qui vient juste d'avoir son diplôme de guide est qui veut se faire la main en participant à la visite. Notre guide pour la journée s'appelle Cheval Fougueux ou Cheval Viril, je ne sais plus trop bien mais il est très content de nous l'annoncer dans son jean un peu serré. Avec un brin de modestie, il nous dit qu'on peut "aussi" l'appeler de son nom anglais Marc. Bon, au départ, je n'aime pas ce principe des visites guidées mais là, il commence direct avec un humour vaseux, je la sens mal cette journée...
Première loose, notre guidou chéri rigolant toujours de sa blague nous annonce qu'on va passer prendre d'autres personnes à leur hotel. Soit, allons-y. UNE HEURE !!! Une heure dans les embouteillages pour aller choper un couple de malais (malaisiens ?) et 2 chinois. Puis une fois en route, on nous explique le programme, que je vous laisse découvrir au fil de la lecture...
Seconde loose. Ah ah ! On croyait qu'on avait payé pour voir la grande muraille ? Raté ! Premier arrêt pour acheter du Jade. Bienvenus dans le super-marché à touriste. Perte de temps prévue, 30 minutes. Puisqu'on a pas le choix (ni l'envie d'acheter), on fait un tour rapide de la galerie des horreurs et au moment du rendez-vous, le guidou membré comme un poney nous annonce clope au bec et café à la main que grand prince, il nous laisse 20 minutes de plus pour acheter. Finalement, il arrive en dernier au rendez-vous. Et on part enfin, direction la Muraille !
Deux choix se présentent à nous, à gauche, la partie la plus belle, la plus haute, celle où on devient de "vrais Hommes" si on arrive en haut et à droite une partie plus basse, plus facile d'accès... Sandra devant ménager ses efforts pour 7 mois encore, nous décidons de prendre à droite. Et puis, si on veut profiter autant prendre la partie où on ne voit personne. A gauche, les marches sont pleines de petits points colorés qui gravissent péniblement les marches. A droite, on se demande si la muraille est bien ouverte au public, on n'y voit personne.
Troisième loose. Pine de Ch'val nous annonce finalement que les deux heures prévues pour la muraille se réduisent à 1h15 parce qu'"on a pris du retard". Là, le Bilou devient tout rouge ! Ceux qui me connaissent se doutent que je ne lui ai pas sauté dessus et que j'ai pris mon temps et mis les formes, mais je lui explique mon point de vue en lui disant qu'on avait payé pour passer du temps sur le mur et pas pour perdre notre journée dans le bus ou dans les magasins. Il perd un peu la face, dit que c'est pas de sa faute (ce que je lui accorde) et finalement, à court d'argument, il nous accorde les deux heures initiales. Et heureusement ! Parce que même avec ça, on a pas vraiment eu le temps de prendre son temps. On a beau avoir fait la partie la plus facile, on ne s'est pas vraiment arreter pour profiter du silence ou de la vue, on est allé jusqu'au bout de là où on pouvait, un oeil sur la montre et hop, retour direct.
Dream. Le début de la monté calme un peu. Les marches sont irrégulières et même pas hautes... Et puis après, on profite plus... Les tours de gardes se suivent, raccordées par des tronçons de murs dont la largeur varie entre 2 et 8m, les créneaux face à l'ennemi. La végétation n'ayant pas encore repris du poil de la bête, la vue est minérale, gris-marron. le mur se fond dans les collines. Les flancs de montagne qui nous font face sont parcemés de terraces. C'est beau... Et hop ! Un rêve de plus de réalisé !! En redescendant, nous tombons sur un troupeau de gros touristes qui arrivent péniblement en haut de la première montée. Certains abandonnent déjà, les autres parlent fort. Quelle chance nous avons eu de pouvoir être seuls !!
