Au fil des jours

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Beijing-Yunnan

Vendredi 11 août 2006 5 11 /08 /Août /2006 00:00
Juillet-Août 2006
Cathy est passée me voir, 4 jours à Pékin puis 2 semaines dans le Yunnan.

1 - L'avant Yunnan
2 - L'avant Yunnan 2
3 - Beijing : Place Tien 'an men, Cité interdite

  

4 - Beijing : Grande muraille, JinShanling-Simatai

  

5 - Beijing : Palais d'été

     

6 - Beijing : Hutongs, Bell & Drums Towers et Lama Temple

   

7 - Shangri-la : voyage et découverte de la ville

   

8 - Shangri-la : réflexions de Cathy

9 - Shangri-la : ville et lamaserie

   


10 - Shangri-la : Bita hai, sources chaudes et Dabao Si

   

11 - Lijiang : découverte de la ville

12 - Lijiang : Notre rencontre avec un Bouddha vivant

13 - Lijiang sous la pluie et concert de musique Naxi

 
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Mardi 1 août 2006 2 01 /08 /Août /2006 17:47
Troisième et dernier jour à Lijiang... Sous la pluie...


Après notre journée marathon en compagnie du Bouddha vivant, rien ne presse, on prend notre temps. Petit déjeuner dans la rue avec plein de trucs frits et tout chauds...
il ne faut pas se demander depuis quand cette huile est sur le feu, l'important sur cette photo est de vous montrer le type de réchaud que l'on trouve un peu partout de Pékin au Tibet. Le combustible est ces espèces de briquettes cylindriques percées de trous. A base de charbon, elles s'allument facilement et servent à alimenter en chaleur une grosse partie de la population. Livrées par centaines sur des tricycles, elles deviennent rouge brique et très friables une fois consummées. N'importe quel regard dans les rues de Chine vous fera tomber sur une de ces briquettes.


On remonte sur la colline surplombant la ville pour boire un thé bien au chaud. Problème, on a choisi un petit bar sympa mais juste devant est venu s'installer un marchand de tofu. Et parmi son choix évidemment, du "Stinky Tofu". Difficile de décrire l'odeur pour ceux qui ne connaissent pas mais impossible de l'oublier pour ceux qui l'on senti, voir gouté... C'est une odeur chaude, grasse et humide comme une étable en hiver... Et encore, je suis loin de la vérité... Bref, ça sent très très fort... Tant pis, on fera avec, on est bien installés...

La pluie se calmant, on refait un tour de la vieille ville, on se perd à nouveau dans les ruelles et passons par d'anciennes maisons d'habitation, destinées aux touristes mais vides ce jours là.

Pour finir en beauté cette journée humide, un peu de culture. Nous irons assister à un concert de musique traditionnelle Naxi (l'ethnie du coin). Beaucoup d'histoire sur cette musique. Les instruments traditionnels ayant été souvent cachés, enterrés au cours de la révolution culturelle ne sont ressortis qu'il y a peu de temps et peu de jeunes savent en jouer actuellement. Bref, on paye notre place (relativement chère, mais c'est un truc à touristes), on s'intalle, une tripotée de papys entre sur scène, s'assoient, certains s'endorment pendant que le maitre de cérémonie parle (1er speech de 20 minutes en Chinois) pour introduire l'histoire de cette musique et c'est parti !
Petit résumé en image. Si vous etes chez vous montez le son et reculer vous d'un mètre au moins, si vous êtes au travail, attendez d'être rentrés, c'est plutôt bruyant...

Par Bilou - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Lundi 31 juillet 2006 1 31 /07 /Juil /2006 13:54
Ou le jour où nous avons rencontré Bouddha...

Lijiang. On n'y est pas depuis 18h que déjà, on ressent le besoin de fuire la foule. Marre de ses touristes. Au programme, une petite ville pas trop loin et deux temples.
Bien sur il ne faut pas partir le ventre vide alors petit dej' rapide et local (n'hésitez pas à agrandir l'image...) et en route, une grosse journée nous attend (et pour vous, un roman à lire !)

Encore un fois, notre guidou préféré est une vraie m.... et suivant ses indications, nous partons prendre le bus 6 devant une banque. Raté, Après une prise de renseignements difficile en chinois, nous apprennons que pour aller à Baisha, ce n'est pas le 6 mais le 7 qu'il faut prendre et que nous ne sommes pas du tout dans la bonne rue... On marche, on marche, on marche, on commence à désespérer jusqu'à ce qu'on trouve plein de minibus garés dans une allée avec une pancarte comme sur les vrais bus indiquant "7". ça flaire l'arnaque mais comme on est paumé, on discute sec le prix et on est parti. 200 mètres plus loin, nous verrons les vrais bus... Qu'importe pour 1€ chacun, nous serons seuls pour le trajet.

Le bus nous dépose à Baisha comme deux touristes devant une entrée d'un musée pour aller voir des fresques. Nous ce n'est pas ce qu'on veut mais il ne semble pas comprendre que l'on ne veuille pas jouer aux bons touristes dociles qui vont là où on leur dit d'aller. Un couple de touristes canado-chinois à vélo nous aide en nous disant qu'effectivement nous ne sommes pas au bon endroit et que la ville que nous voulons voir et un poil plus loin. Merci ! Nous irons à pieds.

La ville, le village plutôt n'est pas grand mais déjà vérolé par le tourisme. Des babioles shops partout, des restaurants, des touristes à vélo... Nous faisons le tour de la ville assaillis de "R'hand made !", "cheapa cheapa" ou autre "Naxi-Dongba" (ce sont les ethnie et culture locales). Une fois gavés, nous mangeons rapido un bon riz "naxi-dongba", avec un thé "naxi-dongba" et même le tour aux toilettes ensuite était "naxi-dongba" je suis sur !! Aller fuyons !

On fait le tour des ruelles (vides) du village qui a tout de même son charme puis on demande à une mamie où se trouve le temple Fu Guo. Facile, tu prends cette route là et c'est à 45 minutes à pied ! Facile pour nous ! La route se transforme bientôt en chemin de terre perdu au milieu des maïs. On passe des petits villages, on recroise des mamies qui nous disent de continuer que c'est bien par là ! On en profite pour visiter un vieux cimetière avec vue splendide sur la vallée. Finalement on retombe sur une grosse route goudronnée qui entaille violemment le paysage et qu'il nous faudra suivre pendant 1h30 !!