Retour au bus, direction le restaurant. Là, le guidou des alpages nous annonce 1h20 pour manger !! ça deviendrait presque comique cette histoire... Mais ce n'est pas du tout du goût d'un des chinois qui nous accompagne et qui lui a l'habitude de manger en 20 minutes. Alors il fait un scandale à la chinoise. Au lieu de régler ça entre hommes, il fait participer tout le resto en criant le plus fort possible, en devenant tout rouge et refusant qu'on le serve tant que le problème n'est pas réglé. Un long nez pas habitué à entendre discuter les chinois vient lui demander gentiement de baisser d'un ton mais ça ne servira pas à grand chose. Au final, ils ont réglé ça en chinois donc je ne sais ce que le guide lui a promis mais il se calme et nous mangeons le menu à touristes, menu unique et prévu dans le tour, ça facilite les commandes... Si t'aime pas ? Ben tu manges pas...
Puis vint la visite d'un tombeau Ming. Enfin, "tombeau"... Disons qu'on a accès au temple devant le tumulus. Rien de bien excitant, un temple qui ressemble à tous les autres. Seule particularité, la salle immense où trône une statue de l'empereur. Les piliers de la salle sont mono-tronc et c'est assez impressionnant. Mais revenons à la visite. A l'entrée, le canasson qui nous sert des "My dear friends" à toutes les phrases, nous interdit presque de prendre des photos en nous disant que maintenant, on écoute son histoire et qu'après, il nous laissera du temps pour revenir et nous balader. On cavale donc après lui, on n'écoute même plus ce qu'il nous raconte malgré son jeu d'acteur à grands gestes pour illustrer ses propos. Il nous laisse 10 minutes pour faire le tour de la salle impressionnante donc on a pas eu le temps d'en faire le tour complet et pour une fois qu'il y avait des vitrines avec traduction en anglais, ben on peut s'assoir dessus parce qu'il faut déjà ressortir. Au final on aura même pas le petit moment en solitaire prévu pour se balader dans les jardins, à peine le temps de se faire plaisir une minute et il faut repartir pour le clou de la journée !! Et hop, une loose de plus.
Dernière loose (j'ai arrêter de compter). Le truc important à voir, pour cloturer cette journée historique est évidement... La visite d'une "fameuse, célèbre, illustre faculté de médecine"! ?????? Mais qu'es-ce que ça vient faire là dedans ?????? Nous voilà donc dans un bâtiment sans interêt à regarder une brunette nous expliquer les principes des bien-faits des plantes et de l'acuponcture. Comme le "grand professeur" qui nous fait la bonté de bien vouloir nous osculter "gratuitement" est très demandé par d'autres touristes, elle nous refait le speech deux fois en changeant quelques mots. Elle nous dit qu'avec les doigts posés sur les veines des avant-bras, il est possible non seulement de prendre le pouls mais également de faire un diagnostique du foie, des poumons etc mais que seules des années de pratiques et d'apprentissage le permettent (...) Enfin, le voici. Grand cérémonial. C'est limite s'ils ne sortent pas les trompettes. Ouverture solennelle de la porte. Le vieux fait son entrée, se pose en face de nous et attend que l'un de nous se dévoue. Un des malais y va, il est un peu fort physiquement. Diagnostique du papy qui chevrotte à l'oreille de sa traductrice : "il faut faire du sport et manger moins gras". Wahou ! ça y est, j'y crois ! Merci la médecine chinoise ! Je viens d'avoir une révélation ! M'enfin, bienvenue chez Guignol oui ! Passe ensuite sa femme qu'il trouve trop maigrichonne au contraire. Il lui propose donc un traitement à base de plantes et un régime spécial pour 40€ le pack complet... C'en est trop, la visite s'arrête là faute de pigeons. Au final, on aura été très mauvais clients, ils n'auront pas fait un centime avec nous.
Mais aller, oublions toutes ces looses et gardons le rêve ! On a vu la Grande Muraille de Chine, c'est pas rien !!
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
Comme Shanghai manque un peu de charmes au niveau histoire, nous prenons l'avion pour la capitale ! Beijing à nous deux ! Enfin, à nous 3 ! En avant le tourisme !Une fois de plus, le taxi qui nous prend s'étonne que nous ne nous arrêtions pas aux départs internationaux. Même une petite femme poussant un caddie et espérant gagner une piécette avec nos bagages, nous aperçoit dans le taxi et nous poursuit jusqu'à ce qu'à bout de souffle et désespérée qu'on ne soit pas de vrais occidentaux qui rentrent chez eux, abandonne...
Première chose qui a frappé Sandra et Guillaume (qui avaient un hublot, eux !) c'est la présence de flics partout sur le tarmac et la piste d'envol. "Mesdames et messieurs veuillez rabattre vos tablettes et redresser votre siège, et n'oubliez pas de vous reporter aux instructions de secours au cas où on se casse la gueule, bon voyage". Ah ! C'est parti !
Arrivés à Beijing, même observation, des flics partout. Un flic qui surveille le champ, un flic qui surveille l'autoroute, un flic qui surveille les deux premiers. Sans mentir, il devait bien en avoir 3-4 tous les kilomètres entre l'aéroport et le centre ville. Je veux bien croire que nous sommes exceptionnels mais c'est un peu trop pour nous, n'en faites pas tant...
Premier problème, trouver notre auberge de jeunesse. Comme je m'y suis pris un peu à la bourre, on a réservé ce qui restait, donc on est pas vraiment près du centre ville et le chauffeur de taxi, ne connait pas l'hotel, ne sait pas lire, ni le chinois, ni le pinying. On est bien barré... Finalement, on arrive sur la bonne rue et il veut nous larguer là. On me la fait pas à moi, je connais les rues qui font 10 kilomètres de long alors je lui redonne le numéro. Il souffle, ronchonne puis redémarre, fait demi tour, avance un peu et entre dans le parking d'un hotel grand luxe et va se garer devant l'entrée. Un groom vient m'ouvrir la porte mais moi, je ne descends pas, on est pas au bon endroit. Finalement après concertation entre le taxi et le groom (qui ne connait pas non plus sa rue), on appelle l'auberge qui lui file les bonnes infos et nous voilà arrivés dans un autre hotel de luxe. Mais heureusement, il faut juste passer dans l'arrière cour et on y est enfin...
Valises posées, direction la place Tien an men (qui ne se prononce pas du tout comme ça apparement ou alors les taxis ne font aucun effort). Enfin nous y voilà. Je vous passe vite sur le mausolée de Mao (que nous n'aurons pas le temps de faire) et sur l'épisode des étudiants en art qui se frottent à nos jambes pendant un quart d'heure pour nous attirer dans leur galerie. Puis comme les bonbons à la viande dans l'avion ne nous ont pas vraiment remplis le ventre, on part à la recherche d'un resto. On se tape toute la remontée jusqu'à l'entrée de la cité interdite sans en trouver un. On s'était dit qu'en allant vers les touristes, il y aurait forcément des trucs à bouffer, ben non, en fait, il fallait rester là où nous étions, nous sommes partis dans le mauvais sens... En route, on en profite pour faire les touristes (je pouvais pas la rater celle là). Bref, on se dégotte quand même un resto juste devant l'entrée où il n'y a pas de menus en anglais (les gars, il va falloir faire un effort pour les JO l'an prochain) mais où on se débrouille quand même pour se gaver.
Et puis la cité interdite ! Après Xi'an, un autre grand rêve. ça y est, nous y voilà. Je venais juste de revoir le Dernier Empereur alors j'avais hâte de retrouver ces images. Donc la Cité Interdite, c'est grand, c'est beau. Persque trop grand et trop beau. La moitié des bâtiments est entièrement à neuf et l'autre moitié est en rénovation ou tombe en ruine. Donc perso, un peu déçu de ce point de vue là. Surtout qu'une visite officielle d'un représentant étranger nous a obligé manu militari à ne profiter que d'une moitié des places et bâtiments. Sans parler du plus beau, inaccessible pour cause de ... Mais il y avait des compensations...