Une seule voiture nous aura doublé pendant tout ce temps là et exténués nous arrivons finalement après 2h de marche au soleil, devant une espèce de ferme limite abandonnée. La voiture est garée devant (des touristes ?) et bien que nous ne nous attendions pas à ça, c'est bien le nom du temps qui est marqué sur un petit panneau en bois à l'entrée. Nous avançons, dubitatifs... Pas de ticket d'entrée, pas de gardien, mais des chèvres, des vaches et pas un bruit... Nous passons la barrière à vache qui sert d'entrée lorsque de la maison, des voix nous appellent : "hello, come in !" C'est le couple canado-chinois qui est à la terrasse et nous dit de venir boire un thé. La situation nous parait déjà lunaire mais la journée ne fait que commencer...

Un papy aussi décrépit que sa maison vient à notre rencontre et nous invite à monter. La maison tient à peine debout. Cathy, tu es sur que c'est un temple, ça ? Tout sent la fumée et l'encens. A l'étage, devant un petit autel, il y a 4 moines, nos deux touristes, 3 autres chinois et un gars avec lunettes de soleil Chanel et une montre avec 3 rangées de brillants. On nous installe devant lui et nous sert à boire. Dans la vie, il y a des moments de solitude ; ça en fut un... Quasiment pas un mot pendant plusieurs minutes, nous buvons, ne savons pas trop où nous mettre jusqu'au moment où la canado-chinoise nous glisse à l'oreille : "le gars devant vous est un Bouddha vivant"...  Gloups, déjà qu'on était pas à l'aise alors maintenant !! MAIS COMMENT ON SE COMPORTE DEVANT UN BOUDDHA VIVANT ???

On se détend un peu, les 4 chinois sont ses disciples et on commence à discuter. Les moines sont en admiration et aux petits soins avec lui. Nous on ose rien faire de peur de faire une boulette... D'un coup, il se lève, va se glisser à côté de l'autel et se met à prier. Moment incroyable de chants, de prières et de sons halluciants sortant de sa gorge... Après un bon quart d'heure, il revient, nous raconte que ce temple était le plus grand du Yunnan mais qu'il a été détruit (tu m'étonnes) pendant la révolution culturelle pour être transféré pierre par pierre à Lijiang.

Il veut nous expliquer ses projets pour ce temple, il veut lui redonner toute sa plendeur et en faire un Potola miniature. Mais pour celà, il doit nous faire faire la visite des lieux. Quels lieux ?? Il n'y a qu'une vieille ferme toute foutue ?? On le suit donc dehors. On slalomme entre les murs en ruines et les traces au sol d'anciennes batisses. Il nous montre l'emplacement de toutes les anciennes statues. Nous forcément, on ne voit que des buissons... Au bout d'une petite demie heure, au milieu d'une clairière, il s'arrête pour une séance photo. Bouddha super star ! On y a tous droit. Puis il s'assoit et nous invite à faire de même... Mais qu'est-ce qu'on fait là nous ?? Il ne se passera rien pendant une autre demie heure à part mon côté droit qui deviendra tout rouge au soleil (ça l'a foutait mal de l'intérompre pour me passer de la crème).

Fin de la pause. On rentre ? Non ? La visite n'est pas terminée ? Il part en galopant à travers les arbres, fait grimper le plus jeune des moines en haut d'un abricotier pour nous offrir des fruits absolument pas mûrs (souris et mange, c'est offert de bon coeur... Et cesse de penser à la tourista !). Puis on repart et il grimpe sur un "calvaire" en haut d'une colline pour finir de nous montrer l'étendu de l'ancien domaine. La vue est grandiose et le Bouddha un "pauseur" de premier ordre ! Nouvelle séance photo et descente dans les épineux qui me labourent les jambes (bien vu le short !) pour finalement retomber sur la route.

Il envoie un moine chercher sa voiture. C'était lui qui nous avait doublé quelques heures plus tôt. Et il aurait dit à ses disciples "nous allons avoir de la visite aujourd'hui, je le savais et ce matin, j'ai demandé aux cuisiners de préparer plus de nourriture". Nous voilà donc embarqué dans sa voiture pour rentrer sur Lijiang, aller prendre un thé chez lui et diner ! C'est la journée halucination qui continue !!

Nous voici donc au temple du "White Horse Dragon Pool" dans les appartements du Bouddha à prendre un thé en matant ses photos de vacances avec le Dalai Lama, tous ses tableaux de divinités sortis de sa chambre, ses DVD, ses bouquins sur les réincarnations etc. On a pas tout compris mais on l'a quand même couvert de questions. Pendant les traductions faites par ses disciples, il répond au téléphone, nous file sa carte de visite (nous sommes ses invités à notre prochain passage à Lijiang). Il nous explique que si nous sommes ici aujourd'hui, c'est qu'il y a 50 ou 100 ans, nos précédentes incarnations se sont déjà rencontrés au même endroit et que ce n'est donc pas un hasard, c'est une boucle sans fin.

Au bout du 12ème thé, Cathy craque. Elle doit aller aux toilettes. Elle aurait peut-etre pas ... Mais l'envie était trop forte. A son retour, les cyclistes canado-chinois, invités aussi, sont arrivés et on est repartis pour 4-5 thés avant d'aller manger. Au menu, des racines qui rendent beaux, cacahuètes, oeufs louches, patates épicées, jaozi (gros raviolis) etc. Bons mais bizarres. Cathy craque encore mais cette fois c'est pour la bouffe, je la comprends un peu et l'accompagne dans un abandon de bol à moitié plein en me confondant en excuses et en blagues sur la quantité de nourriture que peuvent ingurgiter les chinois. ça passe... Et on enchaine par... du thé !! Rebelotte ! Cathy me fait signe. Au 4ème thé, on s'en va... Il ne faut pas abuser des bonnes choses et je crois qu'on en a assez eu pour la journée...

A dans 50 ans au même endroit alors ! (enfin, d'après lui...)



Et toujours, d'autres photos ICI...
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Dimanche 30 juillet 2006 7 30 /07 /Juil /2006 15:27
Réveil à 6h du matin. Il fait frais, le soleil peine à se lever et nos sac sont bouclés. Allons prendre un café, grignotter un morceaux et payer. Faudrait pas rater le bus !

Sauf qu'il n'y a personne... "Cosette" n'est pas là, la patronne dort, son pote ronfle dans une pièce fermée et même la porte de l'auberge est fermée à clef... Super... Le temps passe, le gars ronfle tellement fort qu'il ne nous entend pas, la patronne fait de même quand Cathy va taper à sa porte. Finalement, la petite Cosette arrive juste à temps, nous payons et partons sans petit dej'. Derniers regards sur une ville et des paysages qui nous auront fait réver pendant 4 jours.

Voyage en bus dans le silence... Le brouillard est là, partout autour de nous. Nous avons bien fait de décider de ne pas faire la rando des gorges du saut du tigre. Un brin de regret tout de même, ça devait être une sacrée balade mais l'altitude nous a bien cassé et nous n'aurions pas pu faire sereinement 20 kilomètres par jours dans la montagne. Et puis avec ce brouillard, plus de regret du tout au final.

L'arrivée à Lijiang fut rude. Bien chargés, nous suivons les indications obtenues hier de la mère et de son fils pour éviter le quartier trop touristique et nous retrouver dans la vieille ville mais encore un peu protégée. But du jeu, trouver un toit !
Le premier arrêt nous propose des chambres hors de prix. Dommage, le cadre était agréable.
Le second petit hotel, nous offre une chambre pour 2/salle de bain/TV etc pour super cher (12€ la nuit, faut pas faire que déconner non plus). On papote 5 minutes pour savoir s'ils n'ont pas d'autres chambres avec dortoirs et salle de bain commune. Et là, elle nous dit (enfin, je comprends) : ah si on a des chambres "with ol' bathroom" !  "Old bathroom" ? qu'est-ce donc ? Discussion de sourd pendant 10 bonne minutes pour comprendre qu'il s'agit en fait de "without bathroom". ça parait surement évident dans le coin mais pour nous, il nous a fallu un petit temps pour comprendre qu'on pouvait louer des chambres sans salle de bain ni toilettes, même communes...
Le troisièmes est le bon (enfin surtout, nous n'aurons pas le courage d'en faire plus). Pas cher (3€) en dortoire de 4 (mais nous ne serons que 2 tout le temps) tenu par une famille sympa, communs très corrects (sauf après le passage d'une petite fille à gastro, mais je n'en dit pas plus, ça arrive à tout le monde).

Tatage de l'ambiance de la ville comme approche de premier jour. Comme à chaque fois, on est déçus, trop de monde, trop artificiel, trop de babioles-shops. Donc nous fuyons. On se perd alors dans plein de petites rues où nous sommes seuls. Comme à Zhongdian, une grande partie de la ville est en préparation pour accuillir encore plus de touriste. Chaque porte est un babiole-shops en puissance.

La ville pourrait être charmante avec tous ses canaux courrant entre les maisons. A l'origine, Lijiang a été construite autour de ses canaux, pour respecter l'harmonie de la nature. Maintenant, ces petits bras de rivières sont bétonnés ou pire créés pour faire plaisir aux touristes. Quelques uns tout de même gardent un brin d'authenticité.

Puis retour progressif à la civilisation, la marée humaine nous submerge progressivement. Faut pas nous brusquer nous. la foule, il faut qu'on y rentre à notre rythme pour arriver à l'accepter... Mais une fois qu'on est lancé, on devient généralement de bons touristes ! Lijiang est la ville des canaux et des lampions. Alors il faut slalommer entre le touriste chinois, le marchand en levant la tête pour éviter les lampions et en la baissant pour regarder où tu mets les pieds. Pas toujours facile...

Grosse déception sur le bruit de la ville et la marchandisation des minorités locales. Le bruit tout d'abord. Comme partout en Chine, le bruit est omniprésent mais encore plus dans les rues commerciales où les vendeurs et les restaurants se font concurrence. ça sera à celui qui fait le plus de bruit (sono, concert, karaoké dans la rue, sifflets etc) ou à celui qui mettra le plus de rabatteurs dans la rue qui vont te sauter dessus et t'agresser (physiquement) pour que tu lises leurs menus et pas celui du voisin...
Quant aux minorités. Alors qu'à Zhongdian, nous avions vu l'ensembel du village danser ensemble dans un sentiment d'appartenance à un groupe, ici, nous ne voyons que des gens payés par la ville ou les resto pour venir danser quelques minutes un geste répétitif. Décevant...

On finit la journée par un thé avec vue sur les toits de la ville puis retour de nuit à travers les touristes jusqu'à l'auberge, petite douche pour délasser nos pieds et hop, au lit !

Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Samedi 29 juillet 2006 6 29 /07 /Juil /2006 14:01
Dernière journée à Shangri-la (Zhongdian). On est un peu sur les rotules. L'altitude nous pèse, je commence à avoir une migraine tenace qui me fait souffrir à chaque fois que je bouge l'oeil gauche. ça fait une semaine qu'on galope partout. Une pause s'impose ! ça sera donc une journée de repos, tranquillou pour prendre son temps, profiter de l'ambiance de la ville, dessiner un peu, faire une lessive etc.

Dans la chambre d'à côté vivent une française et son fils de 16 ans. Elle a tout abandonné en France pour tenter sa chance dans le Yunnan dont elle est tombé amoureuse. Son fil la suit, un peu malgré lui. Dur vie pour un jeune loin de tous, obligé de vivre précairement pour des raisons d'argent qui commence à manquer, sans vrais amis... Cette femme nous a invité, le soir à manger avec elle. Elle connait pas mal de monde dans la ville et apparemment le truc ce soir serait un concert dans un restaurant qui vient d'ouvrir. Les informations sont un peu floues mais on est partant bien sûr !