Mais bon, au final, ça m'a bien plu quand même, c'est vraiment immense, de grandes esplanades aux marches de pierre bordées d'un dédale de petites cours et de long couloirs, des décorations (même en très mauvaises états) qui remettent un peu d'authenticité... Et puis Je me suis même payé un demi tour en solitaire de la cour d'entrée avant de repartir (oui, le gars qui va chercher son scooter, c'est moi). Je ne sais pas pourquoi, il n'y avait personne à cet endroit, tout le monde se dirigeait au milieu vers la sortie. Je me suis dit aller, je vais jusqu'à ce que je tombe sur une barrière ou un garde et finalement rien. J'ai bien aimé !
De retour à l'hotel, il faut qu'on mange (encore ??). Donc comme on est naze, on se rabat sur le resto de l'hotel grand luxe d'à côté. Quand on voit la salle et la carte, finalement, on regrette un peu et on se dit que le budget du voyage va doubler mais non, malgré les couverts dorés et les 4 serveuses pour nous seuls, on s'en tire bien. Et puis en prime, on aura vu comment faire cuire et préparer une tortue et nous faisons aussi la connaissance de shemeshe la crevette (prononcez cheumeucheu). Affaire à suivre...
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
Quelques premières impressions de Sandra et Guillaume sur Shanghai et la Chine : En revenant de ce séjour tout le monde nous demande alors comment c'était ? Bizarrement, nos impressions sont mitigées. D'un côté, on a vraiment été impressionné par la taille démesurée de la ville, tous ses gratte-ciels vertigineux, sa pollution, sa foule, son bruit de fond perpétuel. De l'autre, on revient un petit peu déçu. Finalement ce n'était qu'une ville avec ses tours de béton et ses routes goudronnées, son trafic urbain, ses panneaux publicitaires chatoyants, ses McDo, sa population scotchée à son téléphone portable. On ne retrouve qu'un peu d'authenticité (et encore !) en visitant les temples (qui, hélas, se ressemblent tous) ou dans les vieux quartiers. Malgré cela, on a passé un séjour agréable à l'affut de tout ce qui était différent de chez nous.
Shanghai et Pékin (récit à venir) ressemblent à un immense jeu de construction. On démolit dans un coin, et quelques mois plus tard des gratte-ciels apparaissent. Peu importe où le regard porte, il y a toujours quelque part une tour en construction (systématiquement planquée derrière une bâche). Et ce ne sont pas des petites tours d'une quinzaine d'étages comme on peut voir dans nos charmantes banlieues … mais 30 étages minimum ! Dans le quartier des affaires, qui ressemble à La Défense, on a pu monter au 88e étage de la Jin Mao Tower !!! L'ascenseur que l'on prend pour y accéder à une vitesse de 9m/s, et le fait de monter ou de descendre te bouche les oreilles … délire ! De là haut, on peut avoir une vue sur toute la ville de Shanghai, à condition que le ciel soit dégagé (ce qui ne doit pas arriver souvent …).
L'autre aspect de cette ville est l'impression de grouillement perpétuel. Ce n'est jamais calme. Où que l'on aille, il y a foule ! Que ce soit dans le trafic urbain ou dans les rues piétonnes. Et tout ce petit monde parle fort, hurle par moment et klaxonne à tout va. Pas de repos pour les oreilles. Même quand on finit par se réfugier dans un jardin, au calme pourrait-on se dire, ils arrivent encore à nous abrutir en planquant des haut-parleurs (en forme de tronc d'arbre (photo) ou dans les lampadaires …). Même dans le bus, pas de répit !!! Ils ont réussi à mettre une télé qui diffuse en permanence spots publicitaires et journaux télévisés, sans oublier la petite voix qui annonce les prochains arrêts avec une petite musique type SNCF … Ils sont fous ces chinois !