Pour l'instant, il faut régler le problème des billets de bus pour le lendemain matin, direction Lijiang. Nous traversons la ville à pieds en suivant le plan du Lonely Planet. Il est tellement bien fait que la gare routière ne se trouve pas du tout là où elle est indiquée sur le plan et il nous faudra demander plusieurs fois notre chemin pour finir par la trouver. Sans trop de problème nous achetons nos billets et revenons vers la ville en passant par les petites rues et un marché où Cathy découvre sa première boucherie chinoise...

La journée se passe sans problème. Nous voulons régler l'auberge parce que demain nous comptons partir tôt, mais la patronne nous dit qu'on fera plus tard... Demain... Soit. Nous lui reprécisons l'heure à laquelle nous souhaitons notre petit dej'. "Pas de problème, il y aura quelqu'un pour s'occuper de vous. Là, elle veut parler de "Cosette", c'est ainsi que nous l'avons surnommée, la petite bonne à tout faire, qui se tape toutes les corvées seules pendant que les patrons (nes) picolent et discutent au soleil.

Arrive le soir et l'invitation au resto. En fait, il nous faudra manger avant parce que nous nous étions mal compris. Puis nous partons vers ce resto. Là, une petite dame charmante nous accueille à bras ouvert. Elle est déjà en train d'offrir un festin à tout un groupe de français à l'intérieur mais nous installe sur la terrasse et nous fait apporter du thé haut de gamme, des fruits et des sucreries. Puis elle prend le temps de venir discuter un peu avec nous. Et "oh mais oui, le thé, ce n'est pas suffisant ! Vous voulez du vin ?" Et en avant pour un petit rouge pas dégueu !  Et qu'est-ce qui va bien avec le vin ?? Du fromage bien sûr !!

Deux minutes plus tard, une grande assiette de fromage de yack (!!!) nous arrive sur la table avec un gros pot de sucre à côté. Toute contente, elle nous montre comment manger ce met et submerge un morceau de fromage sous une montagne de sucre. "C'est un peu amer sinon" qu'elle nous dit. Wahou ! Tu m'étonnes que c'est amer et fort !! Cathy tente une première bouchée et craque au milieu de la seconde. Trop c'est trop !  Moi je fais le malin en me préparant pour déconner un gros bout juste au moment où la petite dame revient. Et voilà bien fait pour toi Bilou ! Maintenant il faut lui faire honneur à ton gros morceau de sucre fromage. Et avec le sourire bien sûr !! Bon finalement, c'est assez bon mais vraiment fort en goût. Bien aidé par le jeune, nous ne mangerons pas plus que la moitié de l'assiette, ce qui est un bel exploit tout de même !

Puis nous rentrons à l'intérieur, visite guidée par la patronne. C'est chaleureux, boisé, très agréable. On est pas bien là ? Les musiciens s'intallent, la patronne nous annonce que c'est open bar chez elle mais nous trouvons que nous avons déjà pas mal profité son hospitalité alors nous resterons sobres. Concert de musique tibétaine dans la pénombre tous autour du poele traditionnel. Quel moment...
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 06:36
Après avoir découvert la lamaserie hier et motivés par une nouvelle nuit fraîche aux odeurs enivrantes de bouc malade ou de yack en rut (j'exagère, l'odeur était tout à fait agréable), nous sommes emportés par une envie de liberté, de grands espaces, d'encore plus de sensations et d'éblousissement des sens. Au programme de la journée, une balade au lac Bita (Bita Hai), des sources chaudes et un temple bouddiste.

Accompagnés par le réveil des babioles shops qui ouvrent leurs devantures, nous déjeunons au soleil levant sur la place principale d'une petite galette (un brin fade), d'un genre de churos fris (bien gras) et d'un jus d'orange (en bouteille). La journée s'annonce bien même si de mon côté j'ai quelques doutes. Pour avoir déjà fait du tourisme à la chinoise, j'ai un peu peur de tomber sur un lac blindé de petits chinois sous leur parapluie anti-soleil, avec des vendeurs de brochettes et de t-shirts partout et des gamins qui courent en faisant du bruit avec des sifflers sensé imiter le bruit des oiseaux. M'enfin, on verra bien.

Premier problème à résoudre : y aller !! On nous a dit d'aller à un certain carrefour où nous devrions trouver sans problème une tripoté de mini-bus qui nous proposeront tous de nous y amener. Soit. Sauf qu'au fameux carrefour, il n'y a que 2-3 mini-bus sans chauffeur... Pas glop. La solution, faire son touriste !!  Facile, on se place au milieu de la rue, on déplie sa carte, on sort tous les guides que nous avons et on fait ceux qui sont perdus. ça ne rate pas, 4 secondes et un gars dans un 4*4 nous hèle. Nous on voulait un mini-bus pourri facile à marchander et pas de pot, c'est un beau 4*4. la négociation s'annonce mal. Surtout qu'on veut être sûr qu'il nous embarquera pour toute la journée et pas seulement pour faire l'aller... Dans mon très bon chinois "courant", aidé de Cathy qui malgré toute sa meilleure volonté (je tiens à préciser qu'au bout de 3 jours, elle arrivait déjà à marchander et à commander de la bouffe toute seule en utilisant la 20taine de mots qu'elle venait d'apprendre, Bravo !) nous tentons une explication... Bon finalement, au bout de 10 minutes, il nous prend par la main pour nous emmener dans un bar où une serveuse parle anglais, ça ira beaucoup plus vite :-)

En route ! On lui avait bien dit : tu nous fais dans l'ordre le temple, les sources chaudes, l'arche calcaire et le lac. Au final, il nous dépose en premier au lac. ça doit être dans ce sens là que le font les "vrais" touristes... Va pour le lac. Mais avant d'y arriver, il faut prendre un bus pour rentrer dans la réserve naturelle et l'atteindre (et aussi bien sur payer un droit d'entrée).

Le bus nous dépose à 3700m d'altitude, au milieu des vaches, au bout d'un ponton en bois pénétrant dans une vallée verdoyante. Nous sommes agréablement surpris, même si le ponton fait très balade chinoise où il ne faut surtout pas sortir du chemin tracé, il n'y a pas trop de monde et nous avançons dans la vallée jusqu'au lac. Nous ne sommes plus en Chine mais dans un paysage mitigé entre Canada et Suisse. Première approche, balade en bateau sur le lac. 20 minutes et 150 photos plus tard, nous sommes de retour sur notre ponton qui maintenant fait le tour du lac. Comme c'est midi, il est complètement désert, nous avons le lac pour nous. Très bon moment, juste ce qu'il nous fallait. Du calme, de l'air, de la nature, du soleil, du sable à ramasser... Bonheur et plénitude...

Dans le bus de retour, nous avons sauvé une mamie au bord du malaise à cause de l'altitude. Elle n'avait pas du vouloir prendre une des bombones d'oxygène vendu à l'entrée et nous faisait un concour de la chinoise la plus blanche du Yunnan. Je propose ma bouteille d'eau, d'abord refusée par gène parce que nous sommes des étrangers, puis finalement redemandée en urgence. une mamie sauvée, ça valait bien un petit sacrifice de 2 kuais...

On reprend le bus en direction d'un pont naturel, une arche calcaire indiquée sur notre guide. Finalement on nous dépose aux sources chaudes mais comme les choses sont bien faites (et les guides à reprendre complètement) l'arche enjambe les sources. Et là, c'est un peu tout pourri. L'arche n'est pas si impresionnante et les sources sont en fait une grosse piscine au bord de laquelle les chinois mangent des brochettes en crachant dans l'eau. On nous dit qu'on a le droit de payer pour se baigner et que si on n'a pas prévu de maillot, on peut aussi en acheter à l'intérieur. Ben euh comment dire... Et si on allait juste à l'intérieur sans payer pour prendre quelques photos ?

Mais il se fait tard et on apprend de source chaude sûre par le copain du chauffeur qui est mafieux dans le tourisme que le temple Da Bao (Da Bao Si) ferme assez tôt. Aller on se tire ailleurs comme on dit au Sénégal (wahou au niveau humour, je suis au top ce soir !). Sur la route, le retour est long et au moment de tourné vers le temple, le chauffeur se retourne vers nous pour s'assurer que malgré l'heure on a toujours bien envie d'aller au temple. Evidement ! Tourne à gauche et fonce ! 20 secondes après, on comprend pourquoi il avait pas trop envie d'y aller. la route goudronnée disparait et un champs de nid de poules (trous d'obus ?) s'offre à nous. Je ne sais pas combien de temps le trajet à durer. 20, 30, 40 minutes ? Un enfer pour nos fesses et les amortisseurs. ça n'en fini plus, on ne voit pas le temps arriver. Finalement après 3 villages, 4 collines, une rivière et 12 champs à yacks, il nous dépose au pied d'un escalier qui grimpe une colline dans les bois... A part une môman cochon qui cherche à m'aguicher, il n'y a personne...

En haut des marches, un temple (?), une batisse toute miteuse nous offre ses portes closes. Bien élevés, on se faufile à travers poules et chèvres en liberté et on frappe mais pas de réponse. Les animaux ont été donné en offrande au temple mais comme les moines ne peuvent pas faire de mal à tout être vivant, ils les laissent en liberté autour du temple. Il y en a partout !! Je tiens à préciser pour rassurer nos chères mères respectives que nous sommes évidement restés très très loin de ses bestioles de malheur qui vous filent la grippe à bières et autres MST de légionaires.

Mais nous ne sommes pas venus pour rien et les 100 marches que nous nous sommes tapés pour venir jusque là nous incitent à faire le tour du temple. Et c'est un autre monde qui s'ouvre à nous. Cachée par ce temple décrépit, la forêt autour est en faite saturée de drapeaux à prières et de pierres taillées. C'est spendide !! Nous resterons là une bonne demie-heure, la tête courbée sous ce ciel coloré, accompagnés par les chèvres et le silence. Troublée, les yeux dans ses rêves Cathy se fera surprendre par une biquette qui voyant une petite boule rouge pendre de son sac essayera de lui bouffer, abimant ainsi son tout noueau sac âprement marchandé la veille.

Je dois dire que je n'ai pas de souvenir du retour sur la route en vrac. Mon esprit est resté quelques heures de plus dans cette forêt... Un brin de nostalgie, un amour naissant, je sais que loin de moi, tu es triste... M'enfin, blague à part, je me suis presque laissé prendre au mysticisme des lieux finalement... Serait-ce un signe pour la suite de notre aventure ?


Plein d'autres photos de la journée sont ICI
 
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Jeudi 27 juillet 2006 4 27 /07 /Juil /2006 06:42

Première vraie journée à Shangri-la. La nuit fût à la fois fraîche dans la chambre et chaude sous la couette (Alors, heureuse ?  :-)  ). Le plus dur aura sûrement été la "literie" en bois… Moi, je suis un peu habitué car mon lit à Shanghai n’est pas ce qu’il y a de plus moelleux mais je pense que Cathy a un peu souffert. Entre deux gorgées de café, l’œil ensommeillé, elle me confira sa recette de pâté impérial "tu prends ta couette et tu te roules dedans comme ça tu as de la couette partout autour et c’est plus moelleux".

La "veille ville" de Zhongdian, presque entièrement refaite pour les touristes n’est pas très grande et on en a vite fait 4 fois le tour dans la matinée avec à nouveau la visite de tous les babioles shops déjà entrevus la veille. Cathy se fait presque arracher le bras par une mamie en costume traditionnel qu’elle vient de prendre en photo. La mamie, plutôt contente en fait et pas du tout belliqueuse, voulait simplement se voir et montrer sa bobine aux copines

Autour de ce centre touristique, on trouve une nouvelle ville à touristes en construction qui devrait doubler la superficie de l’actuelle vieille ville dans les deux ans à venir et de l’autre, la partie récente de Shangri-la avec son béton, sa pollution, ses camions et ses vélos, comme toute bonne cité chinoise qui se respecte.