La bouffe … On va en Chine et on se dit, chouette on va s'en mettre plein la panse ! Et bien c'est à moitié vrai … même si on a eu l'impression de manger toutes les deux heures ou presque. Enfin Bilou surtout, il avait tout le temps faim ! Ca commence par le petit déj' : thé ou café (Bilou a une super cafetière, que j'ai malheureusement oublié de prendre en photo …[note du Bilou : voilà qui est réparé, n'ayant pas trouvé de modèle pour une personne, je me suis débrouillé. Modèle non déposé et libre de reproduction, fiche technique de fabrication disponible sur simple demande]. Bon franchement le thé goût épinard j'ai pas pu m'y faire, mais l'infusion aux fleurs de chrysanthèmes, j'ai adoré ! Biscuits Orion (sorte de génoise fourrée à la guimauve et recouverte de chocolat, bizarre mais super bon), tranches de pain de mie brioché à la confiture (plutôt classique) et jus d'orange (sans pulpe, sans orange, chimique à souhait) [note du Bilou : on en trouve du avec pulpe mais pas ce coup-ci, désolé]. Avec ça dans le bide, on se dit "on va pas bouffer avant au moins 13h" …raté.
A peine débarqués du bus, les deux compères se pourlèchent déjà les babines en passant devant les étalages de brochettes et autres pizzas : "z'avez pas comme une ptite faim ?" incroyable ! ils ne pensent qu'à bouffer (preuve) … Soit, on va manger. Alors au choix dans la rue : brochettes, pizzas, épis de maïs, nouilles, raviolis et fruits (ananas ou pastèque). Le dimanche en se baladant dans les vieux quartiers, on a vu d'autres choses à grignoter : caille entière grillée et empalée sur des brochettes, boulettes blanches ou vertes, bambou remplis de riz que l'on épluche comme une banane, brochettes de fruits caramélisés etc. Enfin tous ces trucs là on n'y a pas gouté, on a préféré jouer les touristes et aller au resto. D'autres spécialités nous y attendaient : bière (une bouteille = 640 ml, alors qu'une bouteille d'eau minérale = 25 cl, cherchez l'erreur !), mandarine fish, beignet et biscuit fourrés à la pâte d'haricots rouges sucrés.
Bon comme tout occidental qui se respecte on a aussi été au McDo et on y a découvert une "pie" avec couleur et goût indescriptibles (photo) : on dirait des petits morceaux de patate douce dans une espèce de gelée violette …pas terrible. Dans l'avion pour Pékin, même les plateaux repas sont surprenants : sablés aux algues ou aux épinards (?), bonbons à la viande, petit pain chaud à la viande (dont l'odeur ne m'a pas inspirée confiance du tout). Très bizarre … A la fin de ce séjour, bien qu'on ait gouté l'imitation de la Vache Qui Rit, on était sérieusement en manque de laitages (yaourts ou fromages) [note du Bilou : revenez, j'ai un frigo maintenant !!].
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
3ème journée de Sandra et Guillaume à Shanghai.Une fois de plus, le réveil est difficile. Si vous connaissez Sandra ou si vous avez le coeur bien accroché, cliquer ici, sinon, continuez la lecture. Compte tenu de la météo, nous avions repoussé cette journée mais maintenant, il faut la faire, même si le ciel n'est toujours pas plus dégagé. Au programme, le Bund et Pudong et ses tours.
Pas de guide touristique aujourd'hui, j'en ai déjà parlé à plusieurs reprises. Juste deux photos. Coté pile, le Shanghai du début du siècle; coté face, le nouveau Shanghai.
Un petit truc en plus de la journée est l'espèce de mémorial à l'extrémité du Bund. Un grand tripode géant entouré par une fresque retraçant (une partie de) l'histoire de la Chine avec des foules élancées vers un avenir meilleur, les grandes phases armées de la libération etc. Mais pour calmer les ardeurs, ils ont pensé à mettre une bouche d'incendie, très important !! Je dois dire que tout ceci m'a laissé bien froid et déçu puisque le musée sous le tripode était fermé. Pas de pot...