Cette dernière partie ne nous intéresse pas et il y a trop de monde dans le coin à babioles alors nous préférons grimper dans les ruelles qui surplombent le tout. Première vision de la vie à la campagne. Maisons en torchis délabrées, animaux courant partout, hygiène plus que douteuse… Mais nous sommes aux anges. C’est un nouveau monde qui s’ouvre à nous. Des couleurs, des paysages, des sensations rêvés depuis des années…

L’après-midi sera consacrée à la visite de la grande lamaserie au nord de la ville. Pour y accéder, un petit tour dans un bus cassé de partout, le sol est percé, l’ouverture "automatique" des portes se fait en tirant sur une ficelle, en cours de route le chauffeur ouvrira une soute à sa droite donnant directement sur le moteur pour y rajouter de l’eau. Un grand moment ! Mais on arrive et c’est l’essentiel. C’est superbe !!

Sous un grand ciel bleu et un soleil éclatant à cette altitude (3300m) la lamaserie est éclatante. Quelles couleurs ! Des murs blancs et ocres, des toits gris, terre de sienne brulée et dorés. L’édifice est composé d’une multitude de temples. Il faut se perdre un peu pour les voir tous. Certains rénovés en côtoient d’autres plus anciens en piteux état. Une partie de la lamaserie n’est qu’une ruine où les murs calcinés par d’anciens incendies sont les seules traces restantes.

Quelques moines de tous âges circulent ou travaillent au milieu de tout cela. A certaines heures de prières, ce sont des centaines de moines qui se dirigent en masse vers les temples mais nous n’auront pas l’occasion de voir ce spectacle. Par contre, nous aurons été quasiment seuls toute l'après midi, de quoi profiter du silence, aller où l'on veut... Nous nous sommes d'ailleurs un peu perdus dans un des temples et poussés par notre envie d'atteindre le Nirvana, nous aurons fini sur le toit après une grimpette d'échelle hasardeuse. Un très bon moment.

A l'intérieur des temples j'ai trouvé ça globalement crade. Pas une saleté "poubelle avec déchet partout" mais une impression de poussière, d'objets pas déplacés depuis la mort du Bouddha, le tout accentué par les inombrables écharpes en soie accrochées partout et qui s'éfilochent et font tout de suite sales avant même de les avoir achetées. Mais sinon, l'ambiance est fantastique et ça reste plein de couleurs.

La visite se termine par un orage nous tournant autour. Le ciel gris et la lumière rasante rendent l’endroit encore plus extraordinaire. Il est l’heure de rentrer, un poêle et un thé bien chaud nous attendent en ville pour affronter la fraîcheur de la soirée.


J'ai mis une cinquantaine de nouvelles photos en ligne mais n'ai pas voulu trop alourdir le texte en les plaçant toutes en lien. Allez donc vous balader ici pour les découvrir.
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 15:48
Quelques petits mots sur notre quotidien dans le Yunnan (par Cathy) :

J’ai découvert le thé noir du Yunnan, communément baptisé par nos soins : la bouse de vache. Je ne sais pas quel est le secret de préparation de ce thé (et je ne veux pas savoir pour épargner mon estomac de toute émotion…) mais il en existe différentes catégories qui ont toutes en commun cette odeur de « cul de vache » (dixit Bilou qui a l’air de s’y connaître en odeurs de la ferme) plus ou moins accentuée. Cependant, je rassure tout de suite le lecteur, le goût n’a rien à voir avec la fragance. Je suis aventurière à mes heures perdues mais il ne faut pas exagérer non plus !
Le seul (et je dis bien le SEUL pour clouer le bec aux éventuels petits rigolos qui auraient des idées mal placées) moyen de se réchauffer le soir est d’en boire des litres et c’est ce que nous faisions, collés au seul et unique poële de l’auberge dans laquelle nous logions.

Mais puisque j’en suis à parler des odeurs, je vais faire une petite parenthèse à ce sujet, parce que c’est un fait assez marquant de ce voyage en Chine. Sans vouloir généraliser et en me basant sur ma toute petite expérience dans ce vaste pays, je me permets de déclarer que la Chine pue. Les premiers jours, ça surprend puis on s’y habitue. A tel point qu’un matin, à moitié endormie, le nez au dessus de mon petit dejeuner (pour une fois on en prenait un... mais j’en parlerai plus tard), j’ai déclaré avec la délicatesse qui me caractérise (ceux et celles qui me connaissent vont tout à fait reconnaitre mon style) au pauvre Bilou qui n’était pas mieux que moi (elle est un peu longue ma phrase...) : « tu sais je réalise une chose, c’est que finalement on s’habitue à tout, y compris à l’odeur de la merde au petit déjeuner ». cette odeur, ne venait pas de nos assiettes (ouf !), mais des WC juste à côté. Charmant non ?

Je vais maintenant rebondir sur notre « alimentation »... le terme est mis entre guillemets non pas parceque la qualité est remise en cause mais plutôt la quantité. Les chinois mangent beaucoup contrairement au vieux dicton que nous avons tous entendu quand nous étions petits et que nous ne voulions pas manger les choux de bruxelles qui refroidissaient dans nos assiettes, je cite : « pense aux petits chinois qui meurent de faim ». Les autochtones donc ... mangent tous plein de plats et de mets variés... pas de problème ! Non, le seul problème vient en fait du Bilou. Je ne sais pas quelle est cette nouvelle lubie mais Monsieur ne mange plus alors quand on voyage avec lui, on ne mange pas non plus..... Il avait commencé à me faire le coup sur la muraille de Chine mais ça ne m’avait pas mis la puce à l’oreille... Quelle naive j’ai fait ! Voici nos menus quotidiens au cours de notre séjour à Zhongdian :
- Matin : café (du Yunnan ! il y a autant à boire qu’à manger) et une sorte de « churros » cuit dans l’huile acheté sur la place du marché
- Midi : UNE galette à rien, UNE pomme de terre au piment et les jours fastes un épis de mais (les rations sont indiquées pour deux personnes)
- Soir : Riz au Yack ou au poulet ou vermicelles de pommes de terre…

Je vais oser, pour montrer que j’assume complètement mes actes et paroles, publier ici une phrase que j’ai eu le malheur de prononcer et qui a alimenté pendant des semaines les moqueries fourbes de Mr le Bilou : « Ici, les gens mangent beaucoup de pommes de terre, en effet, il y a plein de champs de pommes de terre dans la campagne ». Je sais que ma phrase est complètement dénuée d’intérêt et qu’elle est digne d’une bécasse ! et alors ? 1) elle montre que je sais reconnaître des pommes de terre dans la nature, 2) elle est pertinente dans le sens où elle donne une information concernant les habitudes culinaires des habitants du Yunnan. C’est quand même mieux que les « ah ! c’est énorme » ou encore « Oh ! cet endroit est intéressant » que mon compagnon de route égrénait à longueur de journée ! Tu parles d’une conversation !!!! Bon je ferme la parenthèse …

Mesdemoiselles, je vous recommande donc chaudement de partir en voyage avec le Bilou si vous avez quelques kg à perdre ! Avec moi, le traitement a été efficace, comme dirait la pub : c’est testé et approuvé
!