Mais le clou de la journée reste le "Bund Sightseeing Tunnel". Je savais que ça allait être un truc pas ordinaire mais je ne m'attendais pas à ça ! Donc ce truc au nom barbare, c'est un tunnel qui permet de passer de Shanghai rive gauche (Puxi) et Pudong (Xi = ouest, Dong = est), sous le fleuve Huangpu. Comme c'est un méga attrape-couillontouristes impossible de le rater, l'entrée est fléchée partout. Premier guichet pour payer, escalator aux murs bleu turquoise genre aquarium avec une décoration florale moche en plastique au plafond. En bas, le second guichet passé, on entre dans la salle d'embarquement d'un télécabine high tech avec pour patienter dans une ambiance zen, des téléviseurs partout avec en boucle un cassette de "mettez un aquarium dans votre salon". Il y avait aussi surement l'option faux foyer dans l'âtre mais ils ont préféré les poissons...
Et là c'est le grand saut. Pendant 3-4 minutes, on est embarqué dans un couloir aux animations lumineuses toutes plus kitch les unes que les autres. Des flash de couleurs partout, les lasers, des mannequins gonflables que l'on bouscule en passant, un écran vidéo qui se soulève au dernier moment. Et pour couronner le tout, une voix qui nous annonce les différents "tableaux" que l'on traverse, du genre "Hell and Heaven" (je n'ai retenu que celui là). Bref, c'est rapide, un peu cher, kitchouille à souhait mais finalement assez comique. A faire si vous passez par là, mais à l'aller uniquement, ça vaut pas le coup de se le faire une seconde fois en sens inverse.
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
Second jour.Réveil matinal. La nuit a été bonne, je pensais avoir un peu frais dans mon frigo de salon mais en fait j'ai même eu trop chaud, ça m'apprendra à dormir la tête sur le radiateur... Malgré cela, on émerge difficilement et l'oeil encore glauque, nous partons pour la vieille ville et Yuyuan !
Bon, comme je suis un peu neuneu, je ne retrouve pas tout à fait les rues que je voulais prendre (Deux photos du début de la vieille ville. 5 jours plus tard, revenant au même endroit ces deux photos n'existent plus, les batîments ont été démolis). Alors je me laisse porter par la foule et mes souvenirs flous et nous ne marcherons donc essentiellement que dans des rues plus ou moins touristiques à babiolle shops. Mais bon, c'est pas mal non plus puisqu'ainsi, ils pourront rapporter des souvenirs et même s'essayer au marchandage.
Visite d'un petit temple où il y a presque plus de touristes que de chinois. Ah que je les déteste ces gens là. Certe, j'en fais peu partie aussi mais moi, je ne vais pas m'amuser à faire brûler de l'encens en me marrant ou encore faire semblant de faire une prière sur un petit coussin devant le dieu de la ville pendant que mes gros potes me prennent en photo. ça m'énerverait autant que des touristes allant brûler des cierges à Notre Dame pour s'amuser ou se faisant photographier en faisant semblant de se confesser. J'ai beau être absolument non-croyant, je trouve qu'il faut un minimum de respect quand même...
A quelques mètres de là, le décor change ou plutôt les acteurs. Les "longs nez-gros ventres" se noient dans une masse de locaux. Ce week-end semble être la fête à la caille et autour de nous circulent des milliers de petits oiseaux entiers embrochés et se faisant dévorer avidement. C'est une orgie de bouffe ! Petite cailles, brochettes, bambous fourrés s'épluchant comme des bananes, friture à gogo, genre de boulettes vertes et molles (Guilvi, une explication ?). Mais bizarrement, dans ce tumulte, la circulation se fait dans le calme et l'ordre et nous atteignons facilement le resto où je voulais les faire manger. (Et oui MetaJulien, ton resto m'a bien plu ! Quand j'ai vu ça, je me suis dit que c'est là qu'il fallait les emmener. Menu avec images, bonne bouffe, ambiance calme, vue imprennable. Et le mandarin fish a bien plu).