Droit de réponse :
Bon ok, j'avoue que je mange pas beaucoup beaucoup. Mon estomac, gavé de bouffe chinoise où tu perds 40 minutes par bouchée à faire le tri des arrêtes du poisson ou des os du poulet broyés par la hachette du cuisto, a un peu rétréci et je me contente de peu. N'empêche que la demoiselle, elle râle mais elle était bien contente d'avoir un peu perdu !

Et puis le Bilou, il est peut-être un rien affameur mais c'est aussi lui qui fini les plats de racines bizarres ou de fromage de yack quand la demoiselle sent que son estomac ne va tenir mais qu'il faut faire bonne figure quand on est invité, qui porte son sac quand il faut courrir dans les aéroports, qui offre son assiette en échange de la sienne parce que la commande ne correspond finalement pas à ce qu'elle voulait ou qui lave sa serviette parce qu'elle trouve qu'elle ne sent pas bon mais qu'elle a la flemme de la laver... Alors oui Mesdemoiselle, n'hésitez plus, partez avec le Bilou, j'ouvre une liste, inscrivez vous, vous ne devriez pas trop être déçues  :-) 
Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Mercredi 26 juillet 2006 3 26 /07 /Juil /2006 07:11

Aujourd'hui, récit cumulé de nos impressions, la trame est écrite par Cathy, complétée par mes soins :


Ah ! Enfin le Yunnan…. Le voyage depuis Pékin a pris une journée complète en avion avec une escale à Kunming au milieu. Dire que nous avons failli ne pas faire le trajet du tout….

Emotion non prévue au départ : notre vol Beijing-Kunming a 3h de retard ce qui signifie que nous arriverons 2h après le décollage de notre correspondance Kunming-Zhongdian (appelée aussi Shangri-la ou encore Diqing…) ! Hum… ça commence bien ! On se fait prendre en main par un gars de China Eastern qui nous dit qu'il a peut-être un autre vol à 12h30 et qu'il nous met en liste d'attente. A 12h01, il nous fait signe et nous ordonne sèchement "Follow this guy ! Quick ! Quick !". Notre chariot s'affole alors et nous le suivons dans l'aéroport.


Finalement nous arrivons à nous faire enregistrer sur un vol China Airlines, un quart d’heure avant le départ de celui ci. Abandon du chariot, mise à dos de nos gros sacs, que nous n’avions pas mis en soute (super sécurité, Cathy avait des ciseaux et autres objets dangereux dans son sac mais ça n’a posé aucun problème), et traversée en courant (Cathy : ça tombait bien j’avais encore mal aux jambes) de tout l’aéroport. Nous sommes arrivés les derniers dans l’avion, les portes se sont fermées juste derrière nous et le temps de rejoindre nos places tout au fond de l'appareil et de caser nos sacs où nous pouvions, nous avons été l'attraction pendant 5 bonnes minutes... Qu'importe, nous sommes partis !


Arrivés à Kunming, on se retrouve bien ennuyés avec nos bagages et nos billets griffonés et post-ités de partout à cause du premier vol. Que doit-on faire ? Se retaper tout l'enregistrement ou simplement transiter. On opte pour l'option on fait les neuneus, on transite et on demande à un brave chinois. Brave mais perdu. Il use les piles de son talkie-walkie, nous place dans une salle d'attente pendant 15 minutes sans plus d'explications puis nous refile à une collègue qui nous sert de guide à travers l'aéroport jusqu'à la nouvelle porte d'embarquement.


C’est donc après une bonne journée de stress et lessivés que nous avons atterri dans un tout petit aéroport au milieu des montagnes et rien d’autre. 20 petits degrés et ciel dégagé, calme : le bonheur. Evidemment, devant l’aéroport, pas de taxis, ça aurait été trop simple ! Que des voitures normales avec des personnes proposant leurs services pour vous emmener en ville. Les prix étaient bien entendu déterminés à partir de la couleur du client. Hou ! Ça sent l’arnaque !!!! Finalement, et je n’ai toujours pas compris pourquoi, deux chinois qui venaient d’arriver par le même vol, nous ont proposé du co-voiturage à un tarif plus que raisonnable. Le chauffeur était furax. Sur le trajet jusqu’en ville, l’émerveillement a commencé. Des paysages de campagne superbes, parsemés de grandes fermes blanches. Première surprise : les chinois qui étaient avec nous ont demandé à Cathy si elle était indienne… : « Non ! Moi visage pale : faguo !!! ». Cette question sera la première d’une longue liste pendant le séjour et aussi de nombre de regards de chinois perplexes sur ses origines…


L’arrivée sur Zhongdian, nous a un peu angoissés, la ville moderne est moche comme toute ville moderne qui se respecte… par contre, le cœur qui est resté dans le style traditionnel est absolument magnifique. C’est une ville dans le plus pur style tibétain avec des ruelles pavées (au mieux), des maisons en bois et des habitants en tenues traditionnelles de leurs ethnies. Whaw !!!! On ne sait plus où donner de la tête et des yeux. C’est un vrai village de montagne, on kiffe grave !!! Ça sent le bois coupé, le feu de bois, la ferme … l’idée, c’est que même à l’intérieur des habitations, cette odeur existe ajoutée à un vieux relent de lait.


On ressent quand même le début de l’essor du tourisme, beaucoup de maisons sont en restauration, les petites boutiques fleurissent partout. A en croire des touristes français que nous avons rencontrés et qui venaient du sud de la région, Zhongdian vit sans doute ses dernières heures d’authenticité avant l’invasion du tourisme à la chinoise. Nous verrons donc l’évolution de cette ville en continuant notre voyage vers le sud. Pour le moment, on en profite, on fait les boutiques. Nous adopterons ce rythme pour toutes nos autres étapes. Premier jour, approche de la ville et babioles shop, après, on fuit le monde !!


Première soirée dans le Yunnan : bon mal de crâne à cause de l’altitude (on est quand même à 3300m alors marcher ou parler, il faut choisir !!!). Premier repas dans un resto typique. Petit thé au chaud face au poele (et oui, on est fin juillet, nous sommes en polaire et le feu n'est pas de trop) et diner à base de Yack. Gros dodo dans une chambre à 10°C sur une planche et couverts d’une couette aplatissante. Tu crois que tu vas avoir froid et en fait, elle est tellement lourde que tu peux plus bouger une fois dessous.


Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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Mardi 25 juillet 2006 2 25 /07 /Juil /2006 07:13

Beijing jour 4, récit de Cathy, découverte des Hutongs et balade dans la ville.

Et plein d'images pour illustrer tout ça !


Dernier jour dans cette ville et nous avons choisi (on n’a pas eu le choix en fait… nous étions sur les rotules !) de lever le pied. Au programme : le matin les Hutongs et l’après midi la lamasserie de Pékin (c’est déjà pas mal !).

Ce qui la veille nous était apparu comme étant une aventure périlleuse s’est transformé rapidement en routine : nous avons passé la journée dans le métro ! L’avantage c’est qu’au moins aucun chauffeur de taxi n’a pu essayer de nous tuer !

C’est donc après une nuit courte que nous devons aux plaisirs des auberges de jeunesse, que nous avons pris la direction des Hutongs sous un ciel bien gris. Littéralement, mon traducteur de chinois (Seb), m’a dit que ce terme signifiait « ruelle ». Il s’agit en fait des vieux quartiers de la ville qui sont en voie de disparition, lentement grignotés par les constructions modernes.

Au delà d’une vieille ville, en réalité, c’est un autre monde (encore un !) et un autre temps. Comme pour les autres sites que nous avons visité, il suffit de traverser une grosse rue pour se retrouver dans une ambiance calme, coupée du brouhaha de la ville moderne.

Ces ruelles serpentent entre de petites maisons traditionnelles grises. Les habitations semblent vétustes, avec des petits airs de cage à poule : pas d’eau courante, sol dans un sale état et détritus en plein milieu de la rue, jetés par les fenêtres. Les toilettes publics, qui se repèrent facilement à l’odeur (pas besoin de savoir lire le chinois), servent de salle de bain et WC aux habitants de ce quartier. Une fois la surprise passée et le nez habitué aux effluves raffinées, on découvre les gens. Ils vivent dehors : le boucher coupe sa viande quasiment à même le sol, quelques mètres plus loin une jeune fille se lave les cheveux dans une bassine sur le même trottoir, encore un peu plus loin on tombe sur deux mamies en pyjama qui papotent sur le pas de leur porte, non loin d’un gros tas de déchets…j’aimerais dire que j’exagère et que j’ai un regard de petite parisienne qui a besoin de ses 4 douches par jour et de désinfecter tout ce qu’elle mange… c’est pourtant ce que j’ai vu !

Malgré ces conditions de vie pour le moins misérables, ces habitants ne veulent pas quitter leurs maisons et leur vieux quartier, toute leur histoire est là ! je pense que malheureusement le gouvernement ne leur laissera pas le choix. Déjà quand on s’élève un peu et qu’on observe cette petite enclave, on voit des parties détruites, des tentes militaires qui donnent une impression de camps de réfugiés… et à quelques mètres de là, les grues commencent leur boulot pour ériger une grosse tour à la place.

J’ai été très impressionnée par ce quartier, je lui ai trouvé un charme triste mais un charme quand même !

En plein milieu des Hutongs se dressent deux tours de l’époque Mongole (XIIIième siècle si je ne me trompe pas) : celle de la Cloche et en face celle des Tambours. Evidemment, à part une cloche et des tambours, qu’est ce qu’on trouve dans ces tours ???? DES ESCALIERS !!!! (Petit zoom) Elle est là la torture chinoise : dans les escaliers !!!!

Bref, point de vue magnifique quand même et vu d’en haut, la destructions des vieux quartiers au profit du progrès sont frappants.

Après un repas très très très très très très très épicé nous nous sommes dirigés vers la lamasserie de Pékin. La première lamasserie de toute ma vie… séquence émotion ! (je tiens à préciser pour les personnes comme ma mère, que c’est un lieux de culte et non une ménagerie). Je ne vais pas m’amuser à la décrire, les photos parleront d’elles même.

Notre journée s’est terminée sous des torrents de flotte …


Je reprends la main pour compléter ce récit de quelques lignes. La lamasserie (Yung He Gong) est située au nord-est de la Cité Interdite. Comme nous étions dans la coin, nous avons décidé de faire un petit détour par là (en vrai, Cathy était prête à me faire un caprice si on y allait pas).
A l'entrée, pas de ticket classique mais un mini-CD !! Trop tendance les lamas ! On se dit chouette, un peu de musique tibétaine, ça nous fera des souvenirs pour se souvenir de tout ce qu'on est sensé voir dans quelques jours au Yunnan.
De retour à Shanghai, je me suis jeté dessus, prêt à me replongé dans la zen attitude. C'était sans compter que les lamas de pékin sont aussi chinois avant tout et qu'ils ont une autre façon d'envisager le tourisme et les souvenirs. Donc pas de musique sur le CD, simplement une visite en chinois du site. L'image date au moins du début des années 80 et la qualité ne vaut même pas celle de votre meilleure cassette VHS que vous avez regardé 728 fois et dont l'image est devenue, à force, aussi pourrie que le son. Belle déception... Par un bel effet de la technologie, le film est passé en boucle alors sans faire gaffe, je l'ai regardé 2 fois...
Voilà pour l'anecdote et voilà pour les photos :
Le temple : Ph1, Ph2, Ph3, Ph4, Ph5, Ph6, Ph7
Les thuriféraires : Th1, Th2, Th3, Th4

Par Sébastien - Publié dans : Beijing-Yunnan
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