Puis pour digérer, visite du Jardin Yu proprement dit. Je ne m'attendais pas à ça en fait. Je m'attendais à un lieu où l'on peut se poser au calme et profiter de l'ambiance, de l'agencement des bâtiments au milieu de l'eau et des rochers... Mais en fait, une fois rentrer, on a pas vraiment d'autre choix que de suivre le même chemin que tout le monde, il n'y a que quelques bancs pour poser une fesse. Quant aux rochers, ce sont en fait des blocs pas vraiment naturels. Quel dommage ! Ce ne sont qu'agencement de blocs bétonnés entre eux. Certes, ils sont peut-être d'époque mais c'est pas très beau ou alors de loin... Ces petits désagréments mis de côté, c'est quand même un beau jardin. Dommage que le ciel n'ai pas été avec nous, un coin de ciel bleu et un rayon de soleil pour illuminer l'espace aurait été merveilleux...
par Sébastien
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04/06 Shanghai-Beijing
Ils devaient arriver samedi matin. "Ils" c'est Sandra et Guillaume (d'où mon titre San-Gui), deux potes de fac maintenant émigrés à Montpellier. J'avais tout prévu, finir mes manips, ranger mon appart dans l'après-midi, terminer mes dossiers de candidatures et dormir un bon coup pour être au top pour les recevoir. C'était sans compter les impondérables inévitables et qui arrivent tous en même temps au moment où il ne faut pas (encore la loi de Murphy). Résultats, mes manips ne sont pas finies, j'ai oublié mes timbres français chez moi et donc mes dossiers ne sont pas terminés, j'ai pris du retard dans le rangement et le ménage que je finirai finalement à 2h du mat'... Pour le sommeil on verra donc plus tard parce qu'il faut que je me lève à 5h30 demain pour aller les réceptionner à l'aéroport.Nonobstant un petit somme involontaire dans le taxi et une embardée de dernière seconde, qui a bien surpris le pilote, pour aller du côté Arrivals et non pas Departures, j'arrive à bon port alors que l'avion a déjà attéri mais je connais le truc et je sais que le passage des différents portiques administratifs peut prendre un temps certain. Donc pas de panique, je m'achète des Polos (le bonbon à trou) pour tromper ma faim et attends.
Les voilà enfin ! Mon petit coeur bat tout plein mais bizarrement, je n'ai pas l'impression de grandes retrouvailles. C'est comme si je les avais quittés la veille. Mais alors après une bonne grosse soirée parce qu'on a tous les yeux explosés, Sandra est coiffée n'importe comment et Guillaume est mal rasé (ah ah ! Et toc Sandra, t'avais qu'à pas dire que je râle tout le temps... Je suis véxé... Même si tu as un peu raison quand même...).
Mais pas le temps de traîner, premier arrêt chez moi pour un café et pour déposer les valises puis découverte du bus pour aller leur montrer la fac (enfin surtout pour envoyer mes dossiers et ranger mes échantillons). On en profite pour réserver en même temps (grâce à Zhifei) des billets pour Beijing et en route pour tâter le pouls de la ville. Direction le centre ville, Nanjing Lu et People Square. Ils découvrent le bus, le bruit, la circulation, les rues longues qui n'en finissent plus et ça les calme un peu et il faut déjà rentrer parce qu'il faut aller faire quelques courses pour manger et vétir mon nouveau lit. Là c'est aussi la découverte des animaux entiers séchés, des crapeaux et tortues vivants, des rayonnages multicolores de bonbons et des premières difficultés de communication.
Tous plus fracassés les uns que les autres, on finit la soirée chez moi devant une "petite" bière. Guillaume découvre et tombe amoureux de ma flûte magique (Tao Xun) et vite vite au lit !
par Sébastien
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